Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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vendredi 12 juillet 2013

Comment la littérature saisit-elle les villes ?

Véronique Bonnet, Marc Kober & Khalid Zekri
Lire les villes marocaines
Paris, L'Harmattan, 2013. 190 pages, 15,5 x 23,7 cm, broché.


Comment, par rapport à d'autres disciplines, comme la géographie, la sociologie, ou l'histoire, la littérature saisit-elle les villes ? Quelle est la spécificité du discours littéraire par rapport aux autres discours tenus sur la ville ? Et pourquoi la littérature semble-t-elle s'articuler à l'espace urbain de façon privilégiée ? Tels sont les enjeux principaux des études réunies dans ce livre.

Dans le cas du Maroc, certaines villes semblent susciter une littérature fondée sur un territoire lié à des particularités physiques ou linguistiques, et ce phénomène littéraire renouvelle l'approche des enjeux identitaires. C'est un état des lieux des rapports humains dans les villes qui se sédimente dans les livres, puis se redéploie à la faveur de nouvelles lectures critiques. La littérature permet ainsi d'imaginer d'autres avenirs relationnels.

Sommaire :

- Introduction, Marc Kober & Khalid Zekri
- Marches tangéroises (Paul Bowles, Brion Gysin, William Burroughs, Driss Ben Hamed Charhadi), Marc Kober
- Le Tanger expérimental de William Burroughs, Xavier Garnier
- L'hétérotopie tangéroise de Tahar Ben Jelloun, Christiane Albert & Marc Kober
- Yto Barrada : figures de résistance à la domestication de l'espace, Evelyne Toussaint
- Représentations de Tanger dans La Vida perra de Junita Narboni d'Angel Vazquez, Nathalie Sagnes Alem
- La Vida perra de Junita Narboni de Farida Benlyazid : une réécriture postcoloniale ? Véronique Bonnet
- Matière de Fès : littérature, cinérgie, cinécriture, Abdelkrim Chiguer
- Représentation littéraire de Fès, Anouar Ouyachchi
- Dionysos à Meknès : les dieux, les corps et la ville chez Miloudi Chaghmoum, Ziad Elmarsafy
- L'univers sonore d'Angel Vaszquez, Selim Cherief
- Au regard du sacré : lectures croisées de la Medina à Fès, Brice Gruet

Commande :  20 € > 19 €

samedi 16 février 2013

Les relations entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne


Sous la direction de Mansouria Mokhefi et Alain Antil
Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelés
Paris, CNRS Éditions, 2012. 240 pages, 15 x 23 cm, broché.

« La colonisation a balkanisé l’Afrique ! », accusent les dirigeants d’un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l’on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l’Afrique sub- saharienne.
Politiques africaines de l’Algérie et du Maroc, politique de l’Afrique du Sud vis-à-vis du Maghreb, mutations de la géopolitique saharienne après l’effondrement du régime libyen, conséquences pour la région de la sécession d’un Nord-Mali contrôlé par les islamistes radicaux, importance des échanges économiques (formels et informels) et des échanges humains de part et d’autre du Sahara : tous ces thèmes, ici traités par des spécialistes reconnus, éclairent sous différents jours les relations entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Ils révèlent que les migrants subsahariens qui s’installent désormais dans les pays du Maghreb ne font qu’exprimer l’unité croissante d’un espace jusqu’ici renvoyé à des logiques géopolitiques divergentes, et renouvellent aussi la vision que nous, Européens, pouvons avoir de notre Sud.

Commande:   30 € > 28,50 €

mardi 17 avril 2012

Moyen-Orient n°14: Le Maroc et sa géopolitique

Moyen-Orient n°14
Géopolitique du Maroc. Le réveil démocratique de la monarchie?
Paris, AREION Group, 2012. 98 pages, 23 x 30 cm, broché.

