Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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jeudi 13 juin 2013

Le dernier numéro de la revue La Géographie

La Géographie n° 1549 (avril-mai-juin 2013)
Zellidja, l'aventure des voyages par les carnets

Paris, Société de Géographie, 2013. La GéoGraphie n° 1549, 17 x 22,5 cm, 66 pages.


SOMMAIRE : 

Editorial : L’aventure Zellidja pour connaître le monde

Territoire en vue : Naples par Lionel Cime et Brice Gruet

Zellidja : la découverte de soi au bout du voyage par Olivier Loiseaux

Les boursiers Zellidja parlent Propos recueillis par Frédérique Laval et Olivier Loiseaux

Les bourses Zellidja en bref

Cartes et carnets de voyage en ligne : la BnF collecte le web par Emmanuelle Marchand et Guillaume Lebailly

Le carnet de terrain chez les géographes par Roland Courtot et Michel Sivignon

Des tours aussi hautes que le ciel par Lionel Cime

Les nouvelles de la géographie

Au service secret de l’Empire britannique par Pierre-Yves Péchoux

Les voyages de Michel Tournier par Daniel Oster

Chinagora, une icône périphérique ? par Jean Estebane

L’anse de tasse par Christian Grataloup

Retour des Balkans par Olivier Weber

Commande :  7 €

samedi 8 juin 2013

En décortiquant Septentrionalium Terrarum descriptio de Gérard Mercator

Louis-Edmond Hameli, Stéfano Biondo & Joë Bouchard
L'apparition du Nord selon Gérard Mercator
Québec, Septentrion, 2013. 192 pages, 21 x 26 cm, broché.


Depuis toujours le pôle Nord fascine. Territoire hostile, ce n’est qu’au xxe siècle que les explorateurs atteindront cette destination mythique. Et pourtant, en 1595, le génial cartographe flamand Gérard Mercator publie, dans son atlas mondial, une planche audacieuse : Septentrionalium Terrarum descriptio.
Déjà, la projection polaire déroute. Les continents s’enroulent autour de quatre îles qui forment une vaste surface circulaire, montrant que l’Amérique est une proche voisine de l’Europe et de l’Asie. Au centre, un rocher surplombe le Polus Arcticus. Mercator fait cohabiter des représentations du territoire réalistes et même novatrices avec d’autres, qualifiées de mystérieuses, voire de fantaisistes.
En décortiquant ce document exceptionnel, Hamelin, Biondo et Bouchard traitent de la nordicité à travers différents thèmes tels l’exploration polaire, le mythe du pôle Nord, l’autochtonie ou encore la terminologie nordique. À leur tour audacieux, ils proposent des hypothèses sur la représentation de la banquise et abordent la question des cycles climatiques et du réchauffement actuel de l’Arctique.
Un beau livre de 192 pages, en couleurs, imprimé au Québec dans un tirage limité. Au verso de la jaquette, sur un papier Cougar superfin, une reproduction de la carte originale permet de suivre en détail les auteurs dans leur voyage arctique.
Spécialiste du Nord canadien, Louis-Edmond Hamelin est écrivain, professeur et géographe. Son ouvrage Nordicité canadienne est une œuvre pionnière dans les recherches nordiques qui lui a valu le Prix du Gouverneur général en 1975. Le film Le Nord au cœur, de Serge Giguère, brosse le portrait de la carrière de ce grand homme.
Diplômé de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Montréal, Stéfano Biondo est à l’origine de la création du Centre d’information géographique et statistique de la Bibliothèque de l’Université Laval, où il occupe la fonction de cartothécaire depuis 2005.
Joë Bouchard est bibliothécaire à l’Université Laval depuis 2009 après l’avoir été à l’Université de Moncton. Il détient une maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Montréal et une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Il s’intéresse aux sources documentaires liées à la constitution de l’imaginaire du Nord.

Commande :  55,95 € > 53,15 €

samedi 1 juin 2013

Elisée Reclus et les Etats-Unis


Ronald Creagh
Elisée Reclus et les Etats-Unis - Suivi de son "Fragment d'un voyage à La Nouvelle-Orléans (1855)"
Paris, Noir et Rouge, 2013. 21 x 29,7 cm, 70 pages, broché.


