Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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mardi 14 août 2012

Pour une anthropologie de Paris

Ethnologie française Vol. 42 N° 3 Juillet 2012
Le Paris des ethnologues - Des lieux, des hommes  
Paris, PUF, 2012. 200 pages, 21 x 27 cm, broché. 

Alors que l'histoire nationale est marquée par la prégnance politique et culturelle de la capitale, il a fallu attendre le développement de l'anthropologie urbaine pour que Paris devienne un terrain d'exploration pour les ethnologues. D'abord centrés sur la transformation de ses quartiers, l'installation des migrants ou les activités industrielles et artisanales, les travaux se sont ensuite orientés vers ses lieux emblématiques, hauts sites politiques, financiers ou touristiques. Paris était alors plutôt pris pour cadre que pour cible de la recherche, et l'ethnologie de Paris était principalement une ethnologie dans Paris.

Ville festive, ville mythique, ville patrimoniale, c'est à ce Paris-là qu'est consacré ce numéro. L'ethnographe y passe et repasse et, à petits pas, se nourrit des micro-espaces géographiques ou sociaux qui font la capitale. Il s'intéresse aux manières d'occuper la ville, d'y vivre, comme à la façon dont les populations s'y croisent. Il traite ainsi d'un Paris incarné par des lieux souvent chargés d'histoire, mais qui sont aussi ceux de la vie ordinaire et culturelle des Parisiens ou des gens de passage.

Lieux d'habitation : un immeuble haussmannien, des squats, des résidences secondaires, des ateliers-boutiques. Lieux de consommation et de distraction : un grand magasin, un bistrot, des dancings, le Moulin Rouge. Lieux de balade et de recueillement : des jardins et des squares, le cimetière du Père-Lachaise. Lieux de culture : la tour Eiffel, le Louvre et sa pyramide. Lieux de circulation enfin, avec les Halles et la gare du Nord. Tous contribuent à leur manière à la "fabrique de Paris".


Commande 20 € 

jeudi 2 août 2012

Le voyage par écrit, entre tourisme et littérature

Stéphane Courant 
Approche anthropologique des écritures de voyage - Du carnet à la correspondance, petit inventaire des productions scripturales de la fin du XXe siècle au début du XXIe siècle 
Paris, L'Harmattan, 2012. 316 pages, 16 x 24 cm, broché. 

Ce livre offre un regard transversal sur les écritures de voyage. Appuyant son argumentation sur une approche anthropologique, l'auteur nous propose un inventaire de ces productions scripturales que de nombreux voyageurs réalisent le long de leur itinérance. Deux axes sont ainsi présentés : d'un côté un ensemble d'écritures, de traces et de marques réalisé pendant le voyage - carnets, livres d'or, graffitis, tatouages, blogs -, de l'autre une écriture singulière, une écriture de l'après-voyage, celle de la correspondance avec les célèbres guides de Lonely Planet.

Cet ouvrage se situe entre deux terrains de l'anthropologie - tourisme et écriture - et permet de révéler les diverses raisons et fonctions graphiques des écritures de voyage. Il interroge sur le passage de ces écritures ludiques et désinvoltes à une écriture sur soi révélant tout autant les représentations de voyage que les nécessités de cette rencontre avec soi et avec l'autre.

Stéphane Courant, diplômé de l'EHESS, est anthropologue. Il est membre associé au LISST - Centre d'anthropologie sociale de Toulouse. Chargé de cours dans diverses institutions, il développe ses axes de recherche essentiellement sur les questions relatives aux rencontres culturelles, à l'écriture et plus largement aux multiples formes initiatiques participant aux constructions identitaires.

Commande 32,50 € 30,87 €

mardi 24 juillet 2012

"La véritable mobilité consiste à aller à l’écoute de l’autre."

Augé, Marc
Pour une anthropologie de la mobilité
Paris, Payot, 2012. 107 pages, 11 x 17 cm, broché.

Synthèse de nombreuses années de travail sur le terrain.

« Notre monde occidentalisé, boosté au cocktail des connaissances, des technologies et du marché, est-il aussi transparent et fluide qu’il paraît […]. La mobilité allègre et pressée de ces voyageurs qui gomment les frontières ignore en réalité bien des assignations à résidence. Les vertiges d’une mondialisation accomplie recouvrent bien des inégalités et des fragmentations sauvages, tels ces murs de la honte entre quartiers riches et banlieues dites « difficiles ». Pis, en voulant imposer aux autres leurs lois expansionnistes, les prosélytes de la démocratie « humanitaire » inoculent bien plus de replis xénophobes qu’ils n’en guérissent. Les frontières entre les hommes et les cultures se déplacent sans cesse, mais elles ne s’effacent pas, c’est pourquoi la véritable mobilité consiste à aller à l’écoute de l’autre. »

Commande 6,00 €

mardi 27 mars 2012

L'Homme face au changement climatique

Jean-François Berger
Des climats et des hommes
Paris, La Découverte, 2012. 496 pages, 13,5 x 22 cm, broché.