« Allah, Al-Watan, Al-Malik ». En français : « Dieu, la nation, le roi ».
Au Maroc, il n’existe rien de plus sacré que ces trois termes ; parfois, ils apparaissent dessinés avec des pierres blanches à flanc de colline. Même le souffle de liberté du « printemps arabe » ne doit pas les remettre en cause. Le royaume alaouite n’a toutefois pas échappé aux manifestations qui exigeaient des réformes politiques et économiques urgentes.
Rien à voir cependant avec les « émeutes du pain » des années 1980 qui, sous le règne de fer du roi Hassan II (1961-1999), s’opposaient aux augmentations du coût de la vie. Cette fois, il fallait réformer. Après les chutes de Zine el-Abidine ben Ali et de Hosni Moubarak, Mohammed VI a fait siennes des revendications menaçant le cœur même du Makhzen, l’appareil de décision entourant la monarchie.
Critiqué pour son immobilisme depuis son arrivée sur le trône en 1999, le roi du Maroc a décidé de mettre son pays sur les rails de la démocratie : il a accordé plus de pouvoir au Parlement et au gouvernement, a lancé des plans de développement économique… Objectif : conserver l’autorité d’une dynastie qui règne sur le Maroc depuis le XVIIe siècle. Mohammed VI apparaît dès lors comme l’un des grands gagnants de ce « printemps marocain » si particulier, offrant aux yeux du monde l’image d’une monarchie stable face à des républiques arabes sclérosées et totalitaires.
Le royaume alaouite se trouve ainsi à un moment décisif de son histoire politique. Partenaire privilégié des Occidentaux (France et États-Unis en tête), le Maroc ne peut plus reculer. On le voit bien dans la presse marocaine dite « libérale » qui rappelle, par exemple, que la prochaine étape est l’instauration d’une monarchie parlementaire comme en Espagne. Pour le gouvernement de Rabat, dirigé pour la première fois par des islamistes, la priorité est tout autre que de repenser le rôle du roi : s’ils ne parviennent pas à présenter un bilan positif, en matière notamment de lutte contre la corruption et la pauvreté, ils risquent de sombrer dans le discrédit, tout comme les formations des régimes déchus des États voisins. Sommes-nous donc face au réel réveil démocratique de la monarchie alaouite ? Le royaume n’a pas le choix, l’autoritarisme ne constitue une option viable dans aucun pays du Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le Maroc fait donc figure d’« exception », terme que l’on retrouve volontiers dans la presse française, mais qui demeure très critiqué en Espagne, où les journaux sont traditionnellement plus sceptiques envers le Makhzen et ses volontés d’ouverture. Lors de l’élaboration de ce numéro, il a d’ailleurs été difficile de trouver le ton juste et de ne pas céder au manichéisme qui semble être à l’œuvre dès lors que l’on parle de la monarchie alaouite.
Dessiner, par exemple, une carte du pays comportant la frontière du Sahara occidental peut être interprété comme une offense à l’intouchable Al-Watan. Pourtant, ce n’est pas le fruit d’une opinion, mais bel et bien un fait, reconnu par les Nations unies…


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10,95€

vendredi 2 mars 2012

Les greniers du Sud marocain

Herbert Popp, Mohamed Aît Hamza, Brahim El Fasskaoui & André Humbert
Les agadirs de l’Anti-Atlas occidental. Atlas illustré d’un patrimoine culturel au Sud marocain

L’ouvrage sur les greniers collectifs (agadirs) de l’Anti-Atlas du Sud marocain est le premier essai présentant une documentation et un inventaire complets et bien illustrés de ces monuments. Ces bâtiments à l’architecture impressionnante et énigmatique présentent une grande diversité de sites, de formes, de taille et d’agencements. Ils servaient (et servent parfois encore) de greniers collectifs réservés au stockage des produits agricoles là où le risque de pénurie est prononcé (sur les marges arides du Sahara marocain). Aujourd’hui, cette fonction traditionnelle est abandonnée dans beaucoup de cas, seuls environ un tiers des agadirs sont toujours fonctionnels. Ils constituent, encore vivants, un patrimoine culturel d’une valeur inestimable et qui mérite la préservation et la valorisation.

Cet ouvrage est le fruit d’un projet de recherche sur les greniers collectifs au Maghreb. Il comporte à la fois une lecture du patrimoine agadirien dans ses multiples dimensions territoriales, historiques, sociales et architecturales, mais aussi un inventaire systématique et détaillé de la totalité des agadirs de la région. Illustré par beaucoup de photos, de cartes, de vues satellites et des vues aériennes obliques, l’ouvrage n'est pas seulement un beau livre, c'est aussi un travail scientifique de haute tenue. Il constitue une base indispensable pour une préservation de qualité, une valorisation et une mise en scène intelligentes de ce patrimoine.

