Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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mercredi 10 juillet 2013

Les mutations de la communauté hispanique et leur impact au sein de la société américaine

Politique Américaine n° 21, printemps 2013
L'hispanisation de la société américaine
Paris, L'Harmattan, 2010. 222 pages, 16 x 24 cm, broché.


Ce numéro s'interroge sur les mutations de la communauté hispanique et sur leur impact au sein de la société américaine. Il aborde non seulement les questions électorales et politiques, mais aussi les évolutions sociales et religieuses. La question de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis est abordée car il s'agit du principal point d'achoppement entre les deux pays. On trouvera ici une analyse globale du principal phénomène sociale à l'oeuvre aux Etats-Unis : celui de leur hispanisation. 

Sommaire

- Éditorial, Alexandra de Hoop Scheffer et François Vergniolle de Chantal

- Introduction. Une latinisation des États-Unis ? Isabelle Vagnoux

- "Hispanique/Latino/Origine espagnole" : genèse d'une catégorie politique, Olivier Richomme

- Entre procès, obstacles et promesses d'avenir : la place des Hispaniques dans le jeu politique américain, Isabelle Vagnoux

- L'Arizona, épicentre et laboratoire de la stigmatisation des Latinos, James Cohen

- Affiliations religieuse et mutations démographiques au sein de la communauté hispanique, Gaston Espinosa

- Les Latinos et les médias : tendances durables et évolutions potentielles, Angharad N. Valdivia

- La politique migratoire entre le Mexique et les États-Unis : unilatéralisme ou coopération ? Susan Martin

- Le vote à distance des migrants mexicains : quel impact pour la diaspora dans le champ politique du pays d'origine ? Jean-Michel Lafleur

- Le retour des migrants au pays : quelle politique sociale ? Agustin Escobar Latapi

- Entretien : Julian Zelizer, Professeur d'histoire à l'Université de Princeton, propos recueillis par Charlotte Persant



Commande :  20 € > 19 €

samedi 6 juillet 2013

Des migrants environnementaux aux migrants climatiques

Cultures & Conflits n°88
Migrations climatique
Paris, L'Harmattan, 2013. 178 pages, 15,5 x 24 cm, broché.


Réfugiés environnementaux / climatiques, migrants forcés de l'environnement / du climat, migrants environnementaux / climatiques, éco-migrants ? Les termes pour qualifier les personnes forcées de quitter leur lieu habituel de vie en raison d'une dégradation de l'environnement ne manquent pas et reflètent la difficile construction de cet enjeu en tant qu'objet de recherche et problème nécessitant l'intervention des autorités publiques. Ce numéro thématique de Cultures & Conflits revient sur les différents débats qui accompagnent ces questions, en offrant une large place à des chercheurs travaillant en langue anglaise. Nous espérons que cette invitation participera à l'enrichissement et au renforcement de la recherche effectuée en France sur ce sujet, qui reste encore timide.

Au sommaire:

Introduction - Des migrants environnementaux aux migrants climatiques : un enjeu définitionnel complexe.
Chloé Anne VLASSOPOULOS

Du climat au changement climatique : chantiers, leçons et défis pour l'histoire.
Jean-François MOUHOT

Mobilité humaine et changement environnemental : une analyse historique et textuelle de la politique des Nations Unies.
Karen McNAMARA, Chris GIBSON

Migrations climatiques : quel rôle pour le droit international ?
Michèle MOREL, Nicole DE MOOR

Les migrants des politiques climatiques : nouveaux défis face aux déplacements générés par le changement climatique.
Jeanette SCHADE

Rareté des ressources et conflits entre pasteurs et agriculteurs au Sud-Kordofan, Soudan : les obstacles à la promotion du pastoralisme comme forme d'adaptation au changement climatique.
Salomé BRONKHORST

VARIA
Des Migrants et des Mots : une analyse numérique des débats médiatiques sur les migrations et l'environnement.
Tommaso VENTURINI, François GEMENNE, Marta SEVERO

REGARDS SUR L'ENTRE-DEUX
Une artiste sans galerie : entretien avec Sanja Ivekovic

Commande : 20€

mardi 7 mai 2013

Hospitalités croisées entre jeunes des quartiers enclavés et nouveaux migrants internationaux.


Alain Tarrius, Lamia Missaoui & Fatima Qacha 
Transmigrants et nouveaux étrangers
Toulouse, PU du Mirail, 2013. 200 pages, 13,3 x 22 cm, broché.


Les migrants internationaux pauvres ont compris le refus d'hospitalité des nations riches. Un grand nombre d'entre eux - autour de 200 000 annuellement pour la France, 600 000 pour l'Europe - ne se présentent plus à nous comme é- ou immigrants, mais comme transmigrants. En perpétuel mouvement entre nations, ils sont devenus les colporteurs du capitalisme marchand moderne.

 Qui serait plus qualifié que les transmigrants pauvres pour offrir aux grandes firmes mondiales le vaste marché des pauvres, leur milieu naturellement proche, en passant en Europe, à leurs risques, des produits totalement hors taxes et hors contingentements ? Les majors de l'électronique du Sud-Est asiatique ne s'y sont pas trompés en développant l'économie mondiale « horizontale » du poor to poor, « l'entre-pauvres ».

