Du risque à la menace
Penser la catastrophe
Paris, PUF, 2013. 374 pages, 10,6 x 21 cm, 2013, broché.
Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses
Yves Bonny, Sylvie, Ollitrault, Régis Keerle & Yvon Le Caro ,
Yves Grafmeyer & Jean Yves Authier
Catherine Girac-Marinier
Nicolas Stoskopf, Pierre Lamard & Collectif
Le projet écosociétal, s'il veut préserver l'homme et la nature, ne peut s'envisager que dans une démarche globale, prenant en compte enjeux et acteurs à l'échelle mondiale.
Ce livre offre ici les clés pour appréhender les nouvelles voies possibles qui s'ouvrent aux hommes pour entamer les mutations nécessaires au changement et aboutir à un projet de société respectant son environnement. Dans le contexte actuel de crise, l'ouvrage explore donc des solutions possibles pour un développement plus durable. Suite aux publications récentes, sur le développement durable, l'après-développement durable, la mondialisation et l'environnement, l'équipe pluridisciplinaire, propose une trentaine de chapitres, et revient sur des thèmes tels que le commerce équitable, les écoquartiers, la gestion de moyens de transports respectueux de l'environnement ou le rôle des nouvelles technologies dans un environnement de plus en plus mondialisé.
L'Écosociété est donc une référence tant pour l'étudiant, l'enseignant, l'aménageur, le politique, l'acteur de l'environnement que pour le citoyen soucieux de son environnement.

Les hautes terres tropicales connaissent actuellement des transformations profondes dans leurs systèmes de production, avec le plus souvent des activités plus intensives, que ce soit en travail ou en investissement. Il s’agit d’un phénomène mondial. Ces transformations s’appuient sur les avantages liés à l’abaissement progressif de la température qui caractérise tout volume montagneux.
Les hautes terres tropicales occupent des surfaces immenses et sont très peuplées. L. Rieutort a calculé que les espaces situés au-dessus de 1 000 m étaient occupés par près de 800 millions de personnes (dont la moitié en Asie). La puissance de ces mouvements de transformation aboutit à des recompositions particulièrement importantes. C’est l’ensemble de l’économie et des sociétés des régions concernées qui se trouvent reconstruites. L’introduction de ces nouvelles activités s’accompagne d’un bouleversement dans les pratiques culturales, avec probablement à terme — c’est déjà manifeste dans les montagnes américaines, comme il est souligné dans la contribution de A. Angeliaume-Descamps et J. Oballos —, des tensions au niveau de l’utilisation des ressources (terres disponibles, eau) et l’émergence ou l’amplification de problèmes environnementaux.
Sommaire
Jean-Christian Tulet, Transformations des systèmes de production agropastoraux concernant le monde tropical
Maholy Rabemanambola, Jacqueline Rakotoarisoa et Laurent Rieutort, Entre ville et campagne : les adaptations du maraîchage paysan sur les Hautes Terres centrales malgaches
Bernard Charlery de La Masselière, Bob Nalileza et Estelle Uginet, Le développement du maraîchage dans les montagnes d’Afrique de l’Est : les enjeux
Laurien Uwizeyimana, Après le café, le maraîchage ? Mutations des pratiques agricoles dans les Hautes Terres de l’Ouest Cameroun
Alain Bonnassieux et Kadiatou Lamarana Diallo, L’expansion récente du maraîchage de rente au Fouta-Djalon : dynamiques spatiales et organisationnelles et recompositions sociales
Christelle Hinnenwinkel, Sylvie Guillerme, Jean-Marc Quitté et Ajit Menon, Dynamiques agricoles dans les monts Nilgiri (Inde) : entre crise économique et promotion de l’environnement
Hubert Cochet , Claire Aubron et Margot Jobbé Duval, Quelles sont les conditions à réunir pour une intégration marchande porteuse de développement durable pour les paysanneries andines ?
Jaime Forero Álvarez, Typologie des formes d’agriculture dans les hautes terres andines en Colombie
Alexandra Angeliaume-Descamps et Jajaira Oballos, Le maraîchage intensif irrigué dans les hautes vallées andines vénézuéliennes : quelle remise en question ?