Sommaire :

Introduction
Première partie : Lecture du patrimoine des agadirs
Les agadirs du Sud marocain entre choix et nécessité
Unité et diversité des agadirs
L’architecture de l’agadir : techniques, fonctions et esthétique
L’agadir et son espace vital : composer avec les risques
Les agadirs aujourd’hui entre déclin, restauration et valorisation

Deuxième partie : Atlas illustré des agadirs de l’Anti-Atlas occidental
Description du procédé
A : Les agadirs n° 1-33
B 1 : Les agadirs n° 34-69
B 2 : Les agadirs n° 70-97
C : Les agadirs n° 98-105
D : Les agadirs n° 106-107

Les trois auteurs sont des spécialistes reconnus de la géographie rurale du Maroc.

Herbert Popp est professeur à l’Université de Bayreuth (Allemagne) et excellent connaisseur des pays du Maghreb depuis des décennies, surtout pour ce qui concerne l’agriculture irriguée, les phénomènes migratoires et le tourisme rural et solidaire.

Mohamed Aït Hamza est le directeur du Centre des Etudes Historiques et Environnementales de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (Rabat). C'est un grand connaisseur du monde rural du Sud marocain.

Brahim El Fasskaoui est professeur à l’Université Moulay Ismaïl de Meknès et spécialiste de l’agriculture traditionnelle des oasis présahariennes.


Bayreuth, Naturwiss. Gesellschaft Bayreuth, 2011, 500 pages avec 77 illustrations numétotées, 5 textes encadrés et 12 photos pleine page 27,0 x 27,0 cm, broché avec couverture à rabats et présenté dans un coffret luxueux. Les coordonnés de chacun des 107 agadirs, objets de l’enquête, ont été déterminées par GPS et reportées sur des cartes topographiques. Les fiches techniques qui offrent des informations sur chaque élément sont complétées par des photos détaillées, des images obliques et satellitaires et des plans de masse ; en tout environ 600 photos supplémentaires pour illustrer les textes.

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69 € > 65,55€

lundi 23 janvier 2012

Nouveau numéro: Annales de Géographie

Annales de Géographie nº 682 (novembre-décembre 2011)
Paris, Armand Colin, 2011. 121 pages, 16 x 24 cm, broché.

Sommaire:

La fabrique cinématographique de l'altérité. Les personnages de «Chinoises» dans le cinéma occidental, Jean-François STASZAK

Environnement urbain et obésité : peut-on transposer en Europe les approches nord-américaines ? Gabriel DUPUY, Clotilde MINSTER , Renaud WATEL.

Apport de l'analyse de discours pour renseigner les représentations paysagères et les demandes d'environnement. Les vallées du nord-ouest de la France, Marie-Anne GERMAINE

Les forêts dunaires de l'ouest de la France : de la nécessité d'une ressource aux difficultés d'une gestion multifonctionnelle, Yves PETIT-BERGHEM

Quand le numéro de département devient une marque vestimentaire : un allié inattendu et involontaire dans la résilience de l'institution départemental Frédéric TESSON

Frontière, territoire et mémoire à Figuig, oasis des confins marocains, Olivier SANMARTIN

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20€

mardi 17 janvier 2012

Moyen-Orient n°13: Islam et démocratie

Moyen-Orient n°13
Islam et démocratie
Paris, AREION Group, 2012. 98 pages, 23 x 30 cm, broché.