A la rencontre des pauvres, ils circulent en France dans les quartiers enclavés, accueillis par des jeunes descendants des immigrants des années 60, qui se reconnaissent de moins en moins dans l'histoire collective que la nation leur propose. Le cosmopolitisme né de ces côtoiements engendre, parmi ces jeunes, une nouvelle sorte d'étrangers qui suivent, sur les chemins européens, les transmigrants du poor to poor, et collaborent aux initiatives des nouveaux migrants internationaux en inaugurant des dispositifs sociaux originaux. Pour certains la route entre les nations, dans un contexte de mondialisation et de transformation des migrations, devient une perspective de « sortie par le bas ».

Commande :  18 € > 17,10 €

mardi 30 avril 2013

Saisir la complexité des migrations et en décrypter les enjeux

Pierre Henry & Brigitte Martinez
Dico Atlas des migrations
Paris, Belin, 2013. 98 pages, 16 x 22 cm, broché.


Saviez-vous que sur une population de 7 milliards d’humains recensés sur la planète, seuls 3% franchissent durablement une frontière ?

Quatre parties composent cet atlas :

 1. Les migrations au fil de l’histoire. Au fil des colonisations et des décolonisations, de la crise économique des années 70 et de la chute du mur de Berlin, le paysage migratoire européen - et mondial - a été bouleversé : l’Europe, terre de migrants, s’est transformée en terre d’accueil, les migrations se sont mondialisées.

 2. Les raisons du départ obéissent à des motivations diverses liées parfois aux inégalités économiques mondiales (PIB – Espérance de vie…). Les migrations correspondent le plus souvent à des situations de droit régies par des conventions internationales : pour rejoindre son conjoint, sa famille, partir pour étudier ou pour travailler.

 3. Chercher refuge, pour échapper aux guerres, aux persécutions ou aux catastrophes naturelles, est l’une des raisons fondamentale qui conduit à migrer. Vivant en camps, les réfugiés sont quinze millions dans le monde aujourd’hui. Seul 3% d’entre eux déposent une demande d’asile dans un pays développé de l’OCDE.

 4. Vivre ailleurs. La dernière partie permet de faire un tour d’horizon des enjeux des migrations : leur impact sur l’économie des pays de départ, sur les comptes sociaux des pays d’accueil, ou encore sur la démographie d’une Europe vieillissante.

Commande :  11,95 € > 11,35 €

vendredi 19 avril 2013

La question migratoire au XXIe siècle - Migrants, réfugiés et relations internationales 2e édition


Catherine Wihtol de Wenden 
La question migratoire au XXIe siècle - Migrants, réfugiés et relations internationales 2e édition  
Paris, Presses de Sciences po, 2013. 266 pages, 13 x 19,5 cm, broché.


Humanisant la mondialisation et contribuant au "rapprochement du monde dans le monde", les migrations, facteur essentiel du développement humain, font aussi partie des globalisations contradictoires qui voient s'opposer objectifs politiques et impératifs économiques, sociaux, culturels et éthiques. Un monde plus fluide : élites, migrants économiques, réfugiés, apatrides, les catégories se brouillent, plaidant pour un droit à la mobilité qui remet en question les notions de frontières, de souveraineté, de citoyenneté.


De nombreux pays sont aujourd'hui pays d'accueil et de départ. De nouvelles situations apparaissent : déplacés environnementaux, migrants intérieurs et pendulaires, mineurs non accompagnés, touristes, seniors au soleil, soulignant l'interdépendance d'un monde en mouvement. Réel enjeu planétaire, les migrations transforment les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats d'accueil, mettent en scène les Etats de départ, font surgir un individu acteur de sa vie, et demandent une diplomatie nouvelle faisant appel à une gouvernance mondiale et régionale des migrations.

Pédagogique et exhaustif, ce livre, écrit par une spécialiste à la notoriété internationale, restitue l'état des connaissances sur le sujet, les replace dans leur environnement intellectuel et historique. Il a vocation, au-delà de militer pour une diplomatie internationale des migrations, à devenir la référence sur les questions migratoires.

Sommaire : 

 Les migrations internationales, un enjeu mondial
- La mondialisation et la régionalisation des migrations dans un monde interdépendant
- Les enjeux migratoires d'une globalisation contradictoire

La souveraineté en question
- Un nouvel objet de recherche en relations internationales
- Les Etats, les frontières, les réseaux transnationaux
- La réhabilitation de l'individu comme acteur des relations internationales

La citoyenneté revisitée
- La citoyenneté plurielle et les double-nationaux : allégeance, ingérence, intrusion
- Les réfugiés et les apatrides : des anomalies à l'ordre interétatique

Vers une diplomatie des migrations internationales
- La gouvernance mondiale des migrations
- La coopération régionale
- Les politiques diasporiques

Commande :  17 € > 16,15 €

samedi 9 mars 2013

Imaginations, expectations, and motivations that propel the pursuit of migration.

