Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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mercredi 30 octobre 2013

Atlas de l'histoire militaire


Aaron Ralby
Atlas de l'histoire militaire.
Anthologie illustrée de l'Antiquité à nos jours

Paris, Elcy Éditions, 2013. 320 pages, 22 x 27,8 cm, broché.


Cet ouvrage, richement illustré, emporte le lecteur dans un voyage à travers le temps, depuis les combats préhistoriques de l'âge de pierre jusqu'aux guerres technologiques contemporaines, reposant sur les unités d'élite assistées de drones et de missiles. Il relate le destin exceptionnel d'hommes et de femmes dont le charisme galvanisa des armées entières, de la reine Boadicée, soulevant les peuples bretons contre la répression de Rome, à Alexandre le Grand, partant à la conquête de son vaste empire. Il retrace aussi les causes et les conséquences des deux guerres mondiales, en examine les héritages géopolitiques, de la guerre froide à l'hégémonie américaine, et se penche sur les événements les plus récents, des attentats du 11 septembre 2001 au Printemps arabe.
riche de nombreuses illustrations, organisé par régions du globe, cet atlas est un ouvrage indispensable, qui comblera les amateurs comme les passionnés.


Commande : 24,90 € > 23,65 €

jeudi 3 octobre 2013

Les grandes puissances doivent s'adapter et calquer leur stratégie

Pierre Pagney
Les guerres de partisans et les nouveaux conflits
Paris, Economica, 2013. 156 pages, 15,5 x 24 cm, broché.


Les guerres de partisans traversent l'Histoire militaire. Les partisans ne sont cependant définis comme des combattants irréguliers, qu'à partir du XVIIe siècle. Durant toute la période qui précède la Seconde Guerre mondiale (guerres de Louis XIV, napoléoniennes et franco-prussienne de 1870-1871, en particulier), ils sont des civils ou des combattants issus des armées régulières qui mènent un combat conventionnel, discipliné, et sont dotées de puissants moyens. La Résistance française marque, entre 1939 et 1945, un tournant stratégique dans les rapports entre partisans et armées régulières.
Les nouveaux conflits qui interviennent dans la deuxième moitié du XXe siècle et au début du XXIe : conflit de décolonisation (Indochine/Viêt-Nam/Algérie), montée en puissance de l'islamise anti-occidental (Afghanistan/AQMI au Sahara et au Sahel), donnent aux partisans (guérilleros) un caractère de nouveauté spectaculaire.
Les grandes puissances doivent s'adapter et calquer leur stratégie sur celle de leurs adversaires qui pratiquent la dispersion, le coup de main et l'esquive, en profitant d'une géographie physique (montagnes, forêts, espaces désertiques) et humaine (immersion dans les populations) qui les rendent le plus souvent insaisissables. Tout cela conduit à l'émergence de la contre-guérilla et à la mise en place des forces spéciales. On en arrive alors à un prodigieux décrochement d'échelle, au moment où les puissances majeures commencent à se défier jusque dans l'espace extra-atmosphérique.


Commande : 23 € > 21,85 €

mercredi 19 juin 2013

De la Libye au Mali, au coeur du nouveau Djihad

Samuel Laurent
Sahelistan
Paris, Seuil, 2013. 370 pages, 15,4 x 24 cm, broché.


« Voici l’histoire d’un périple qui devait rester confidentiel, au même titre que toutes mes missions précédentes. Mais face à ce que j’ai découvert, le silence n’était plus une option. » Parti en Libye pour un voyage d’affaires peu après la chute de Kadhafi, Samuel Laurent se retrouve plongé dans un pays en proie à l’anarchie, livré aux milices de toute obédience et aux trafics en tout genre (drogues, armes, cigarettes, médicaments…). 

Mais une fois son travail accompli, au lieu de reprendre la destination de chez lui, cet intrépide voyageur choisit, au mépris de tous les dangers, de s’enfoncer plus avant dans le désert libyen… à la rencontre des djihadistes et autres groupes surarmés plus ou moins politisés. Les interviews qu’il recueille, plus stupéfiantes les unes que les autres, donnent pour la première fois longuement la parole à ceux qui ont choisi de défier la France. 

Commande :  19,50 € > 18,52 €

mercredi 22 mai 2013

Le désarmement unilatéral de l'Europe : un danger dans un monde de tensions ?


Jean-Baptiste Vouilloux
La démilitarisation de l’Europe 
Un suicide stratégique ?
Paris, Argos, 2013. 160 pages, 12 x 19,4 cm, broché.