Après la révolution vient le temps de la contre-révolution.
Du Maroc à l’Égypte, celles-ci sont guidées par des formations autrefois honnies et bannies par les dictatures : les islamistes sont les grands gagnants politiques du « printemps arabe ». Alors qu’ils étaient peu nombreux sur les places à manifester, ils font leur retour en force – par les urnes – dans des sociétés en pleine transformation.
Si la laïcité implique l’éviction de la religion de l’espace public, une réflexion sur la place de l’islam dans les sociétés musulmanes s’impose. La foi du prophète Mahomet est, pour une majorité des habitants du sud de la Méditerranée, une référence identitaire primordiale. Les islamistes gouverneront, ils ont été élus, n’en déplaise aux plus sceptiques.
Faut-il pour autant en conclure qu’une « vague verte » enfermera le Maghreb et le Machrek dans une nouvelle ère d’autoritarisme ? Le totalitarisme menace malheureusement toujours.
Toutefois, nous ne sommes plus dans une logique d’islamisme révolutionnaire à l’iranienne, telle celle qui prévalait dans les années 1970 et 1980. Les partis islamistes se définissent désormais comme « conservateurs », à la manière des démocrates-chrétiens européens, et en appellent au « modèle turc ». Toutefois, gouverner ne sera pas chose aisée : la situation économique en Tunisie et en Égypte est désastreuse. Les jeunes qui ont provoqué la chute de Zine el-Abidine ben Ali et de Hosni Moubarak, rappelons-le, recherchaient avant tout un emploi et la promesse d’un avenir meilleur. Pas des cours de religion ! Après des décennies de régimes cleptomanes, corrompus et soi-disant laïques, ils ont décidé de donner une chance aux partis islamistes, mais n’hésiteront pas à les sanctionner par les urnes s’ils venaient à échouer.

C’est l’une des grandes leçons du « printemps arabe » : plus rien ne peut remettre en question la dignité et la liberté retrouvées. Enfin, ces « conservateurs » doivent affronter un « ennemi intérieur », les salafistes et leur vision radicale de l’islam.
En cette nouvelle année 2012, un an après la chute de Ben Ali, les enjeux sont considérables et personne ne sait ce qui se passera à court ou moyen terme.
2012, c’est aussi une date anniversaire particulière : les cinquante ans de la fin de la guerre d’Algérie, traumatisme qui marqua la fin de la colonisation française en Afrique et la naissance d’un nouvel État souverain. Après son dossier « Islam et démocratie », Moyen-Orient vous propose un regard différent sur l’Algérie, celui des géographes qui ont théorisé la conquête puis la domination coloniale.
Enfin, pour les Irakiens, 2012 rime avec « libération », non pas d’un autre dictateur, mais des forces militaires américaines qui, après plus de huit années de guerre, se sont retirées du pays le 18 décembre 2011. Problème : l’ancienne Mésopotamie est encore loin d’être une démocratie, bien au contraire. Cette nouvelle année est également l’occasion pour la rédaction de Moyen-Orient de procéder à quelques changements. Pour une meilleure compréhension du monde arabo-musulman, la revue débute avec l’actualité.
C’est dans ces premières pages qu’intervient un grand nom des études islamiques, Olivier Roy, directeur du programme « Méditerranée » à l’Institut européen de Florence. La dernière nouveauté se trouve à la fin de votre magazine : le lecteur découvrira la réalité du Moyen-Orient grâce à un outil des plus originaux, la bande dessinée.


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10,95€

samedi 19 mars 2011

Métropole de Casablanca

Michel Peraldi & Mohamed Tozy
Casablanca. Figures et scènes métropolitaines
Paris, Karthala, 2011, 372 pages, 16 x 24 cm, broché. - 9782811104566

Au début de l’année 2007, l’Université Hassan II Aïn Chock de Casablanca nous a donné la possibilité exceptionnelle de préfigurer ce qui devait devenir l’une des rares écoles doctorales de sciences sociales ouvertes au Maroc depuis les années de plomb. Nous réunissons alors, dans une très tonique absence d’académisme, des doctorants, enseignants, chercheurs, acteurs, journalistes et militants, autour de la vague ambition de donner un espace d’expression et de création aux sciences sociales, avec un penchant marqué pour l’anthropologie, telle qu’elle est pratiquée du côté des miniaturistes, façon Clifford Geertz.
La référence (plus que la révérence) à l’École de Chicago s’est imposée aussitôt, moins parce qu’il s’agirait de l’ériger en courant ou tendance dont nous suivrions le modèle que comme moment créateur dans le processus de production du savoir et des compétences. L’objet commun apparaît alors comme conséquence de cette référence : la métropole, qui nous irradie de sa présence autant que par le silence académique dont elle est l’objet.
Métropole en effet, Casablanca le devient à une vitesse qui dépasse toutes les prévisions, toutes les projections, parce que, à l’identique des villes africaines ou américaines, elle est une ville en croissance exponentielle dans un dispositif urbain lui-même explosif.
Comme dans toute métropole, à Casablanca aussi les citadins sont d’anciens paysans venus des douars. Certes, à la différence de la Chicago de l’ère industrielle, Casablanca n’est pas faite de « migrants » venus de la lointaine Europe. Si les colons l’ont bâtie, les paysans l’ont peuplée et en quelque sorte réinventée. Voilà donc la question anthropologique : quel travail fait la ville sur ces paysans ? Comment fabrique-t-elle « du citadin » ? Comment se transmettent les compétences urbaines, les codes et les routines d’une urbanité réinventée ? Bref quels sens donner au chaos apparent ?