Les États-Unis d'Amérique ont été un miroir où, de Saint-John de Crèvecœur et Alexis de Tocqueville à Simone de Beauvoir, les Français se regardent. Curieusement, américanistes et politologues ont oublié le géographe français qui entreprit l'étude la plus importante sur le sujet, et dont l'impact fut international : le géographe Élisée Reclus, qui connaît de nos jours un singulier retour.
L'étude de cette géographie vivante, d'une beauté impertinente, va plus loin. Elle révèle aussi la naissance d'une vocation, c'est-à-dire ici comment on devient géographe, et même géographe passionné de la nature, de la fraternité humaine, ouvert sur le grand théâtre de l'univers.
Élisée Reclus a écrit énormément, il a décrit l'ensemble de la Terre dans sa Nouvelle Géographie universelle. Mais les États-Unis ont occupé une place éminente dans sa vie : jeune homme, il s'est rendu en Louisiane, qui a sans doute été une source importante de ses jugements ultérieurs. Et le récit de son voyage sur un voilier, en 1852, est ensorceleur : on ne pouvait pas ne pas l'ajouter au présent ouvrage.
Les articles de Karl Marx, sur la guerre de Sécession, ont souvent été étudiés ; il n'en est pas de même pour ceux de Reclus, parus dans la prestigieuse Revue des Deux Mondes. Ses analyses lui attirèrent les compliments de l'ambassadeur des États-Unis, envoyé en France par le Président Abraham Lincoln. La comparaison entre Marx et Reclus est particulièrement instructive sur la différence des regards que l'on peut porter en géopolitique.
Enfin, vers la fin de sa vie, Reclus retourna aux États-Unis, pour préparer le volume XVI de sa Géographie. Son regard encyclopédique révélait à l'époque, et même encore de nos jours, des aspects et des enjeux trop peu connus sur l'essor de cette puissance mondiale.
Parler, à la fin des années 1880, des « Afro-Américains » et annoncer l'hispanisation des États-Unis n'était pas donné à tout le monde...
Ronald Creagh a enseigné la civilisation des États-Unis à l'université Paul-Valéry à Montpellier. Il est membre de l'équipe de la revue Réfractions et anime le site web « Recherche sur l'anarchisme ».

Commande :  14 € > 13,30 €

vendredi 12 octobre 2012

Les nouveaux mondes racontés par les cartes

Jean-Yves Sarazin
Cartes et images des nouveaux mondes
Paris, Gallimard, 2012. 48 pages, 12 x 17 cm, broché.

Du XIIe au XVIIIe siècle, les Européens avides de commercer avec l'Orient ont découvert toutes les parties du globe. Mais de quels outils cartographiques ces aventuriers des mers disposaient-ils pour partir vers de nouveaux horizons ? Ils observaient les astres, maniaient la boussole pour fixer le nord, mais ils ne possédaient aucune carte des continents vers lesquels ils se dirigeaient. Tout a été élaboré au fur et à mesure. Durant cinq siècles, navigateurs et cartographes ont mis en commun leurs savoirs. Les cartes marines, ou portulans, témoignent ainsi de leurs reconnaissances, d'abord approximatives puis de plus en plus précises, des Nouveaux Mondes. Elles révèlent aussi la vision « ethnographique » des Européens sur les sociétés africaine, asiatique, américaine et océanienne et attestent de la conquête, de la domination et de la maîtrise des espaces marins et continentaux. 

Jean-Yves Sarazin, conservateur général des bibliothèques, dirige depuis 2010 le département des Cartes et Plans de la Bibliothèque nationale de France. Il a entre autre mené des travaux d’histoire et de cartographie urbaine: Les Plans de Paris: des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle avec Jean Boutier (BNF, 2002). Il est aussi l’auteur d’ouvrages sur l’histoire des villes: Rêves de capitale (BNF, 2002), Le Paris des Lumières avec Alfred Fierro (RMN, 2005) et Villes de France (Assouline, 2007)

Commande 8,40 €

mercredi 10 octobre 2012

L'Âge d'or des cartes marines

Catherine Hofmann, Hélène Richard et Emmanuelle Vagnon
L'Âge d'or des cartes marines 
Quand l'Europe découvrait le monde  
Paris, Seuil, 2012. 256 pages, 31 x 27 cm, relié.