Persuadés que le reste du monde adoptera leur modèle d’intégration pacifique, les Européens renoncent aux attributs de la puissance guerrière, héritage d’une longue histoire troublée. Animée par des forces profondes de nature politique, culturelle et sociale, la démilitarisation de l’Europe n’est pas un épiphénomène ou une dynamique passagère. Elle prend racine dans une tentation de « sortir de l’Histoire » et s’inscrit dans l’évolution des sociétés postmodernes. 

Depuis 2009, les Etats membres de l’Union Européenne réduisent leur budget de défense de manière constante et déterminée. Cette démilitarisation se traduit déjà par des déficits capacitaires et opérationnels. 

Le problème est que cette atrophie, que l’on justifie par la crise financière de 2008, est loin de s’appliquer aux autres parties du globe. Ce désarmement unilatéral ne comporterait-t-il pas une part de danger, dans un monde où les tensions se multiplient ? 

Dans cet ouvrage informé, Jean-Baptiste Vouilloux suggère que le mouvement n’est pas inéluctable, à condition que les Européens appréhendent avec lucidité la nouvelle donne stratégique et remettent en perspective l’outil militaire et leurs intérêts de long terme.

Diplômé de Saint-Cyr, breveté de l’Ecole de Guerre et du Collège des Forces Canadiennes, le chef de bataillon Jean-Baptiste Vouilloux est officier d’infanterie ; il sert actuellement à l’Etat-Major des Armées. La démilitarisation de l’Europe est son premier ouvrage.


Commande :  12 € > 11,40 €

samedi 9 février 2013

Révolution et violence en Syrie


Maghreb Machrek n° 213, automne 2012
La crise syrienne
Paris, Choiseul, 2012. 140 pages, 15 x 23 cm, broché.

SOMMAIRE:

  • Le soulèvement syrien et son impact sur les relations turco-syriennes, Meliha ALTUNISIK - Özlem TUR
  • L'avenir des relations syro-libanaises, Pierre BERTHELOT
  • Pour une nouvelle conception de la Syrie : le renversement de l’image de l'État et du régime, Adam ALMQVIST
  • Le Conseil national syrien : genèse, développement et défis, Ignacio ALVAREZ-OSSORIO
  • Révolution et violence en Syrie : l’héritage des Frères musulmans, Raphaël LEFÈVRE
  • La construction d’un territoire kurde en Syrie : un processus en cours, Cyril ROUSSEL
  • Le moment électoral de 1954 en Irak et en Syrie, Matthieu REY
  • Méditerranée : culture à la dérive, cultures sur les deux rives ou culture des deux rives, Soufyane FRIMOUSSE

Commande:  20€

mardi 16 octobre 2012

Trente-six ans après, la réédition de La géographie ça sert d'abord à faire la guerre!


Yves Lacoste 
La géographie ça sert d'abord à faire la guerre
Paris, La Découverte, 2012. 13,5 x 22 cm, 256 pages, broché.

En 1976, la première édition de ce livre dans la « Petite collection Maspero » fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l'importance politique de toute réflexion sur l'espace - tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l'un des enseignements les plus rébarbatifs et « inutiles ». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu'existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l'espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes. À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d'en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d'une nouvelle géographie « géopolitique ». 
Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l'auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les moeurs et où l'analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s'est imposée dans le débat public.

Commande 21 € > 19,95 €

mardi 18 septembre 2012

Tout savoir sur les 40 plus grands conflits de l'histoire

Jean-Christophe Delmas
Dico Atlas des guerres
Paris, Belin, 2012. 96 pages, 22 x 16 cm, broché.

• L’ordre chronologique pour fixer les repères historiques
➢ Triées en trois périodes, les guerres sont faciles à repérer:
I. De l’Antiquité au Moyen Äge, II. Des temps modernes au XIXe (e en exposant) siècle, III. Depuis la Première Guerre mondiale.
➢ Chacune est présentée en une dizaine de dates-clés sur une frise chronologique

• Des données essentielles pour cerner chaque conflit
➢ Le type de conflit, ses dates, les belligérants, les lieux, le nombre de victimes et l’issue du conflit
➢ Une carte géographique et un texte explicatif afin d’en montrer autant que possible les causes et la portée, tout en donnant un aperçu clair du déroulement historique

• Disposer d’un outil de référence largement documenté
➢ Grâce à son organisation chronologique, un accès immédiat à l’information
➢ Des images symboliques (peinture, sculpture, photographies…) pour un instrument précieux tout au long des études – et bien longtemps après !