Knut Graw & Samuli Schielke 
The Global Horizon
Expectations of Migration in Africa and the Middle East

Leuven, Leuven University Press, 2013. 200 pages, 16 x 24 cm, broché.

Imaginations, expectations, and motivations that propel the pursuit of migration.
Although contemporary migration in and from Africa can be understood as a continuation of earlier forms of interregional and international migration, current processes of migration seem to have taken on a new quality. This volume argues that one of the main reasons for this is the fact that local worlds are increasingly measured against a set of possibilities whose referents are global, not local. Due to this globalization of the personal and societal horizons of possibilities in Africa and elsewhere, in many contexts migration gains an almost inevitable attraction while, at the same time, actual migration becomes increasingly restricted.
Based on detailed ethnographic accounts, the contributors to this volume focus on the imaginations, expectations, and motivations that propel the pursuit of migration. Decentring the focus of much of migration studies on the ‘receiving societies', the volume foregrounds the subjective aspect of migration and explores the impact which the imagination and practice of migration have on the sociocultural conditions of the various local settings concerned.

Commande:  39,50 € > 37,53 €

samedi 2 février 2013

Reconstructions imaginaires de pays perdus


Ethnologie française 2013/1
Pays perdus, pays imaginés
Paris, PUF, 2013. 180 pages, 21 x 26,8 cm, broché.

Alors que les exemples de reconstructions imaginaires de pays perdus sont nombreux en littérature et en peinture, le regard ethnologique permet lui aussi de révéler les multiples façons de se souvenir, de garder avec soi ce lieu « originel ». Les « pays perdus » dont il est question ici sont des villages ou des villes du pourtour méditerranéen dont les images se diffusent bien au-delà, en suivant des mouvements migratoires plus globalisés : lieux de la Retirada de l'Espagne franquiste, de la Kabylie algérienne, de la frontière franco-italienne, de la Provence, de l'Italie napolitaine, de la Grèce insulaire (Rhodes) ou de l'Albanie. Les migrants qui cherchent à garder le contact avec leur « pays » habitent aujourd'hui aux États-Unis, en Afrique du Sud, en Israël, en Algérie urbaine, ou dans les pays de l'Europe occidentale.
Les articles de ce numéro mettent en perspective les manières concrètes de reconstruire le pays quitté et montrent comment les migrants gardent le contact avec lui. Les supports de la mémoire mobilisent l'un des cinq sens, mais s'appuient aussi sur des réalisations concrètes et des récits qui rendent le souvenir présent et permettent des actions collectives. Les textes analysent aussi les différents usages sociaux et culturels de la nostalgie, tant la mobilisation du passé alimente les discours politiques, aide à la transmission de la mémoire, permet d'affirmer une identité de groupe et de construire celles des individus.
L'expérience de la migration, de l'exode, de la déportation ou de la mobilité, malgré l'hétérogénéité des violences ressenties, implique toujours un sentiment de perte, comme l'a montré Abdelmalek Sayad, et un processus de reconstruction complexe du pays quitté, à la fois imaginaire et matérielle, sensible et poétique. S'il est possible de concevoir ces pratiques comme la quête nostalgique des racines, il est peut être plus fécond d'y voir une volonté positive qui donne du sens au présent et à l'histoire.

Commande:  22 €

samedi 26 janvier 2013

La longue histoire des déplacements de populations: les routes empruntées


Diasporas n°20
Routes
Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2013. 190 pages, 16 x 24 cm, broché.

Migrants, exilés, minoritaires, se déplacent rarement au hasard, même dans la violence de l’histoire : ils utilisent des itinéraires pratiqués de longue date par ceux qui les ont précédés, et qui offrent un élément minimal de repérage et d’habitude dans un monde soumis à la perte et au chaos. Dans l’Europe médiévale et moderne sillonnée par les juifs comme dans celle, actuelle, des sans-papiers en provenance d’Afrique ou d’Asie, hommes et femmes circulent le long des mêmes routes, y compris maritimes, avec des itinéraires, des horaires, des adresses, des hôtes, des intermédiaires, des passeurs. Au moment où les Huguenots quittent la France pour la Suisse ou l’Angleterre, en 1685, beaucoup sont munis de ce qu’ils appellent des « routes » (une liste de villes et villages avec les noms des personnes auxquelles s’adresser, et des conseils sur la dangerosité de tel lieu ou tel itinéraire) – ces documents, confisqués à ceux qui ont été arrêtés, se trouvent dans les archives. Passer la ligne de démarcation, passer en Suisse ou en Espagne, dans les années 1940, relève d’une même pratique habituée de chemins en apparence, pourtant, détournés ou inconnus.
Mais dans la longue histoire des déplacements de populations, on ne saurait oublier les chemins – terrestres ou maritimes – empruntés de force par des hommes et des femmes arrachés à leurs terres. Les routes des traites esclavagistes en constituent un exemple frappant, car si les itinéraires des négriers était relativement bien balisés, les esclaves durent affronter des voyages vers l’inconnu lors de longues traversées maritimes ou à travers les terres.
C’est à toutes ces routes, matérielles et immatérielles, empruntées par des migrants, volontaires ou forcés, que ce numéro de Diasporas souhaite s’intéresser.