Nées dans les milieux maritimes méditerranéens au cours du XIIe siècle, les cartes marines dites « cartes-portulans » constituent le cœur de l’ouvrage. Dessinées sur parchemin, sillonnées de lignes en étoile évoquant les directions de la boussole et représentant la succession des ports et des mouillages le long des rivages, ces cartes accompagnèrent les navigations européennes et l’exploration du monde jusqu’au XVIIIe siècle. Instruments de navigation utilisés à bord des bateaux, elles furent aussi produites sous la forme d’images du monde enluminées, destinées à de riches commanditaires, illustrant les intérêts économiques et politiques des puissances maritimes européennes. 

Réunissant les contributions d’une quinzaine de spécialistes européens, le livre fait le point des connaissances sur ce type de cartes et reflète le renouveau historiographique des dernières années.
Ainsi, sous un angle inédit, l'ouvrage interroge la manière dont les Européens ont découvert et conquis mais aussi étudié et représenté territoires et peuples du XIVe au XVIIIe siècle. Les cartes-portulans s’imposent au regard contemporain comme de véritables œuvres d’art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, imposante, qu’à leur polychromie et à leur univers exotique.


Commande 39 € > 37,05 €

lundi 6 août 2012

Le Japon véritable, tel que le vivent les japonais

Philippe Pelletier
La fascination du Japon. Idées reçues sur l'archipel japonais
Paris, Le Cavalier bleu, 2012, 270 pages, 13,8 cm x 20,5 cm, broché.


Le Japon fascine, et depuis toujours. Certes, on peut le dire d’autres pays, mais deux éléments rendent son cas exceptionnel : l’extraordinaire diversité de l’imaginaire mobilisé et sa continuité au cours des siècles. L’argumentaire rodé sur l’unicité des Japonais, leur distinction, leur impénétrabilité, nourrit une avalanche d’idées reçues.
En témoignent encore récemment les commentaires qui ont suivi le séisme du 11 mars 2011 et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Et les Japonais ne sont pas les derniers à entretenir ces stéréotypes au travers des « nippologies » en vogue dans les années 70 et 80.
Les générations du « péril jaune », nées avant 1945 se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompréhensibles. Aujourd’hui, cette « incommunication » s’est transformée en hypercommunication et l’on assiste à une véritable fascination pour le Japon et la « J-pop culture » : sushi, manga, karaoke, jûdô et autres arts martiaux, sudoku ou tôfu, tendent ainsi à supplanter les geisha et autres yakuza parmi les clichés japonais.
Véritable anthologie du Japon contemporain, cet ouvrage donne à voir ce pays, sa culture, son économie et sa société comme il est et non comme les Occidentaux, ou même les Japonais, voudraient le présenter.

Philippe Pelletier est docteur en Géographie, diplômé en Langue et Civilisation japonaises. Il est professeur à l’université Lyon 2 et à Sciences Po Lyon. Spécialiste du Japon où il a résidé pendant sept ans, il fut membre du Centre de recherches sur le Japon contemporain (à l'EHESS de Paris) avant d'intégrer l'Institut d'Asie orientale (à Lyon).
Il est l’auteur, entre autres, de « Le Japon », in Géographie Universelle (Belin), Le Japon (Armand Colin), La Japonésie, géopolitique et géographie historique de la surinsularité au Japon (CNRS Éditions), Japon, crise d’une autre modernité (Belin-La Documentation française), Atlas du Japon, avec C. Fournier, (Autrement), L’Extrême-Orient, l’invention d’une histoire et d’une géographie (Gallimard).

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20 € > 19€

jeudi 2 août 2012

Le voyage par écrit, entre tourisme et littérature

Stéphane Courant 
Approche anthropologique des écritures de voyage - Du carnet à la correspondance, petit inventaire des productions scripturales de la fin du XXe siècle au début du XXIe siècle 
Paris, L'Harmattan, 2012. 316 pages, 16 x 24 cm, broché. 

Ce livre offre un regard transversal sur les écritures de voyage. Appuyant son argumentation sur une approche anthropologique, l'auteur nous propose un inventaire de ces productions scripturales que de nombreux voyageurs réalisent le long de leur itinérance. Deux axes sont ainsi présentés : d'un côté un ensemble d'écritures, de traces et de marques réalisé pendant le voyage - carnets, livres d'or, graffitis, tatouages, blogs -, de l'autre une écriture singulière, une écriture de l'après-voyage, celle de la correspondance avec les célèbres guides de Lonely Planet.

Cet ouvrage se situe entre deux terrains de l'anthropologie - tourisme et écriture - et permet de révéler les diverses raisons et fonctions graphiques des écritures de voyage. Il interroge sur le passage de ces écritures ludiques et désinvoltes à une écriture sur soi révélant tout autant les représentations de voyage que les nécessités de cette rencontre avec soi et avec l'autre.