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lundi 17 mai 2010

Dernier numéro de Norois

Norois n°214
Le Maroc en mutation
Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010. 130 pages, 16,5 x 24 cm, broché. - ISBN : 9782753511217

Sommaire :

- Evelyne Gauché, Michel Desse: Editorial
- Brahim Akdim, Mohamed Laaouane: Patrimoine et développement local à Fès: priorités, acteurs et échelles d'action.
- Marie-Astrid Choplin, Vincent Gatin: L'espace public comme vitrine de la ville marocaine: conceptions et appropriations des places Jemaa El Fna à Marrakech, Boujloud à Fès et Al Mouahidine à Ouarzazate.
- Zoubir Chattou, Patrick Gonin, Marie-Antoinette Hily: Rôle et place des migrants dans l'espace public à Agouraï.
- Michel Desse: Mobilités touristiques et recompositions socio spatiales dans la région d'Agadir.
- Evelyne Gauché: Le désenclavement des territoires ruraux marginalisés du nord du Maroc: les conséquences de la nouvelle route côtière méditerranéenne dans le Rif oriental (territoire des Beni Saïd).
- Abdellah Laouina: conservation des eaux et des sols au Maroc: prise en compte de la diversité géographique.
- Jean-Jacques Barathon, Hassan El Abbassi, Claude Lechevalier: Gestion des sols et de l'eau dans le massif d'Ifni Anti-Atlas occidental, Maroc.
- Mohamed Boujnikh, André Humbert: L'eau dans le bassin du Souss: concurrences et désorganisation des systèmes paysans.
- Lexique des termes arabes (A) et berbères (B) utilisés dans ce volume.

Commander 12 € > 11,40 €

mercredi 3 février 2010

Dernier numéro d'EDYTEM

EDYTEM - Cahiers de Géographie n° 9, 2009
L'hydrothermalisme en domaine continental. Fonctionnement, ressource et patrimoine
Université de Savoie, Le Bourget du Lac, 2009. 110 pages, 21 x 30 cm, broché

Sommaire

Editorial
Introduction
Liste des participants au colloque et des auteurs
B. Blavoux, Les structures à l'origine du patrimoine thermal français et leur fonctionnement. Indications pour la protection de la ressource

1 - Fonctionnement et ressource
M. Bouabdellah, Les paléo-karsts hydrothermaux à remplissage de sulfures du district de Touissit-Bou Beker (Maroc nord oriental). Origine(s) et implication(s)
A. Boushaba et C. Marignac, La nature des fluides hydrothermaux des tourmalinites du massif granitique permien du Ment (Maroc central). Couplage de la minéralogie des tourmalines et de l'étude des inclusions fluides.
D. Gasquet et A. Cheilletz, L'hydrothermalisme : un phénomène cyclique dans les temps géologiques. Conséquence pour la prospection minière au Maroc.

2 - Ressource et patrimoine
P. Desmichel, Les gares ferroviaires, un patrimoine thermal à part entière. Le cas de l'Auvergne et des Pyrénées occidentales.
C. Baudéan, Parc et thermalisme en milieu transfrontalier. Influences et dissemblances dans un contexte franco-allemand.
C. Gauchon, Les grottes, éléments du patrimoine des stations thermales. Le cas d'Aix-les-Bains.
C. Raynal et T. Lefebvre, Le Solarium tournant du Dr Saidman. Un complément à la cure thermale d'Aix-les-Bains.
P. Geneletti et J. Aspord, La station thermale et les eaux de l'Echaillon à Saint-Jean-de-Maurienne.