Les changements climatiques ont-ils favorisé le peuplement de la planète ? À quelle époque le Sahara s'est-il désertifié ? Comment les civilisations de l'Antiquité se sont-elles adaptées aux crises climatiques ? Pourquoi l'agriculture a-t-elle été possible au Groenland pendant le haut Moyen Âge ? Que nous apprennent les dates des vendanges, la récession des glaciers ou la variation des cernes de croissance des arbres à travers les siècles ? Comment les hommes se sont-ils adaptés aux fluctuations incessantes du climat ? Dans cet ouvrage, climatologues, glaciologues, archéologues et historiens confrontent leurs travaux pour ébaucher une histoire du climat sur plusieurs millions d'années et appréhender les effets, parfois favorables et souvent dramatiques, des variations climatiques sur les sociétés humaines. Alors qu'aujourd'hui l'action de l'homme modifie radicalement l'environnement, la connaissance des climats du passé éclaire l'analyse des rapides changements en cours et nous aide à aborder avec lucidité les conséquences des bouleversements climatiques à venir.

SOMMAIRE
- Rythmes climatiques et peuplement de la terre
- Des derniers chasseurs-cueilleurs aux premiers paysans du néolithique
- De l'âge de bronze au moyen âge
- Le petit optimum médiéval et le petit âge glaciaire en Europe
- Le réchauffement climatique récent et ses conséquences

Jean-François Berger est géoarchéologue au CNRS, spécialiste des paléoenvironnements et des interactions entre sociétés et milieux. Il enseigne les géosciences de l'environnement à l'université Lyon-2.

Collection: Recherches

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30 € > 28,50€

jeudi 16 juin 2011

Essai sur le tourisme mettant le voyageur au coeur de la réflexion

Jean-Didier Urbain
L'Envie du Monde
Paris, Bréal, 2011. 269 pages, 15 x 23 cm, broché. - 9782749530444

Jean-Didier Urbain, anthropologue, professeur à l'université Paris-Descartes, met au coeur de sa réflexion sur le tourisme le sujet voyageur, dans un essai anthropologique original.
En effet, loin d'être une étude sur le développement commercial du tourisme ou ses ramifications et impacts, l'auteur place le voyageur au centre de sa réflexion et étudie l'hétérogénéité des usages du voyage de tourisme dans le temps, dans l'espace, ainsi que dans son rapport à l'autre.
Le touriste est ici affirmé comme acteur, dont l'envie du monde, plurielle et changeante, est une réaction à un état social qui entraîne la transformation du monde, sa revalorisation, son augmentation de patrimoine, et donc son sens.

Sommaire : Préambule : Tropismes - Les réalités de la réalité. I - Le tourisme, un symptôme ? - Brève histoire d'un syndrome. II - Espaces et usages - La spécialisation des territoires. III - La diversification des pratiques. - Vacances, voyages et tourisme. IV - Perspectives et prospectives. - Des "tendances lourdes" en quète de légèreté. V - Quels horizons ? - Les trois ou quatre désirs capitaux. VI - Le big-bang du patrimoine ? - Un univers en expansion. Epilogue : mise en tourisme, mise en intrigue...

Commander 19,90 € > 18,90€

lundi 16 mai 2011

Cuba au quotidien

Sous la direction de Vinsent Bloch & Philippe Létrilliart
Cuba. Un régime au quotidien
Paris, Choiseul, 2011. 221 pages, 15 x 21 cm, broché. - 9782361590116

Le régime mis en place à La Havane en 1959 n'est jamais parvenu à imposer l'obéissance totale à la société cubaine. Voilà cinquante ans qu'elle réagit aux contraintes imposées - des premiers opposants politiques aux ingénieux blogueurs du XXIe siècle déjouant la censure interne en passant par les jeunes rappeurs noirs qui ont su tirer leur épingle du jeu au moment où l'idéologie communiste commençait à s'effriter.
Au quotidien, les Cubains marchandent et se débrouillent : marché noir, troc, détournement - une explosion tous azimuts de l'inventivité délictueuse sans pour autant menacer l'ordre public. Le régime, lui, manipule, subvertit, réprime mais s'adapte. Sans doute le secret d'une telle longévité.
Vincent Bloch, sociologue (EHESS )
Philippe Létrilliart, correspondant scientifique (CERI)

Commander 20 € > 19€

samedi 19 mars 2011

Métropole de Casablanca

Michel Peraldi & Mohamed Tozy
Casablanca. Figures et scènes métropolitaines
Paris, Karthala, 2011, 372 pages, 16 x 24 cm, broché. - 9782811104566