Stéphane Courant, diplômé de l'EHESS, est anthropologue. Il est membre associé au LISST - Centre d'anthropologie sociale de Toulouse. Chargé de cours dans diverses institutions, il développe ses axes de recherche essentiellement sur les questions relatives aux rencontres culturelles, à l'écriture et plus largement aux multiples formes initiatiques participant aux constructions identitaires.

Commande 32,50 € 30,87 €

vendredi 18 mai 2012

100 livres sur les Alpes

Jacques Perret
Regards sur les Alpes. 100 livres d'exception, 1515-1908
Chamonix, Édition du Mont-Blanc, 2011. 271 pages, 24 x 27,5 cm, broché.




Les Alpes, d'abord territoire d'innombrables superstitions, sont devenues au fil des temps une curiosité scientifique, puis un défi à relever pour des peuples qui n'ont eu de cesse et de les franchir et de les étudier et de les représenter.
Cet ouvrage retrace l'évolution du regard des hommes sur l'épine dorsale de l'Europe et sur son rôle civilisateur, en s'appuyant sur quatre siècles de littérature. Les cent livres anciens présentés ici témoignent des légendes de toujours, rendent compte des travaux des sciences de la terre ou rapportent les excursions audacieuses dont furent objet les "monts Inaccessibles". Au-delà de leur valeur historique, la plupart nous apportent des représentations d'une qualité exceptionnelle. Enfin, ils jalonnent l'évolution des techniques d'imagerie et de reproduction.
 Dans la perspective du "musée imaginaire" d'André Malraux, voici la plus ambitieuse, la plus belle et la plus juste des bibliothèques imaginaires alpines.



Commande  49 € > 46,55 €

Quand les voyages forment la nation iranienne

Fariba Adelkhah
Les mille et une frontières de l'Iran. Quand les voyages forment la nation
Paris, Karthala, 2012. 264 pages, 24 x 16 cm, broché.


L’orientalisme et l’idéologie nationaliste ont laissé dans l’ombre les relations pluriséculaires nouées par l’Iran avec le reste du Moyen-Orient, mais aussi et surtout avec le Caucase, l’Asie centrale, le sous-continent indien et l’Extrême-Orient. Il en est découlé une perception distordue de l’histoire du pays. Depuis une quarantaine d’années, l’exil politique, l’expatriation économique, la généralisation du commerce transfrontalier, les pratiques de pèlerinage, l’engagement internationaliste dans différents conflits de la région ont conféré une importance accrue à l’institution de la frontière. D’autant que l’Iran est devenu un pays d’immigration et de refuge, accueillant sur son sol plusieurs millions d’Afghans et d’Irakiens. En outre, la frontière géographique et politique met en jeu d’autres frontières, entre les genres, entre le public et le privé, entre la légalité et l’illégalité, entre le religieux et le profane.
Fariba Adelkhah se livre à une anthropologie des pratiques sociales du voyage en privilégiant l’étude des réseaux financiers et commerciaux transfrontaliers à l’échelle du Grand Khorassan et du golfe Persique, de l’expatriation au Japon, de la diaspora irano-californienne, de l’immigration afghane en Iran, des pèlerinages sur les lieux saints de Syrie et d’Arabie, des rêves de départ et de retour qui habitent le corps social. Au fil d’une observation participante s’étalant sur une dizaine d’années, elle apporte un éclairage neuf sur l’économie politique du néolibéralisme en République islamique, sur la participation sociale des femmes, sur la conscience nationale et religieuse – en bref sur ce qu’être Iranien (et Iranienne) veut dire, au jour le jour, et sur l’ambivalence des appartenances ou des identités. Quand les voyages forment la nation…
Fariba Adelkhah, anthropologue, est directrice de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (SciencesPo-CERI). Elle a notamment publié La Révolution sous le voile. Femmes islamiques d’Iran (Karthala, 1991) et Être moderne en Iran (Karthala, 1998, nouvelle édition augmentée en 2006). Elle poursuit actuellement des recherches sur la société afghane.



Commande  32 € > 30,40 €

mercredi 2 mai 2012

Une vie d'aventure

Patrice  Franceschi 
Avant la dernière ligne droite 
Paris, Arthaud, 2012. 552 pages, 13,5 x 22 cm, broché. 