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Sommaire:
- Éditorial - L'Afrique, le nouveau continent milliardaire, par Gérard-François Dumont
- Dossier - France : les régions face à l'économie de la connaissance, par Gérard-François Dumont
- Revue de presse par Anne Lévy-Thibert
- Aménagement et développement durable. Le cas du littoral breton. Exercice pédagogique n°48 par Alexandre Duchesne
- Notes de lecture : 150 questions de société; Immigration et intégration au Royaume-Uni; La libre circulation des personnes dans l'UE
- Monde arabe : la politique, facteur des évolutions démographiques, par Yves Montenay
- Vaincre la faim... pour nourrir les hommes, par François Guillaume
- Document pédagogique : Ouvriers et cadres dans les régions françaises
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Dans le monde actuel, les frontières entre les territoires semblent davantage se recomposer par des négociations et des coopérations plutôt que par des invasions, des annexions ou des sécessions autoritaires, comme cela était fréquemment le cas jusqu'à une époque récente. Ces tentatives d’ajustement de la gestion territoriale au fonctionnement des économies et des sociétés, à différentes échelles, peuvent s’apparenter à une révolution silencieuse : régions transfrontalières, réseaux de villes, intercommunalités par exemple…
Pourtant, la géographie politique s’est jusqu’à présent peu intéressée à ces enjeux coopératifs ; Cet ouvrage propose pour la première fois la mise au point théorique d’une géographie des coopérations, notamment autour des notions de décentralisation, de frontière, de gouvernance urbaine et d’inégalité.
Cette théorie est illustrée par des exemples pris en Europe (Union Européenne, Allemagne, Royaume-Uni, France), ses marges (Russie, Proche-Orient), et dans d’autres continents (Mali, Argentine, Australie, Etats-Unis, Canada…).
Co-auteurs : Stéphanie Lima, Gérald Billard, Laurent Lévèque, Bruno Lecoquière, Roxana de Filippis, Guillaume Bailly, Virgine Cremades, Françoise Lucchini, Bernard Elissalde, Yvette Vaguet.
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Hors série Le MondeCivilisation ? Le mot figure dans tout dictionnaire. N’importe quel collégien qui étudie l’Egypte ancienne croit comprendre de quoi il s’agit…
Le débat sur les frontières pousse encore des Etats à la guerre. Celui sur les aires culturelles entretient un débat sans doute physiquement moins violent, mais intellectuellement fort vif. Les théories du « choc » ou du « métissage » alimentent de passionnantes discussions idéologiques. La Turquie est-elle européenne ? Existe-t-il une culture méditerranéenne ? Le questionnement commence à nos portes, et ces deux exemples prouvent assez qu’il n’est pas de mince importance. Les polémiques ne sont pas seulement de salon, puisqu’elles ont leur prolongement politique, stratégique et même militaire. Civilisation, disions-nous. Terme presque tabou, à la fois d’un usage problématique et d’une importance capitale.
Il a donc paru indispensable à l’hebdomadaire La Vie et le quotidien Le Monde d’ouvrir le mot-valise, et d’examiner ce qu’il contient vraiment.
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Claire Laborey1989.
Les coups de pioches répondent au violoncelle de Rostropovitch. Une marée humaine déferle sur la porte de Brandebourg. Ces images de liesse gravées dans les mémoires échafaudent aussitôt un mythe : Berlin est la ville de tous les possibles. Que reste-t-il, vingt ans plus tard, de cette effervescence ? Ville-chantier, en constant renouvellement, elle a sollicité les plus grands architectes. Ville-mosaïque, parsemée de forêts et de friches, elle cherche ses contours.
Ville à fleur de présent, elle hésite entre commémorations hésitantes et abrupts refoulements de son histoire. Berlin fuyante et complexe. Ville de l'entre-deux, du provisoire. Seuls les Berlinois pouvaient en parler. Vingt d'entre eux témoignent dans ce livre. Stars de l'electro, du cinéma ou du théâtre y côtoient architectes, militants ou migrants. Ils brossent le portrait de la ville telle qu'elle est, avec ses tensions, ses contradictions.
Berlin invite à ce qu'on se risque aux tentatives, essais, initiatives inventives et idéalistes, communautaires ou solidaires. La normalisation de la ville-vitrine n'est peut-être pas pour demain.