Commander 15 €

lundi 5 octobre 2009

Marrakech, une ville, une population

Mohamed Sebti & Youssef Courbafz & Patrick Festy & Anne-Claire Kurzac-Souali
Gens de Marrakech. Géo-démographie de la ville rouge

Paris, INED, 2009. 320 pages, broché. - ISBN : 9782733201657

Les acteurs de cet ouvrage sont les habitants de Marrakech, leur mode et lieux de vie, leurs conditions de travail. Orienté sur une approche démographique et géographique de la ville, il a pour objet d'étudier leurs comportements sociaux au sein d'un contexte urbain en très forte évolution, marqué architecturalement par son histoire. Le contraste entre une ville européenne, issue du protectorat et une ville musulmane ancestrale resurgit aujourd'hui avec l'essor récent des riads transformés en maisons d'hôtes et en résidences secondaires.

Cet ouvrage s'articule autour de trois parties :
La première, Maghreb, Maroc, Marrakech, évolutions historiques et démographiques, offre un aperçu de l'évolution historique de la population du Maghreb depuis le XIe siècle avant de se pencher plus précisément sur la transition démographique du Maroc assez récente, et sur l'étude de la population de Marrakech, dont l'augmentation semble moins forte que ce que lon perçoit dune ville grouillante qui semble surpeuplée.
La deuxième partie, Emploi, métiers et lieux d'activité dans Marrakech, quelle insertion économique ?, s'intéresse à l'évolution de la population active de Marrakech, en forte augmentation, et à une caractéristique propre à la cité qui est l'emploi informel. La présence dun marché parallèle de l'emploi, tradition séculaire due à la production artisanale du souk et au commerce ambulant, particulièrement visible place Jemâa El-Fna, s'est accrue avec l'essor du tourisme et le réaménagement des riads de la médina.
La troisième partie, Structuration, déstructuration et nouvelles configurations de l'habitat à Marrakech apporte un angle original en présentant la configuration urbaine de la ville, liée aux modes de vie traditionnels espaces clos des dars (maisons), murs hauts et aveugles des derbs (ruelles) de la médina et à son passé colonial. Elle analyse enfin un phénomène récent et très médiatisé qui est le rachat des riads par des célébrités et des investisseurs privés et la délicate cohabitation entre des populations qui ont des perceptions de la ville très différentes.

Patrick Festy et Youssef Courbage sont chercheurs-démographes à l'Ined, le premier travaille sur la pauvreté et le second est spécialiste du monde arabe.
Mohamed Sebti est géographe à l'université de Marrakech et étudie l'habitat populaire de Marrakech.
Anne-Claire Kurzac-Souali enseigne la géographie au lycée français de Rabat et analyse les tissus urbains anciens, type médinas. Tous quatre, marrakchis d'origine ou de cœur, font partager leur passion pour la ville rouge.

Commander 29 € > 27,55 €

mardi 23 juin 2009

Le développement du sud du Maroc

Mohamed Oudada
Le pays du Bani. Désenclavement et développement dans le sud du Maroc

Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2009. 260 pages, broché. - ISBN : 9782853997072

Au sein des Pays du Sud, l'enclavement se révèle un facteur particulièrement contraignant. La région du Bani est l'interface entre les milieux méditerranéen et tropical et fut une voie de passage sur la bordure septentrionale du désert. C'est avec le déclin économique du commerce transsaharien que cette région entra dans une crise économique aggravée par la politique coloniale qui provoqua un repli de la région sur elle-même au profit de la façade atlantique. Durant les dernières décennies, une politique de développement du monde rural fut ainsi envisagée pour accélérer le désenclavement comme condition préalable au développement. Il s'avère cependant que malgré tous les efforts de l'État dans la réalisation des infrastructures, la région souffre encore de graves insuffisances.

Pour pallier en partie cette situation, des initiatives provenant de la mise en synergie des acteurs locaux ont donné au Bani un dynamisme de type endogène comme l'agriculture et le tourisme. Cependant en l'absence de soutien des pouvoirs publics, le répondant local risque d'atteindre rapidement ses limites. Le développement du Bani demeure conditionné par l'ouverture de ses frontières qui permettrait une exploitation optimale de sa situation géographique.
Mohamed Oudada est docteur de l'université de Provence (2004) et chercheur associé à l'IREMAM au sein de l'équipe "Le Maghreb clans son système relationnel". Professeur de géographie à la faculté polydisciplinaire de Ouarzazate au Maroc, il est responsable de la filière "Tourisme, gestion et communication".

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