Patrice Franceschi mène plusieurs vies de front... Corse né à Toulon en 1954, il commence ses premiers voyages à l'âge de trois mois dans les bagages de son père, un jeune officier parachutiste qui part pour l'Afrique. C'est le début d'une longue série d'aventures. Son père lui avait dit : " Aventurier ? Ce n'est pas un métier ! "
A vingt ans, il fugue en Guyane. Il ne revient que pour monter une expédition au Congo, où il manque mourir. Il descend le Nil à pied, s'attaque aux pentes de l'Everest, s'aventure en Amazonie. Et trois décennies durant, tout en écrivant et en réalisant des documentaires, il effectue des dizaines d'expéditions, et autant de missions humanitaires. Il participe au sauvetage des boat people sur L'Ile de Lumière en mer de Chine. Et dans les années 1980, il s'engage auprès des guérilleros afghans. Il réalise le premier tour du monde en ULM (1984-87).
À partir de 1999, il mène à bord de sa jonque La Boudeuse de longues campagnes d'exploration dans l'esprit des voyages du siècle des Lumières. Après avoir perdu son navire dans un naufrage, il rachète un trois-mâts suédois et repart avec son équipage autour du monde, à la découverte des peuples de l'eau. En 2009, avec une lettre de mission officielle, La Boudeuse et son capitaine se lancent dans de nouvelles expéditions vers l'Amérique du Sud et les îles du Pacifique... 
Entre-temps il a entamé de longues études de philosophie, parce qu'être aventurier, " ce n'est pas un travail musculaire mais cérébral ". Il est l'auteur de plus de vingt livres récits, romans, recueils de poésies, nouvelles, essais et signe là son autobiographie.

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mardi 24 avril 2012

Les lieux... du désir aux limites

Rémy Knafou
Les Lieux du voyage
Paris, Le Cavalier Bleu, 2012. 215 pages, 27 x 21 cm, broché.

Le voyage est assurément affaire de lieux, de lieux rêvés et imaginés, de lieux habités et pratiqués ; il constitue l’une des modalités inventées par les hommes pour passer d’un registre à un autre, c’est-à-dire du rêve à la réalité, mais aussi du quotidien au hors-quotidien.
Le chercheur en tourisme s’efforce, lui, de mettre en perspective ces représentations, en les analysant en tant que telles, en confrontant le lieu d’aujourd’hui à ce qu’il était cinquante ou cent ans plus tôt, en confrontant le lieu à d’autres lieux comparables, lesquels peuvent se trouver à l’autre bout du Monde, en reliant le lieu aux pratiques qui s’y développent, et
C’est à cet exercice que se livre ici Rémy Knafou et son équipe de chercheurs, en passant au crible de multiples lieux, symboles de pratiques particulières de voyage : les lieux du désir, les îles, les lieux du déplacement, ceux de l’hébergement, les lieux subvertis par la touristification, les lieux métropolitains, les littoraux... jusqu’au lieux limites.

Sommaire:

Des lieux du désir
Le pouvoir de l’imaginaire et l’élection des lieux au profit du tourisme

De Bali à Oléron : les îles
Lieux et mythes du tourisme

De Dimanche à Orly à Nationale 7 : les lieux du déplacement
On connaît les chansons

De l’auberge de jeunesse au palace : les lieux d’hébergement
Entre intimité et idéologies du voyage

Bath, Benidorm et Saint-Tropez : des lieux inégalement partagés
La sociabilité touristique : entre l’entre-soi et la rencontre des autres

Deauville : tout le monde descend
Le pouvoir de créer des lieux

De Marrakech à Venise : les lieux subvertis
Touristification et patrimonialisation

Montmartre et Barcelone comme lieux métropolitains
Visibilité des masses, discrétion des individus

De la Côte d’Azur à la Gold Coast : les littoraux touristiques
La métamorphose

Las Vegas ou les lieux de l’amusement
Une métaphore du lieu touristique

De Manaus à Auschwitz : les lieux limites
L’achèvement de la conquête touristique du Monde

Épilogue
Des lieux désidurables ?


Rémy Knafou est géographe, professeur émérite à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, président de l'Association pour le développement de la recherche et des études sur les tourismes (ADRETS) et de de l’Association Revue Internationale Interdisciplinaire de Tourisme / Via. Il est notamment l’auteur de Tourismes 2. Moments de lieux, collection Mappemonde (Belin), Tourismes 3. La révolution durable, collection Mappemonde (Belin), Mondes urbains du tourisme ( dir. avec P. Duhamel), collection Mappemonde (Belin). Il est par ailleurs auteur de manuels scolaires de géographie (plus d'une soixantaine d'ouvrages publiés).

Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec :

Amandine Chapuis, doctorante, université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.
Jean-Christophe Gay, professeur à l’université de Nice-Sophia- Antipolis.
Carine Fournier, maître de conférences à l’université de Bretagne occidentale.
Sylvine Pickel, maître de conférences à l’université d’Angers.

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18€ > 17,10€

vendredi 20 avril 2012

Le tour du monde de Magellan en BD

Christian Clot, Bastien Orenge & Thomas Verguet
Magellan. Jusqu'au bout du monde
Paris, Glénat, 2012. 56 pages, 27 x 33 cm, relié.

Alors que l'Amérique vient d'être découverte, que le Pape a divisé le monde entre Espagnol et Portugais et que beaucoup pensent encore que la terre est plate et suffisamment connue, un homme va imaginer qu'il est possible, en partant vers l'ouest, de revenir par l'est.
Magellan est pourtant prêt à renier son pays, laisser amis et amour derrière lui, lutter seul contre tous, affronter mutineries, traîtrises, mers déchaînées, faim et maladies meurtrières pour démontrer la justesse de ses idées : effectuer le premier tour du monde. Mais Magellan sait aussi qu'il devra aller jusqu'au sacrifice ultime pour que son rêve se réalise et que jamais son nom ne soit oublié…Les grands explorateurs ont toujours repoussé les limites de notre monde et des connaissances. Souvent en marge de leur époque, trop en avance, extrêmes et écorchés vifs, ils ont ajouté leurs découvertes à la gloire des pouvoirs en place, tout en leur faisant peur...
Ce que l'on garde d'eux dans les livres d'Histoire ne correspond pas à la réalité exacte des évènements, mais à une partie de cette réalité, celle qui a pu passer à la postérité.
On sait que dans tout événement historique de nombreuses zones d'ombres existent, que ce soit dans le but de simplifier la réalité, pour des raisons politiques ou par manque d'information. Il en va de même dans l'Histoire de l'exploration.

En tirant sur les fils de ces zones d'ombres, la collection EXPLORA vous plonge au cœur de la véritable histoire des Grands Explorateurs et de leurs expéditions extraordinaires, dans tous les milieux du globe, sous la houlette de Christian Clot, explorateur et vice-président de la Société des Explorateurs français. Il est aussi le scénariste de Magellan.

Collection: Explora

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14,50€ > 13,77€

lundi 26 mars 2012

Hommage au papier

Erik Orsenna
Sur la route du papier. Petit précis de mondialisation III
Paris, Stock, 2012. 324 pages, 13 x 20 cm, broché.

« Un jour, je me suis dit que je ne l’avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c’est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n’avais que trop tardé. L’heure était venue de lui rendre hommage.
D’autant qu’on le disait fragile et menacé. Alors j’ai pris la route. Sa route. De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l’Inde, le Japon, l’Indonésie, Samarcande, le Brésil, l’Italie, le Portugal et bien sûr la France, j’ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d’un colis les chocs qu’il a reçus et si les conditions d’hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées. Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant. » E. O.

Erik Orsenna, de l'Académie française, a obtenu le prix Goncourt pour L'Exposition coloniale en 1988. Il est l'auteur, notamment, de La grammaire est une chanson douce (2001), Madame Bâ (2003) et de L'Entreprise des Indes (2010). Sur la route du papier est le troisième précis de mondialisation publié après Voyage aux pays du coton (2006) et L'Avenir de l'eau

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jeudi 10 février 2011

Les rapports entre anthropologie et littérature

Vincent Debaene
L'adieu au voyage. L'ethnologie française entre science et littérature
Paris, Gallimard, 2010. 521 pages, 14,2 x 22,7 cm, broché. - 9782070781119