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Géographie et cultures n°69Pourquoi s'intéresser à cette question "Protéger la nature, est-ce protéger la société ?" alors que l'idée de protection de la nature semble faire l'objet d'une approbation largement consensuelle ? Nos sociétés semblent s'être habituées d'une part à ces aires protégées aux statuts très variés et d'autre part à une nature du quotidien sans cesse aménagée par l'homme. Bien qu'il suscite d'importants conflits d'usage, ce schéma ne s'intègre-t-il pas dans un ordre social parce qu'il lui convient ? Autrement dit, protéger la nature, n'est-ce pas aussi protéger des intérêts en place, un ou des ordres établis ? N'y a-t-il pas des initiatives de préservation qui s'inscrivent en contrepoint du schéma traditionnel ? Au moment où l'avenir de la biosphère fait l'objet de nombreux débats, les changement intervenus ces dernières années dans les politiques de protection de la nature n'invalident pas l'intérêt de ces questions, bien au contraire.
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sous la direction de Sylvia Becerra & Anne PeltierMieux comprendre et évaluer la vulnérabilité sociétale aux risques naturels et environnementaux (inondations, glissements de terrain, séismes, avalanches, pénuries d'eau ou pollutions diffuses) est devenu un des enjeux majeurs de la gestion des sociétés et des territoires : pour réduire les risques il est nécessaire de développer des connaissances et des pratiques gestionnaires qui tiennent compte des enjeux matériels, environnementaux et humains exposés aux aléas, mais aussi des vulnérabilités " cachées " dans les modes de gestion des territoires et de l'environnement, dans les dispositifs de protection, dans les politiques d'aménagement du territoire, dans les comportements ou encore les représentations sociales.
La recherche a évolué en ce sens ces dernières années en résonance aux crises et catastrophes qui ont servi de révélateurs des faiblesses et des dysfonctionnements des systèmes organisés, signes d'une société paradoxalement plus vulnérable en dépit de connaissances scientifiques plus importantes.
L'ouvrage présente un état des lieux des recherches françaises sur la vulnérabilité, qu'elles portent sur le territoire métropolitain ou sur d'autres pays. Sans prétention à l'exhaustivité, son propos est donc de renouveler les visions scientifiques de la " société vulnérable " observée par Jacques Theys et Jean-Louis Fabiani il y a plus de 20 ans.
Caroline DonatiPrès de dix ans après son arrivée au pouvoir en 2000, Bachar al-Assad demeure confronté à des défis considérables. L’« héritier » d’Hafez al-Assad a entrepris de rendre à la Syrie son statut d’acteur majeur du Moyen-Orient. Or, en dépit de son alliance avec Téhéran, d’une influence maintenue au Liban – après le retrait de son armée en 2005 – et de relais avancés dans le nouvel Irak, la pertinence stratégique syrienne est érodée. Par ailleurs, la recomposition autoritaire a accentué le repli du pouvoir sur lui-même ; elle a marginalisé davantage le Ba’th et creusé les écarts entre une élite enrichie et « mondialisée » et une majorité appauvrie.
Au terme d’un vaste travail d’enquête mené dans tout le pays, Caroline Donati analyse dans ce livre les évolutions du « système Assad » depuis sa mise en place en 1970, ainsi que celles de la société. Elle montre pourquoi l’ouverture économique accélérée sous Bachar a fragilisé les équilibres internes. Enfin, elle décrit comment la détresse sociale, le tarissement des ressources et l’absence de procédures démocratiques font le lit de mobilisations identitaires avivées par le contexte régional : du réveil sunnite au revivalisme chrétien, jusqu’aux velléités autonomistes kurdes et à l’affirmation de l’ordre tribal.
L’aspiration au changement des intellectuels, de la mouvance islamiste et de la jeunesse étant systématiquement sanctionnée par un pouvoir aux aguets, les perspectives apparaissent bien incertaines pour une population dont la moitié a moins de vingt ans.
Géographie et cultures n°68Ce numéro prend appui sur la distinction entre "choc culturel" et "choc des cultures", deux archétypes construits qui servent de grille d'interprétation aux rapports interculturels. Le premier serait positif, et débouche sur la relativisation de sa propre culture par rapport à celle de l'autre, alors que le second, négatif, mène à la fermeture, voire au repli sur soi et même à l'affrontement. Ces contributions abordent des cas variés : une plage pluriculturelle, les églises mondialisantes, le corps des femmes à Mayotte, la cartographie des religions, un monde imaginaire, celui d'Harry Potter...
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