Sommaire:
- Éditorial
Sur la route, avec les Huguenots et les Vaudois
- Pierre Coulet - Un voyage à hauts risques : l’exil clandestin des protestants vers Genève après la révocation de l’édit de Nantes
- Pierre Rolland - Des Cévennes à Genève, l’itinéraire de Pierre Faisses en 1686
- Albert de Lange - Les routes de l’exil des Vaudois du Piémont vers l’Allemagne (1686-1730)
Itinéraires juifs et sionistes
- Ze'ev Shavit - The Production of a Sense of Place among Jewish Immigrants in Mandatory Palestine
- Dominique Trimbur - Juif, allemand, sioniste. Itinéraire(s) du mathématicien Adolf Abraham Halevi Fraenkel (1891-1965)
- Ruth Fivaz-Silbermann - Une migration urgente et transitoire : la fuite des Juifs de France en Suisse au temps de la « solution finale »
Routes d'aujour'hui
- Saïd Belguidoum et Olivier Pliez - Construire une route de la soie entre l’Algérie et la Chine
- Alain Tarrius - 2001-2010. L’invention des routes commerciales des transmigrants baloutches de Kandahar à Malaga
- Élodie Apard-Malah - Voies commerciales et routes de l’exode. Évolution des pratiques de voyage au Niger

Commande:  22 €

jeudi 27 décembre 2012

Territoires migratoires et réseaux transnationaux

Cédric Audebert
La diaspora haïtienne 
Territoires migratoires et réseaux transnationaux
Villeneuve d'Ascq, PU Septentrion, 2012. 16 x 24 cm, 322 pages, broché.

Dans quelle mesure la société haïtienne peut-elle être repensée à partir d’une réflexion sur sa diaspora ? En quoi le prisme diasporique éclaire-t-il d’un jour nouveau la compréhension du fait migratoire ? Cédric Audebert répond à la nécessité d’un renouvellement de la réflexion sur le rapport à l’espace haïtien en envisageant les expériences des migrants dans toute leur complexité, leur pluralité, leur fluidité, leurs nuances, leur universalité, et en concevant la diaspora comme un élément incontournable des mutations de la société d’origine. 


Sommaire: 
Le contexte historique de la migration haïtienne. 
Le traitement politique de la migration haïtienne. 
Géodynamique des réseaux migratoires haïtiens. 
Polarisation urbaine et hiérarchies spatiales en diaspora. 
Territoires circulatoires et réseaux diasporiques. 
Dynamiques identitaires en diaspora. 
L’intégration de la diaspora : un enjeu majeur pour l’avenir d’Haïti. 

Cédric Audebert est géographe, chargé de recherche au CNRS. Il est directeur adjoint de l’unité mixte de recherche MIGRINTER (CNRS-université de Poitiers) et ses travaux portent principalement sur les dynamiques socio-spatiales du système migratoire de la Caraïbe. Il a enseigné à l’université des Antilles et de la Guyane, à l’université d’État d’Haïti et à l’université de Poitiers.

Commande 16 € > 15,20 €

samedi 15 décembre 2012

Les frontières entre "habiter" et "visiter"

Sous la direction de Niels Martin, Philippe Bourdeau & Jean-François Daller
Les migrations d'agrément: du tourisme à l'habiter
Paris, L'Harmattan, 2012. 408 pages, 16 x 24 cm, broché.

Après un demi-siècle de tourisme de masse, les frontières installées entre "habiter" et "visiter" se fissurent de toutes parts. Les lieux touristiques attirent un nombre croissant de nouveaux habitants qui rêvent de vivre toute l'année dans une ambiance de vacances et un environnement privilégié. Ce phénomène de migrations d'agrément, encore peu exploré, offre des perspectives stimulantes, aussi bien pour repenser le statut des pratiques récréatives contemporaines que pour réinterroger la démographie, l'économie et l'identité des territoires.
C'est à ce chantier que se consacre cet ouvrage, fruit des travaux d'un collectif international de chercheurs et de praticiens issus de divers horizons professionnels. En se donnant pour objectif d'examiner les concepts, les méthodes, et les indicateurs qui permettent de redéployer l'observation, l'interprétation et la gouvernance de continuums issus de l'hybridation entre espaces de vie et espaces récréatifs.
Philippe Bourdeau est professeur de géographie culturelle à l'Institut de géographie alpine (université de Grenoble et UMR PACTE). Il travaille sur rapport à l'Ailleurs dans les sociétés contemporaines, sous l'angle des approches critiques du tourisme, des dissidences récréatives et des tourismes alternatifs.


Commande 39,50 € > 37,53 €

jeudi 29 novembre 2012

Migrations et nouvelles mobilités en Turquie


Anatoli n°3
La Turquie au carrefour des turbulences migratoires
Paris, CNRS Éditions, 2012. 264 pages, 15 x 23 cm, broché.