Jean-Christophe Delmas, né en 1966, est agrégé d'histoire. Enseignant, il a participé à la rédaction de plusieurs manuels d'histoire et il est l'auteur du Dico Atlas de l'Histoire du Monde, paru en 2010.

Commande 11,90 € > 11,30 €

samedi 8 septembre 2012

Le nouveau numéro de DIPLOMATIE

Diplomatie n°58
Quel contrôle pour le commerce des armes?
Paris, AREION group, 2012. 98 pages, 23 x 30 cm, broché.


Sommaire:
FOCUS
 - Chronologie
- ONU La diplomatie au Conseil de Sécurité
- Focus: Géopolitique des mers et des océans
- Cartographie: Risques maritimes et déploiements navals
- Focus: État de l'action humanitaire en 2012
- Focus: L'action humanitaire en 2012, le cas du Sahel, du Soudan du Sud et du Yémen

POINTS CHAUDS
- Analyse: La crise syrienne, itinéraire de la transformation d'une révolte en guerre civile
- Analyse: Russie, quelle lecture de la crise syrienne
- Entretien: Les chrétiens d'Orient face à l'insurrection syrienne
- Cartographie: Syrie, le nouveau déstabilisateur du MO?

PROSPECTIVE. Rio, 20 ans après
- Analyse: Rio + 20 ou le sommet de l'inaction
- Analyse : Rio, miroir de la nouvelle pensée stratégique américaine?
- Tableau de bord: Développement durable, quels enjeux pour demain?

DOSSIER. Quel contrôle pour le commerce des armes?
- Analyse: Le contrôle du commerce des armes conventionnelles, les failles des réglementations internationale, régionale et nationale
- Focus: Quelques trafiquants célèbres
- Analyse: traiter sur commerce des armes, un processus toujours en devenir
- Entretien: la France, promotrice d'un traité ambitieux sur le commerce des armes
- Analyse: Quels sont les impacts potentiels d'un traité sur le commerce des armes?
- Portfolio: l'AK-47, le fusil d'assaut le plus répandu au monde
- Analyse: La levée de l'embargo européen sur les armes en direction de la Chine: quelles conséquences à prévoir?
- Atlas du marché licite et illicite des armes

 GÉOPOLITIQUE. Mexique: carrefour de tous les trafics
- Analyse: Mexique, État-unis et narcotrafic, une coopération binationale en terrain miné
- Entretien: Ciudad Juarez, plaque tournante de trafics en tous genres
- cartographie: Cartels mexicains et narcotrafic, les fléaux du continent américain

STRATÉGIES. Libye: un modèle de transition politique?
- Analyse: La nouvelle Libye sur le chemin de la démocratie et de l'économie de marché
- Analyse: trafics d'armes dans le Sahel : une menace renouvelée
- Portfolio: le printemps arabe en graffiti
- Entretien: l'opération de l'OTAN en Libye: un modèle d'opération réussie?
- Analyse: Quel avenir pour la "responsabilité de protéger"?
- Tableau de bord: Armes libyennes, le nouveau fléau du Sahel
- Cartographie: La poudrière sahélienne

 ALERTES DES SÉCURITÉ - Cartographie: Alertes de sécurité dans le monde

Commande 8,95 €

vendredi 31 août 2012

Un ouvrage essentiel d'histoire des relations internationales et de leurs théories

Robert Frank
Pour l'histoire des relations internationales 
Paris, PUF, 2012. 756 pages, 15 x 21,7 cm, broché. 

L’histoire des relations internationales a beaucoup évolué depuis le livre fondateur de Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle en 1964.
La première partie montre comment ces deux pionniers ont contribué à la métamorphose de cette discipline en la faisant sortir de la chrysalide de l’histoire diplomatique traditionnelle. Le point est également fait sur les autres écoles historiques nationales, ainsi que sur la façon dont les historiens internationalistes ont été et sont encore grandement influencés par l’évolution des autres sciences sociales.
La deuxième partie pose la question des jeux d’échelles qui, dans l’espace et le temps, affectent la hiérarchie des puissances et les systèmes internationaux selon trois niveaux : le national, l’international et le transnational.
La troisième partie interroge, voire dépasse la notion de « forces profondes » chère à Pierre Renouvin pour mesurer les « dynamiques » qu’elles induisent dans différents champs : l’économie, la sécurité, les mouvements de populations, les imaginaires et les pratiques culturelles.
La quatrième partie reprend et renouvelle les thématiques préférées de Jean-Baptiste Duroselle en analysant le poids des acteurs et des milieux dans « les processus de décision » en matière de politique étrangère. Enfin, la dernière partie tient compte du fait que les historiens internationalistes français se sont intéressés à « l’Europe », aux problématiques spécifiques des relations intereuropéennes, de « l’ordre européen » et de « la construction européenne ».