Au début de l’année 2007, l’Université Hassan II Aïn Chock de Casablanca nous a donné la possibilité exceptionnelle de préfigurer ce qui devait devenir l’une des rares écoles doctorales de sciences sociales ouvertes au Maroc depuis les années de plomb. Nous réunissons alors, dans une très tonique absence d’académisme, des doctorants, enseignants, chercheurs, acteurs, journalistes et militants, autour de la vague ambition de donner un espace d’expression et de création aux sciences sociales, avec un penchant marqué pour l’anthropologie, telle qu’elle est pratiquée du côté des miniaturistes, façon Clifford Geertz.
La référence (plus que la révérence) à l’École de Chicago s’est imposée aussitôt, moins parce qu’il s’agirait de l’ériger en courant ou tendance dont nous suivrions le modèle que comme moment créateur dans le processus de production du savoir et des compétences. L’objet commun apparaît alors comme conséquence de cette référence : la métropole, qui nous irradie de sa présence autant que par le silence académique dont elle est l’objet.
Métropole en effet, Casablanca le devient à une vitesse qui dépasse toutes les prévisions, toutes les projections, parce que, à l’identique des villes africaines ou américaines, elle est une ville en croissance exponentielle dans un dispositif urbain lui-même explosif.
Comme dans toute métropole, à Casablanca aussi les citadins sont d’anciens paysans venus des douars. Certes, à la différence de la Chicago de l’ère industrielle, Casablanca n’est pas faite de « migrants » venus de la lointaine Europe. Si les colons l’ont bâtie, les paysans l’ont peuplée et en quelque sorte réinventée. Voilà donc la question anthropologique : quel travail fait la ville sur ces paysans ? Comment fabrique-t-elle « du citadin » ? Comment se transmettent les compétences urbaines, les codes et les routines d’une urbanité réinventée ? Bref quels sens donner au chaos apparent ?

Commander 29 € > 27,55 €

jeudi 10 février 2011

Les rapports entre anthropologie et littérature

Vincent Debaene
L'adieu au voyage. L'ethnologie française entre science et littérature
Paris, Gallimard, 2010. 521 pages, 14,2 x 22,7 cm, broché. - 9782070781119

C'est une tradition française : lorsqu'il revient de son " terrain " , l'ethnologue écrit non pas un, mais deux livres, l'un scientifique, l'autre littéraire. L'île de Pâques d'Alfred Métraux, L'Afrique fantôme de Michel Leiris, Les Flambeurs d'hommes de Marcel Griaule, Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss s'ajoutent à leurs travaux sur les Pascuans de Rapa Nui, les Dogons du Mali, les Amhara d'Ethiopie ou les Nambikwara du Brésil, et ce schéma se retrouve chez la plupart de leurs collègues.
Vincent Debaene s'interroge sur les raisons de ce double livre et retrace les rapports entre anthropologie et littérature au XXIe siècle, depuis Marcel Mauss jusqu'à la collection " Terre humaine ". Ce faisant, il dévoile la fascination réciproque des ethnologues pour la littérature et des écrivains pour les sciences de l'homme. Les premiers se veulent savants mais se réclament de Rousseau et de Montaigne ; les seconds se méfient d'une discipline austère mais sont troublés par les objets qu'elle rapporte et les questions qu'elle pose. " Adieu sauvages ! adieu voyages ! " s'exclame Lévi-Strauss à la fin de Tristes tropiques, déplorant l'appauvrissement de la diversité culturelle. Mais ce qui est perdu, ce n'est pas tant l'altérité qu'une certaine subjectivité et une façon de raconter l'histoire. Pour l'ethnologue, l'adieu au voyage constitue moins un renoncement qu'un point de départ : l'oeuvre anthropologique de Lévi-Strauss suivra Tristes tropiques. Pour l'écrivain, il constitue un défi à relever : la fin d'un rapport prédateur de l'Occident à ses " autres " impose que soient repensés notre héritage humaniste et notre idée de la littérature.
Vincent Debaene enseigne la littérature à l'université Columbia, à New York. Il a préfacé et coordonné l'édition des Œuvres de Claude Lévi-Strauss (Gallimard, collection " Bibliothèque de la Pléiade ", 2008) et a publié, en collaboration avec Frédéric Keck, Claude Lévi-Strauss. L'Homme au regard éloigné (collection " Découvertes Gallimard ", 2009).

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mardi 20 juillet 2010

Rapports géosociaux ou socio-spatiaux du monde romain

Gérard Chouquer
La Terre dans le monde romain. Anthropologie, droit, géographie
Paris, Errance, 2009. 355 pages, 16 x 24 cm, broché. - ISBN: 9782877724265

Ce livre, qui forme un tome de la série des manuels d'archéogéographie, propose des bases pour travailler sur la question de la terre dans le monde romain.

Des fondements anthropologiques, d'abord, dans la recherche d'une compréhension de la nature même de l'espace antique, des fondements juridiques, ensuite, pour poser dans les termes les plus adaptés possibles les statuts du foncier et leur dynamique, des fondements géographiques, enfin, pour comprendre comment le monde romain a organisé ses espaces et quelles structures il y a développées.

Ce livre part ainsi à la recherche des rapports géosociaux ou socio-spatiaux, c'est-à-dire des relations entre l'espace et la société, des formes que ces rapports créent ou suscitent, des mots pour les désigner, et donc du type de “social” produit.

Commander 32 € > 30,40 €