Anatoli est une publication annuelle consacrée à l’étude pluridisciplinaire de l’espace qui s’étend de l’Adriatique à la Caspienne. Elle s’intéresse aux cultures – grecque, latine, slave, turque, persane, géorgienne, arménienne, juive, etc. – qui l’ont habité et façonné. Les territoires de cet espace, aujourd’hui fragmenté, furent jadis unifiés, au moins partiellement, par des pouvoirs impériaux, dont le dernier fut l’Empire ottoman. Ils en gardent bien des traits communs, souvent sous forme latente. L’importance de cet espace pour l’Union européenne est une évidence.
La Turquie, pays d’émigration vers l’Europe, est devenue une terre d’immigration et de transit. Istanbul a ainsi vu sa population tripler durant ces trente dernières années, et de plus en plus de « maisons de la nuit », construites illégalement pendant la nuit, sont apparues pour abriter les migrants. Avec la chute du rideau de fer, l’Asie centrale et le sud Caucase sont devenus des régions de migrations de voisinage, compte tenu des proximités linguistiques et religieuses. Si les frontières turques se sont donc ouvertes à l’Est, elles se sont refermées à l’Ouest, afin d’éviter que les migrants en transit en Turquie ne parviennent à rejoindre la Grèce. Le fleuve Evros, qui sépare les deux pays, est ainsi devenu un enjeu de litiges et la Grèce a menacé l’Union européenne de construire un mur si celle-ci ne l’aidait pas davantage à contrôler ses frontières.
C’est l’ensemble de ces migrations et nouvelles mobilités, ainsi que les questions qu’elles posent, qui sont abordés dans ce dossier de l’édition 2012 d’Anatoli.

Sommaire
Introduction, Catherine Wihtol de Wenden
Partie I – Istanbul, un cosmopolitisme d’hier et d’aujourd’hui
Turquie : tous les chemins mènent à Istanbul, Altan Gökalp
Le lien entre le commerce à la valise et l’industrie de la confection à Istanbul, Luisa Piart
L’afflux récent des Européens à Istanbul : inerties et recomposition des profils et des positions, Jean-François Pérouse

Partie II – Echanges de population entre Grèce et Turquie et à Chypre
L’expulsion et la diasporisation des Grecs d’Asie Mineure et de Thrace orientale (1914-1923), Michel Bruneau
D’une rive à l’autre. Les migrations des Grecs de Turquie depuis la Seconde Guerre mondiale, Meropi Anastassiadou
La Question chypriote aux prises avec les enjeux migratoires de la Turquie, Nicolas Kazarian

Partie III – Anciens et nouveaux visages de l’émigration et de l’immigration dans la région
La dimension démographique et les caractéristiques sociales et économiques de l’émigration turque en Europe, Ural Manço
Gérer l’islam à l’étranger : entre service public et outil de la politique étrangère turque, Benjamin Bruce
Dynamiques migratoires en Turquie : bref aperçu éclectique, Deniz Akagül
Les particularités de l’Ouzbékistan dans la gestion de ses migrations internationales, Farkhad Alimukhamedov

Partie IV – Frontières et liens
Les migrations en provenance des ex-républiques soviétiques en Turquie, vingt ans après la disparition de l’URSS, Adeline Braux
Sarp/Sarpi : la porte de l’intégration entre la Turquie et la Géorgie vingt ans après la chute de l’Union soviétique, Faruk Bilici
La Turquie, nouveau hub des migrations clandestines vers l’Europe ?, Fabien Dany
Par-delà le Caucase et l’Anatolie. La genèse transnationale de la cause azerbaïdjanaise en Iran, Gilles Riaux



Commande 32 €

mardi 13 novembre 2012

Le nouveau numéro de Carto

Carto n°14
Forteresse Europe ?
Paris, AREION Group, 2012. 82 pages, 23 x 30 cm, broché.