Robert Frank est professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’unité mixte de recherche IRICE (Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe), un laboratoire dépendant du CNRS et des universités Paris 1 et Paris 4. Il est spécialiste d’histoire des relations internationales et de la construction européenne. 

Commande 32 € > 30,40 €

vendredi 24 août 2012

Traquer les prénotions qui ont la vie dure pour mieux saisir le fait religieux aujourd'hui

Lionel Obadia
Idées reçues - La Religion
Paris, Le Cavalier Bleu, 2004. 127 pages, 10,5 x 18 cm, broché. 

"La religion est le propre de l'homme" · "La religion est irrationnelle" · "La religion est le rempart contre les peurs existentielles" · "Pas de religion sans dieu" · "Les religions sont des instruments du pouvoir" · "La religion est un obstacle au développement" · "Les religions poussent à la guerre" · "On peut très bien vivre sans religion" ...
Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.

Lionel Obadia, docteur en Sciences Sociales, est Maître de Conférences en ethnologie à l'Université Lille III. En plein cœur des débats contemporains qui opposent « laïcs » et « religieux », ses recherches sur le bouddhisme, les grands monothéismes et polythéismes, ainsi que sur le chamanisme et la sorcellerie, rappellent ici que la religion est un fait humain complexe, aux fondements aussi universels que ses manifestations sont diversifiées.


Commande 9,95 €

Géographie et marxisme pour comprendre le nouvel impérialisme

David Harvey
Le nouvel impérialisme 
Paris, Les Prairies Ordinaires, 2010. 241 pages, 14 x 21 cm, broché. 

Les guerres d'Afghanistan et d'Irak ont obligé la gauche mondiale à élaborer de nouvelles manières d'analyser et de combattre l'impérialisme. Mais David Harvey montre dans ce livre que, outre cette dimension spectaculaire et violente, qui laisse à penser que la main invisible du marché a plus que jamais besoin d'un gant de fer, l'impérialisme procède de logiques qui déterminent aussi notre quotidien de manière plus diffuse.

Ce que l'auteur appelle l'" accumulation par dépossession " consiste en une répétition nécessaire du processus d'accumulation primitive jadis observé par Marx : le capitalisme financier entraîne en effet la privatisation accélérée des biens communs (terres, forêts, eau, savoirs traditionnels...) et des services publics (énergie, logements, transports, santé...).

David Harvey montre qu'en réalité l'impérialisme capitaliste procède de deux logiques, l'une économique, l'autre politique, qui s'articulent et s'affrontent pour développer des stratégies de domination dans le temps et dans l'espace. Quelles sont les relations entre les dépenses astronomiques du Pentagone et le déclin économique relatif des Etats-Unis ? Washington fait-il reposer de plus en plus son hégémonie mondiale sur le facteur militaire ? Comment l'Amérique compte-t-elle résister à la montée en puissance de l'Asie de l'Est et du Sud-Est ? L'occupation de l'Irak marque-t-elle une première étape de ce conflit planétaire ?

Pour répondre à ces questions, l'auteur combine de façon originale une triple approche théorique, historique et conjoncturelle. II explique ainsi comment l'impérialisme reconfigure en permanence les liens entre expansion économique et domination territoriale ; il le situe dans la longue durée et le montre à l'oeuvre, sous nos yeux, en ce début du XXIe siècle.

Commande 20,30 € > 19,29 €

Histoires d'hommes et de femmes dans un conflit sans fin

Jérôme Tubiana
Chroniques du Darfour 
Paris, Glénat, 2010. 336 pages, 14 x 20 cm, broché. 

D'abord ajouté à la liste des "guerres oubliées", à partir de 2004, le conflit du Darfour a provoqué le plus vaste opération humanitaire jamais lancée, ainsi qu'une mobilisation de l'opinion sans précédent en Occident. Mais cette guerre a souvent été présentée de manière simpliste, connue le massacre de civils "africains" par un gouvernement et des milices "arabes".

Ce n'est ni le hasard ni l'actualité qui ont conduit Jérôme Tubiana au Darfour : ses parents, tous deux ethnologues, avaient étudié les peuples de cette région dans les années 1960. Quarante ans plus tard, il a marché sur leurs traces, en quête des lieux et des familles qu'ils avaient connus. Ces amis retrouvés lui ont confié leur Histoire de la guerre.

Ni étude géopolitique, ni pamphlet militant, Chroniques du Darjour est un récit au plus près du terrain. Jérôme Tubiana y raconte un pays en guerre et donne la parole à ses habitants, connus ou anonymes, victimes ou bourreaux. Sans préjugés ni parti pris, il a rencontré civils et combattants, réfugiés, rebelles et "Janjawid". Leurs témoignages révèlent les fractures qui menacent le plus vaste pays d'Afrique, ainsi qu'une lutte pour la terre et des ressources naturelles de plus en plus rares, qui annonce peut-être d'autres guerres, au-delà du Soudan.


Commande 19,99 € > 18,99 €

vendredi 17 août 2012

L'étape finale du démantèlement de l'ex-Yougoslavie

Amaël Cattaruzza
Territoire et nationalisme au Montenegro - Les voies de l'indépendance 
Paris, L'Harmattan, 2011. 310 pages, 15 x 23,5 cm, broché. 

Le 21 mai 2006, 55,5 % des Monténégrins se prononçaient par référendum pour l'indépendance de leur pays. Pourtant, ce résultat n'allait pas de soi. En mars 1992, alors que la Yougoslavie était en voie d'éclatement, les Monténégrins votaient à plus de 95 % pour le maintien du Monténégro au sein d'une nouvelle fédération yougoslave avec la Serbie. Certes, l'abstention était importante (34 % des votants), mais ce basculement en l'espace de quatorze ans peut paraître paradoxal.

Cet ouvrage décrit le processus qui a conduit le pays dans cette voie, celle de l'indépendance. L'auteur analyse en particulier les modes de diffusion du nationalisme monténégrin au cours de cette période, et la manière dont ce territoire s'est peu à peu imposé dans les représentations de ses populations comme un territoire national. Issu de quatre ans de recherches et de multiples séjours dans la région, ce travail est basé sur une hypothèse de départ, celle de l'existence d'une relation intime entre nationalisme, espace politique et représentations territoriales. L'auteur déconstruit les discours nationalistes et les dynamiques de construction d'une identité et d'un territoire national. Il s'interroge aussi sur les voies de transmission sociale du nationalisme, et s'intéresse autant aux discours historiques, aux ouvrages scolaires et aux débats identitaires, qu'aux partis politiques, à l'affirmation progressive de l'État monténégrin et aux vecteurs familiaux et médiatiques du sentiment national.

Enfin, parce que l'on ne construit jamais sur du vide ni à partir de rien, l'auteur étudie également ce nationalisme " par le bas ", fondé sur les représentations individuelles et intimes de la nation et de son territoire.


Commande 29,50 € > 28,02 €

vendredi 29 juin 2012

L'homme et l'art de la guerre

Marc  de Fritsch  & Olivier Hubac 
Des guerres et des hommes. Idées reçues sur 25 siècles de conflits
Paris, Cavalier Bleu, 2012. 198 pages, 14 cm x 21 cm, broché

Même si, aujourd’hui, les termes de « conflit » et de « crise » tendent à être préférés à celui de « guerre », si le ministère de la Défense a remplacé celui de la Guerre, celle-ci demeure gouvernée par quelques principes partagés par toutes les cultures et à toutes les époques, parfois sommairement résumés en idées reçues : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », « L’argent est le nerf de la guerre », « La guerre est une chose trop grave pour être confiée aux militaires », « Il existe des guerres justes », … 
On fait la guerre en vue de défendre un territoire, un droit... ou de les conquérir, ou de faire triompher une idée. Art de bien diriger cette lutte, l’étude de la guerre ne saurait toutefois se limiter à la stratégie militaire. Activité sociale, elle doit aussi être abordée sous ses aspects économique, politique, juridique ou encore psychologique. 
Et en premier lieu, s’interroger sur la guerre, revient à poser la question du mal et de la violence. Comment l’homme en vient-il organiser collectivement la mort de ses semblables ? La guerre cultive en effet depuis l’Antiquité une ambivalence qui fascine et révolte à la fois : lieux de l’héroïsme, du courage, de la défense de valeurs considérées comme supérieures, elle est aussi celui de la lâcheté, de la cruauté et de la perversion. En définitive, la guerre nous renvoie à notre humanité dans ce qu’elle a de plus noble et de plus abject. 