Dans la banlieue de Dakar, au Sénégal, un petit port ne s’adonne plus à sa principale activité, la pêche. Les familles viennent non plus pour acheter du poisson, mais pour quitter leur pays, devenu synonyme de misère. Leur objectif : atteindre une Europe idéalisée, fantasmée, où tous les problèmes de la vie se résoudraient comme par magie. Si cette scène est l’accroche d’une fiction (le film La pirogue de Moussa Touré) sortie sur les écrans français le 17 octobre dernier, elle n’illustre pas moins une réalité. Ce voyage, qui peut commencer sur une plage sénégalaise, dans le désert libyen ou sur une montagne afghane, est long et semé d’embûches. Le dossier de ce numéro, préparé avec le réseau Migreurop, ne s’attarde pas sur la nécessité des frontières, mais sur leurs conséquences pour les migrants, quelles que soient leurs origines. Le lecteur pourra ainsi tenter de se mettre dans la peau de ces individus qui, s’ils n’obtiennent pas de visa, devront escalader (au sens propre comme au figuré) les murs que les autorités européennes élèvent pour les empêcher d’arriver. Lorsqu’ils réussissent, ils doivent encore patienter, dans des camps, en attente d’une régularisation… ou d’une expulsion. Si l’immigration est un débat, un enjeu, à caractère social et économique de première importance, elle est également une réalité quotidienne pour des millions de personnes qu’il ne faut pas oublier et qui met parfois à mal la démocratie. 
La démocratie est précisément une problématique récurrente dans les pages « Actualité » : tandis que les intentions des islamistes au pouvoir, notamment en Tunisie et en Égypte, sont surveillées de près, la Libye tente de sortir de l’ère Mouammar Kadhafi (1969-2011). Au Liban, la guerre en Syrie menace de plus en plus le Pays des Cèdres, encore marqué par le conflit civil (1975-1990). Les « menaces » existent aussi en Occident, en Roumanie par exemple, où des élections législatives sont prévues le 9 décembre 2012 pour mettre fin à une forte instabilité politique et une crise au sein même du pouvoir exécutif. Au Canada, un extrémiste anglophone a failli bouleverser les projets du Parti québécois, souverainiste, pourtant élu en septembre 2012, en tirant sur Pauline Marois, le Premier ministre. 
Heureusement, en cette fin d’année, il faut aussi regarder l’avenir avec espoir. Ainsi, l’Arabie saoudite, connue pour ses gigantesques réserves pétrolières, serait en train de s’intéresser aux énergies renouvelables, comme on pourra le lire dans les pages « Environnement ». N’oublions pas non plus le divertissement. Dans ce numéro, Carto décrypte les secrets de l’industrie des jeux d’argent ainsi que le marché de la bière en Chine, et, grâce aux fonds de la Bibliothèque nationale de France, expose les plus belles cartes marines anciennes. Au XVe siècle, c’était les Européens qui – certes pour des raisons différentes des migrants d’aujourd’hui – bravaient les océans à la recherche de nouveaux mondes.

Commande 10,50 €

Atlas des migrants en Europe


Migreurop
Atlas des migrants en Europe
Paris, Armand Colin, 2012. 144 pages, 22,2 x 29,7 cm, broché.

Chaque année, des milliers de candidats à l’exil fuient leur pays en guerre ou en crise pour rejoindre l’Europe, certains à bord d’embarcations de fortune surchargées et défaillantes. Des centaines d’entre eux n’y parviendront jamais et y laisseront leur vie, par noyade ou épuisement. Face au prétendu « danger » que représentent ces migrants selon nombre de dirigeants, la militarisation des frontières européennes, notamment au sud et à l’est, et le renforcement des contrôles apparaissent aujourd’hui comme les seuls mots d’ordre. Et, en ce début de XXIe siècle, traversé par une crise économique de grande ampleur, la situation ne semble pas près de s’améliorer. La nouvelle édition de l’Atlas des migrants en Europe propose une évaluation critique des politiques européennes d’asile et d’immigration établies depuis les années 1980 : délivrance problématique des visas « Schengen », délocalisation des contrôles frontaliers dans les pays voisins (Libye, Turquie ou Ukraine), opérations de l’agence européenne Frontex pour intercepter les « indésirables », construction de murs comme en Grèce, multiplication des formes d’enfermement des étrangers, organisation régulière de « charters » pour les expulsions… autant de dispositifs qui dressent toujours plus d’obstacles à l’immigration dans le territoire de l’Union. Fruits d’un long travail de terrain auprès des migrants et des populations maintenues en centre de rétention, les cartes, textes, graphiques et photographies inédits ici rassemblés permettent de saisir et comprendre des réalités complexes et peu connues du grand public. 

Depuis dix ans, Migreurop, réseau européen d’associations, de chercheurs et de militants, fait connaître, analyse et dénonce la généralisation de l’enfermement des étrangers dépourvus de titre de séjour et l’externalisation des contrôles, qui sont au cœur de la politique migratoire de l’Union européenne.

Commande 19,50 € > 18,52 €

samedi 3 novembre 2012

La mer Caraïbe, berceau du Nouveau Monde


Sous la direction de Michèle Dalmace
La mer Caraïbe, espace de migrations
Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2012. 379 pages, 15 x 21 cm, broché.

La mer Caraïbe, qui sépare et réunit, est un espace privilégié, au cœur de toutes les problématiques de la région. Cet ouvrage analyse la place qu’elle occupe dans l’histoire ainsi que dans la littérature et les arts. Espace mythique, quel ascendant exerce- t-elle dans les imaginaires ? D’un point de vue géopolitique, quelles pertes ont engendrées les flux de population qui l’ont parcourue et la traversent encore ? Quels apports a-t-elle favorisés en matière de cultures ?
Ces pages réunissent des spécialistes reconnus de la Caraïbe insulaire et continentale qui se sont interrogés sur les phénomènes de pertes et de résistances, les reconfigurations et la créolisation qu’a provoquées la mer Caraïbe, berceau du Nouveau Monde, offrant au lecteur des approches complémentaires au travers d’un ample espace-temps, de la période coloniale à nos jours.


Commande 24 €> 22,80 €

Qu’en est-il des flux migratoires iraniens dans le monde ?


Nader Vahabi
Atlas de la diaspora iranienne

Paris, Karthala, 2012. 256 pages, 17 x 25 cm, broché.