SOMMAIRE:
LA GUERRE ET L'HOMME : UNE SI VIEILLE COMPLICITE 
- "La guerre existe depuis la nuit des temps" 
- "La guerre est une affaire d'hommes" 
- "La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens" 

LA GUERRE, UNE AFFAIRE FACILE ?
- "L'argent est le nerf de la guerre" 
- "À la guerre, tous les coups sont permis"
- "La guerre est un art simple et tout d'exécution" 

LA GUERRE : TOUJOURS UN BEL AVENIR ? 
- "On assiste au retour de la guerre" 
- "L'arme nucléaire ne sert plus à rien"
- "Supprimons les armées et il n'y aura plus de guerre" 

Collection: Idées Reçues 

Commande 18 € > 17,10 €

mercredi 9 mai 2012

La Syrie, retour sur une révolution



Michel Seurat, Gilles Kepel & Olivier Mongin (Préfaciers)
Syrie. L'Etat de barbarie
Paris, PUF, 2012. 288 pages, 15 x 21,7 cm, broché. 

Michel Seurat, assassiné pendant sa captivité en 1986 à Beyrouth lorsqu'il était otage de "l'Organisation du jihad islamique", une émanation du Hezballah, fut l'un des meilleurs spécialistes du monde arabe contemporain. Arabisant hors pair, homme de terrain scrupuleux, féru de sciences sociales autant qu'islamologue érudit, ce chercheur au CNRS a fécondé les générations successives, et plus d'un quart de siècle après sa disparition, ses textes font toujours référence dans les universités du monde entier, où ils sont devenus un classique de l'école française des études du Proche-Orient.
Ses analyses du système de pouvoir syrien à l'époque de Hafez el-Assad, qu'il nomma "l'Etat de barbarie", nourries de la lecture du grand historien médiéval Ibn Khaldoun comme de la sociologie française, écrites à chaud dans les années 1980, sont plus que jamais d'actualité tandis que la Syrie dont Bachar el-Assad a hérité s'est enfoncée dans une violence inouïe, où s'enchevêtrent révolution et guerre civile.
Ses études des clans, des villes, des milices urbaines alaouites ou islamistes, des Frères musulmans, fournissent des clefs de lecture indispensables pour comprendre les enjeux et les lignes de clivages d'aujourd'hui, à l'heure où le monde arabe est entré dans l'une des phases de bouleversements majeurs de son histoire.
Syrie, l'Etat de barbarie reprend des textes fondateurs de Michel Seurat devenus introuvables et parus dans divers recueils désormais épuisés.

Collection: Proche-Orient

 Commande 27 € > 25,65 €

lundi 16 avril 2012

Les génocides

Edward S. Herman, David Peterson & Dominique Arias
Génocide et propagande. L'instrumentalisation politique des massacre
Paris, Lux, 2012. 177 pages, 14 x 21,5 cm, broché.

Depuis la fin de la guerre froide, les termes "massacre", "bain de sang" et "génocide" ont massivement fait irruption dans le vocabulaire des relations internationales. Ils sont devenus essentiels à la justification des interventions militaires occidentales, que ce soit au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, en Irak ou en Libye.
En politique, rappellent Edward S. Hermon et David Peterson, les mots ne sont pas innocents. Le sens qu'on leur donne est fonction des buts que l'on poursuit et des intérêts que l'on défend. En étudiant de manière rigoureuse l'usage de ces trois termes dans les discours officiels et les médias, les auteurs démontrent qu'ils sont principalement utilisés pour qualifier les agissements de pays qui, d'une manière ou d'une autre, sont en conflit d'intérêts avec les Etats-Unis. Très rare est leur usage pour parler des exactions commises par ces derniers et leurs alliés. Que faut-il en conclure ? Qu'en plus de leur précision chirurgicale, les missiles américains ont la faculté de juger du bien pour ne s'attaquer qu'à l'infâme, au vil, ou néfaste ? Ou alors, que la "responsabilité de protéger", évoquée pour justifier les interventions militaires à vocation "humanitaire" de l'Occident, n'est que le nouvel emblème d'un impérialisme plus vigoureux que jamais ?