Préface de Catherine Wihtol de Wenden.
Plus de trente-trois ans après l’avènement de la République islamique, qu’en est-il des flux migratoires iraniens dans le monde ? Quelle est la répartition des Iraniens en dehors de l’Iran ? Peut-on vraiment chiffrer avec précision la diaspora iranienne ? Cet ouvrage a pour but de répondre à ces questions en dressant un bilan quantitatif de cette diaspora sur la base de recherches qui s’étendent sur une dizaine d’années. En 2011, d’après certaines sources officielles, nous pouvons l’évaluer à environ 4 000 000 d’individus, ce qui correspond à 5,3 % de la population en Iran. Dispersés dans huit pôles d’attraction, les Iraniens hors d’Iran constituent une population régulière (environ 3 000 000 de personnes) et une « population flottante », formée par les déboutés des demandes de régularisation, les sans-papiers et les irréguliers (environ 1 000 000).
Cette diaspora regroupe quatre générations d’Iraniens ayant émigré à l’étranger, ainsi que leurs descendants, nés en Iran ou non, s’identifiant encore à leur origine iranienne. La structure non démocratique de l’État iranien, les huit années de guerre, la transformation démographique de la population iranienne, l’ingérence du religieux dans la vie quotidienne et la frustration des Iraniens en ce qui concerne le développement humain, pourvoyeur de la liberté donnant à chacun la possibilité de vivre sa vie comme il l’entend, sont des facteurs structurels et individuels de la reproduction sociologique de cette diaspora.
Enseignant-chercheur, associé à deux universités : le CADIS (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris et le CEDEM (Centre d’études de l’ethnicité et des migrations) de l’Université de Liège en Belgique, Nader Vahabi est spécialiste de l’immigration iranienne dans l’Iran contemporain.


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mercredi 24 octobre 2012

Paysages en migrations

Les Carnets du paysage n° 23 
Paysages en migrations
Paris, Actes Sud, 2012. 240 pages, 21 x 24 cm, broché.

Jamais il n’y a eu autant de populations en déplacement sur la planète. Jamais, en même temps, on y a construit autant de murs et de frontières diverses. Quelles sont les conséquences de ces phénomènes, typiques de la mondialisation contemporaine, sur les paysages ? Ces déplacements de population, volontaires ou contraints, contribuent-ils à l’apparition de nouveaux paysages ? Telles sont les questions qui sont au cœur de ce numéro des Carnets du paysage. 

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vendredi 21 septembre 2012

La e-Diasporas

Sous la direction de Dana Diminescu
e-Diasporas Atlas Exploration and Cartography of Diasporas on Digital Networks
Paris, Maison des Sciences de l'Homme, 2012.

Les technologies de l'information et de la communication - téléphones portables, Internet, base de données informatisées - ont profondément transformé la vie des migrants.
On observe en outre depuis une dizaine d'années une prolifération de sites, de blogs ou de réseaux sociaux créés par ou destinés aux diasporas.
Ces nouvelles pratiques communicationnelles et organisationnelles produisent sur la Toile un vaste corpus en mouvement dont l'analyse et l'archivage n’ont jusque ici jamais été entrepris.
Résultat du travail de plus de 80 chercheurs et ingénieurs à travers le monde, cet e-Diasporas Atlas est le premier du genre, avec quelque 8 000 sites observés dans leurs interactions et archivés.

Il constitue un objet éditorial unique, combinant diverses formes de supports :
- Trois cartes imprimées avec représentations graphiques d’une trentaine d’e-diasporas (présence sur le web des différentes e-diasporas à un instant T),
- Une application smartphone (qui permet aux lecteurs munis d’un Iphone d’accéder, à partir du diagramme imprimé de chaque diaspora, aux articles scientifiques et à la vidéo des chercheurs concernés. Ces derniers développent à des fins pédagogiques l’interprétation des instants T figés dans le papier),
- Un site Internet (qui permet d’apprécier toute l’évolution dynamique des corpus et leur visualisation complète et d’accéder aux outils et à la plateforme de travail des chercheurs, de manipuler les cartes, de croiser et comparer les données et de circuler dans les graphes).


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vendredi 6 juillet 2012

Migration de la population, un facteur de puissance pour la Chine ?

Carine Guerassimoff
La Chine et sa nouvelle diaspora. La mobilité au service de la puissance
Paris, Ellipses, 2012. 240 pages, 16.5 x 24 cm, broché.

« Chinois d’outre-mer » sont entre 44 et 50 millions installés en Amérique du Nord, en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique latine. En 2009, leurs envois de fonds au pays ont atteint 34 milliards de dollars et ils ont participé à hauteur de 60 % des IDE entre 1991 et 2003. Commerçant, ouvrier, professeur de physique nucléaire, étudiant ou dirigeant d’entreprise multinationale, hommes et aujourd’hui femmes de tous âges : les migrants chinois ont diversifié leurs provenances en Chine, leurs profils socioprofessionnels et leurs desseins migratoires.
Ils sont le produit et les acteurs de l’ascension économique et politique de la Chine sur la scène internationale. L’ouvrage décrypte les relations entre ces Chinois expatriés et leur pays d’origine ainsi que la mise en place, l’organisation et l’évolution de cette nouvelle diaspora chinoise dans le monde.

 Sommaire:
- Le renouveau migratoire chinois
- Une politique diasporique dynamique
- Des agents transnationaux de la puissance chinoise

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lundi 14 mai 2012

La ville à Djibouti face aux migrations

Amina Said Chiré 
Le nomade et la ville à Djibouti. Stratégies d'insertion urbaine et production de territoire
Paris, Karthala, 2012. 264 pages, 24 x 16 cm, broché.




Depuis sa création en 1977, la République de Djibouti attire les populations pastorales de toute la région. Les immigrants, déplacés pour cause de problèmes climatiques, politiques ou économiques, intègrent la ville de Djibouti via des réseaux socio-spatiaux qui s’étendent entre la ville et la brousse et dont les noeuds sont autant de points de chute où le migrant trouve les ressources nécessaires à la poursuite de son voyage ou à sa fixation sur place. 
Une fois en possession d’informations suffisantes sur les procédures d’acquisition foncière et les possibilités de logement dans la ville de Djibouti, les candidats à la ville, accueillis et hébergés dans les quartiers de la plaine alluviale, partent à la recherche d’une parcelle de terrain vers les banlieues-bidonvilles de Balbala, Hayabley et P.K.12. A la périphérie de la ville, les immigrants « squattent » tout terrain non bâti, qu’il ait été déjà attribué ou non. C’est de façon illégale qu’ils accèdent donc au sol et au logement. 
Les néo-citadins que sont devenus les pasteurs nomades n’ont pas du tout l’impression d’être des « squatters ». Selon leur propre conception, ils ne font qu’exercer le « droit » d’usage historique qu’ils détiennent sur le sol djiboutien puisque la capitale djiboutienne a vu le jour sur leur territoire traditionnel. 
C’est donc une argumentation identitaire qu’ils tiennent lorsqu’ils réclament la reconnaissance et la régularisation de leurs occupations. Les candidats à la ville s’approprient individuellement les périphéries de la ville de Djibouti dans la mesure où ils y bâtissent des logements. Ils les territorialisent aussi collectivement en les enserrant dans des réseaux spécifiquement urbains et dont le but est la transformation, l’organisation et l’amélioration de l’espace de vie commun que sont les quartiers d’habitation. 
Les immigrants font preuve d’une grande capacité de socialisation de leurs nouveaux lieux de vie. Les quartiers urbains remplacent les espaces de vie traditionnels, même si les territoires lignagers, principaux lieux d’appartenance au territoire, demeurent. Dans les stratégies mises en place pour territorialiser l’espace urbain, le structurer et l’investir de sens, tradition et modernité sont mises à contribution pour faire aboutir les projets de vie. 
Cette double territorialité explique la facilité avec laquelle les nomades se sont fondus dans la société urbaine. L’utilisation de l’espace est restée la même : identification et utilisation des lieux en fonction des potentialités qu’ils renferment : opportunités d’emploi, entretien de son capital relationnel. 

Amina Saïd Chiré est maître de conférences à l’Université de Djibouti. Après des travaux de recherches sur la fin du nomadisme et la sédentarisation des pasteurs nomades en République de Djibouti, elle s’est orientée, vers la conception d’ouvrages de référence sur la République de Djibouti tel l’Atlas de Djibouti (en collaboration avec Alain Gascon).



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samedi 25 février 2012

Espace Populations Sociétés

Espace Populations Sociétés 2011-2
Varia
Villeneuve d'Ascq, Université des Sciences et Technologies de Lille, 2012. 223 pages, 16 x 24 cm.

Sommaire :

Jean-Pierre Renard - Éditorial
Sophie Vause - Différences de genre en matière de mobilité professionnelle des migrants congolais (RDC) en Belgique
Despina Vasilcu et Raymonde Séchet - Vingt ans d’expérience migratoire en Roumanie postcommuniste
Bastien Sepúlveda - Entre villes et campagnes. Mobilités contemporaines et stratégies territoriales mapuches au Chili
Andonirina Rakotonarivo - Vivre là-bas, exister ici : absence et présence des migrants des Hautes Terres de Madagascar
Patrick Gonin, Nathalie Kotlok et Stéphanie Lima - Entre réseaux et territoires, des mobilisations multiscalaires pour le développement. Réseaux migratoires et communes rurales dans la région de Kayes, Mali
Jérôme Tourbeaux - L’évolution démographique en Andorre est-elle compatible avec le maintien de son identité culturelle ?
Marie Ladier-Fouladi - La nouvelle jeunesse iranienne : principale protagoniste du changement
Marc Tremblay - La profondeur des souches ancestrales au Québec, une mesure de la régionalité de la population
Catherine Barthon et Brigitte Monfroy - Choix du collège et capital spatial : étude empirique appliquée aux collégiens lillois
Audrey Bochaton - La construction de l’espace transfrontalier lao-thaïlandais : une analyse à travers le recours aux soins
Rafael Costa, Thierry Eggerickx et Jean-Paul Sanderson - Les territoires de la fécondité en Belgique au 20ème siècle. Une approche longitudinale et communale
Frédéric Durand - La construction métropolitaine en Haute Silésie


Revue bilingue français / anglais

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