Sommaire:
GENOCIDES CONSTRUCTIFS
- Les victimes du régime des sanctions en Irak
- L'invasion/occupation de l'Irak

GENOCIDES NEFASTES
- Guerres et massacres au Darfour
- La Bosnie-Herzégovine
- Le Kosovo

MASSACRES BENINS
- Israël : Sabra et Shatila
- Israël : l'invasion de Gaza de décembre 2008/janvier 2009
- Croatie : l'opération Tempête

BAINS DE SANG MYTHIQUE
- Racak

Edward S. Hermon est professeur émérite de finance à la Wharton School (University of Pennsylvania). Economiste et analyste des médias de renommée internationale, proche collaborateur de Noam Chomsky, il est l'auteur de nombreux ouvrages. David Peterson est un journaliste d'enquête indépendant installé à Chicago. Il a écrit de nombreux articles en collaboration avec Edward S. Hermon.

Collection: Futur Proche

Commande
15 € > 14,25€

mardi 6 décembre 2011

Les guerres masquées

Delbecque, Eric
L'influence ou les guerres secrètes. De la propagande à la manipulation
Paris, Vuibert, 2011. 295 pages, 15,6 x 24 cm, broché.

Les guerres secrètes existent. Mais elles ne ressemblent guère aujourd’hui aux intrigues les plus folles des blockbusters hollywoodiens. Pensons-nous qu’un quelconque savant fou rêve de devenir le maître de l’univers en créant un super-soldat puis en le clonant à des millions d’exemplaires ? Évidemment non. Un cénacle occulte se réunit-il dans des bases ultrasécurisées pour planifier la conquête du monde par des agents infiltrés dans les plus hautes sphères gouvernementales ? Encore non. Existe-t-il à la surface du globe un génie criminel au QI exceptionnel capable d’inventer une arme terrifiante lui permettant de faire chanter tous les États de la planète? Toujours non. Lex Luthor, tout comme le professeur Moriarty, le Docteur No ou l’organisation du Spectre, habitent l’imaginaire des scénaristes mais pas des souterrains sécurisés sous nos cités, ou des châteaux médiévaux fortifiés, au fond de sombres campagnes au climat transylvanien… À mille lieues de l’attirail fantasmatique de toutes les formes de théories du complot, ces guerres « masquées » se révèlent à la fois bien plus prosaïques et plus complexes à explorer. Il faut les chercher sur le terrain de l’influence, des stratégies pour configurer et par conséquent contrôler, de la manière la plus discrète possible, l’espace mental, collectif ou individuel, et le maillage normatif. L’influence, pour reprendre la formule de Walter Lippmann, c’est la « fabrique du consentement ».

Sommaire:
L'INFLUENCE OU L'"EXTENSION DU DOMAINE DE LA LUTTE
"Portrait du nouveau monde
La guerre économique : storytelling ou "nouvel esprit du capitalisme" ?

CONQUERIR LES ESPRITS : DE LA PROPAGANDE A LA MANIPULATION
Totalitarisme et propagande : dominer les corps et dresser les esprits
La manipulation ou le modelage des perceptions

PRODUCTION ET MARKETING DES IDEES : LES THEATRES D'OPERATIONS DES GUERRES "HORS LIMITES"
La bataille des idées et des normes ou le contrôle des possibles
Les think tanks ou la guerre des idée

Éric Delbecque dirige le département sécurité économique de l'Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ). Il est membre du conseil scientifique du CSFRS. Il a été directeur de l'Institut d'Études et de Recherche pour la Sécurité des Entreprises (IERSE), expert au sein de l'ADIT (société nationale d'intelligence stratégique) et responsable des opérations d'intelligence économique et de communication de crise au sein d'une filiale de La Compagnie Financière Rothschild. Il enseigne également à l'ENA. Il est enfin expert pour l'Association Progrès du Management (APM). Il est notamment l'auteur de : Le leadership de l'incertitude ou la Renaissance des organisations (Vuibert) ; La métamorphose du pouvoir : La chance des civilisations (Vuibert) ; Quel patriotisme économique ? (PUF) ; L'intelligence économique (PUF) ; L'Europe puissance ou le Rêve français (Éditions des Syrtes) ; Les Chants de guerre (Éditions du Rocher).

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mardi 5 juillet 2011

Au programme de l'agrégation: la géographie des conflits

Stéphane Rosière
Géographie des conflits armés et des violences politiques
Paris, Ellipses, 2011. 240 pages, 16,5 x 24 cm, broché. - 9782729866082

Cet ouvrage présente les différentes formes des conflits armés et évalue leur impact et leurs implications politiques et spatiales. Il distingue la guerre inter-étatique, ou guerre « classique » opposant des États par le biais de leurs armées respectives, et les conflits intra-étatiques, ou guerres civiles, désormais la manifestation la plus courante de la violence armée dans le monde.
Au-delà de la guerre, l'ouvrage présente aussi la violence politique, notamment les phénomènes liés aux soulèvements, aux révolutions et à la répression. La dimension démographique n'est pas oubliée, car la transformation du peuplement implique différents crimes de masse (massacres, génocides, nettoyages ethniques).
Enfin, l'analyse de la dimension économique des guerres, considérées comme facteurs d'appauvrissement ou d'enrichissement, souligne la relation décisive entre économie et guerre. Entre la représentation exagérément optimiste d'une société pacifiée par la mondialisation et la vision pessimiste d'un monde structuré par la violence, il importe de dépasser le simple clivage guerre/paix et de souligner au contraire la variété des formes de violences armées dans les sociétés contemporaines.

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lundi 28 mars 2011

Revue des deux mondes

Revue des deux mondes n° 3724. mars 2011
Dans la guerre
Paris, Revue des deux mondes, 2011. 192 pages, 14,8 x 23,4 cm, broché. - 9782356500359

• JOURNAL LITTÉRAIRE
Michel Crépu - Talleyrand, Céline, Nagorski...
• CERCLE DE LA REVUE DES DEUX MONDES
François Fillon - Le chemin de crête

• ÉTUDES, REPORTAGES, RÉFLEXIONS
Philippe Sollers et Patrick Amine - Entretien - La révolution Manet
Patrick Amine - Poésie de Manet
Daniel Ilea - La joie de l’éternité, entre Spinoza et le taoïsme
Renaud Girard - Côte d’Ivoire, la victoire du perdant
Guyonne de Montjou - Carnet de route en Haïti, chapitre III
Marin de Viry - Façonné par l’illusion
Thomas Ravier - Le corps de Houellebecq. Secte and rock n’roll
Annick Steta - Comment réformer le système monétaire international

• DANS LA GUERRE
Jean-Yves Boriaud - Machiavel et l’« humanisme militaire »
Pierre de Beauvillé - Gendarmerie, grand corps malade
David di Nota - Penser la guerre en Europe
Frédéric Guelton - La disparition de l’armée de l’espace national
Eric Desmons - Mourir pour la patrie
Louis Crocq - La culpabilité du soldat occidental
Guy Le Gaufey - Le vertige de l’asymptote

• CRITIQUES
Livres : Edith de La Héronnière - Une épopée mathématique et mystique ; Frédéric Verger - Le mensonge et la gloire ; Jean-Yves Boriaud - Le chef et le héros
Concerts : Mihaï de Brancovan - Retour des Mamelles de Tirésias à l’Opéra-Comique
Disques : Jean-Luc Macia - Quatre pianistes, quatre univers

• NOTES DE LECTURE
Maxime Leo par Aurélie Julia, Iradj Pezechkzad par Aurélie Julia, August Strindberg par Noémie Daliès, Guillaume Doizy et Jacky Houdré par Olivier Cariguel, Audur Ava ÓlafsdÓttir par Juliette Joste.

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vendredi 11 mars 2011

Une nouvelle approche pour enrichir l'analyse de la société kurde

Etudes rurales, N° 186, Juillet-décembre 2010
Ruralité, urbanité et violence au Kurdistan
Paris, EHESS, 2011. 246 pages, 20 x 24 cm, broché.- ISBN: 9782713222955

Souvent décrite dans la littérature scientifique et militante comme essentiellement rurale, la société kurde a, au cours du XXe siècle, subi les effets de la modernisation et de la violence des États. Pourtant, la ruralité en tant que telle n'a jamais été au centre des recherches portant sur le Kurdistan. Aussi, en s'inscrivant dans une perspective diachronique et pluridisciplinaire, ce numéro tente de remédier à cette carence. Une première partie, historique, évoque les flux constants et réciproques qui ont longtemps lié le monde rural et le monde urbain. Une deuxième partie traite plus spécifiquement des violences politiques qui ont profondément transformé les campagnes kurdes tout au long du XXe siècle. Enfin, une troisième partie ouvre des pistes de recherche sur de nouvelles façons d'aborder aujourd'hui les espaces issus de ces violences.
Nombre des articles de ce volume s'articulent autour des concepts d'"entre-deux", de "marge" et de "mobilité", mettant en relief la contradiction propre au Kurdistan entre une représentation tribale et montagnarde, d'une part, et la réalité des échanges permanents entre villes et campagnes, d'autre part. Outre qu'elle permet de documenter un espace géographique et social en constante mutation, cette nouvelle approche permet d'enrichir l'analyse de la société kurde, souvent limitée aux domaines politique et ethnique.

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