C'est une tradition française : lorsqu'il revient de son " terrain " , l'ethnologue écrit non pas un, mais deux livres, l'un scientifique, l'autre littéraire. L'île de Pâques d'Alfred Métraux, L'Afrique fantôme de Michel Leiris, Les Flambeurs d'hommes de Marcel Griaule, Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss s'ajoutent à leurs travaux sur les Pascuans de Rapa Nui, les Dogons du Mali, les Amhara d'Ethiopie ou les Nambikwara du Brésil, et ce schéma se retrouve chez la plupart de leurs collègues.
Vincent Debaene s'interroge sur les raisons de ce double livre et retrace les rapports entre anthropologie et littérature au XXIe siècle, depuis Marcel Mauss jusqu'à la collection " Terre humaine ". Ce faisant, il dévoile la fascination réciproque des ethnologues pour la littérature et des écrivains pour les sciences de l'homme. Les premiers se veulent savants mais se réclament de Rousseau et de Montaigne ; les seconds se méfient d'une discipline austère mais sont troublés par les objets qu'elle rapporte et les questions qu'elle pose. " Adieu sauvages ! adieu voyages ! " s'exclame Lévi-Strauss à la fin de Tristes tropiques, déplorant l'appauvrissement de la diversité culturelle. Mais ce qui est perdu, ce n'est pas tant l'altérité qu'une certaine subjectivité et une façon de raconter l'histoire. Pour l'ethnologue, l'adieu au voyage constitue moins un renoncement qu'un point de départ : l'oeuvre anthropologique de Lévi-Strauss suivra Tristes tropiques. Pour l'écrivain, il constitue un défi à relever : la fin d'un rapport prédateur de l'Occident à ses " autres " impose que soient repensés notre héritage humaniste et notre idée de la littérature.
Vincent Debaene enseigne la littérature à l'université Columbia, à New York. Il a préfacé et coordonné l'édition des Œuvres de Claude Lévi-Strauss (Gallimard, collection " Bibliothèque de la Pléiade ", 2008) et a publié, en collaboration avec Frédéric Keck, Claude Lévi-Strauss. L'Homme au regard éloigné (collection " Découvertes Gallimard ", 2009).

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lundi 7 février 2011

Une culture paysagère. Explorateurs et voyageurs français au Tibet

Samuel Thévoz
Un horizon infini. Explorateurs et voyageurs français au Tibet (1846-1912)
Paris, PUPS, 2011. 480 pages, 16 x 24 cm, broché.

Peu reconnus par la critique postcoloniale, souvent assimilés sans nuances aux enjeux géopolitiques du Grand Jeu en Asie centrale à la même période, les récits des explorateurs français du Tibet manifestent pourtant des traits culturels spécifiques dont on se propose ici de mener l’archéologie. Missionnaires, aventuriers, nobles bannis, scientifiques républicains, diplomates, officiers coloniaux, intellectuels et orientalistes éclairés indiquent tous que la culture de l’exploration dont, de 1846 à 1912, ils sont les représentants se conçoit intrinsèquement comme une culture paysagère. Aussi révèlent-ils une évolution originale des savoirs sur le Tibet et des représentations du paysage tibétain qui se découvre progressivement à eux.
La description du paysage participe ainsi globalement d’une histoire des sensibilités et d’une histoire des sciences, ce que l’on peut appeler une géosensibilité. Mais la description scientifique du paysage, liée à la pratique du voyage et à une confrontation à l’ailleurs, ne doit pas masquer le primat expérientiel qui lui donne sens. C’est ainsi que le paysage, en tant qu’expérience vécue, en vient à jouer le rôle d’une médiation interculturelle invitant à un renouvellement des questionnaires des explorateurs. Par ailleurs, la description scientifique participe tout autant de différents orientalismes, de différentes perceptions d’un Tibet associé par les voyageurs à un « paysage sacré ». La diversité dont ceux-ci témoignent, mais aussi les croisements de représentations issues d’autres cultures de l’exploration du Tibet – la tradition anglo-saxonne en premier lieu –, nous plongent aux origines de l’« image du Tibet » qui, au loin de la rencontre vivante des explorateurs – la Première Guerre, la Convention de Simla et l’avènement du Guomindang marquent le terme de la culture française de l’exploration du Tibet –, se cristallisera et s’unifiera dans l’imaginaire occidental du XXe siècle.
Samuel Thévoz est docteur ès Lettres de l’université de Lausanne, où il enseigne actuellement les littératures de langue française. Ses recherches portent essentiellement sur le récit de voyage au Tibet, sur le paysage et sur les phénomènes d’interculture en littérature.

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jeudi 27 janvier 2011

Henry de Monfreid à la BNF

La GéoGraphie n° 1539
Numéro spécial : Henry de Monfreid à la BNF
Paris, Société de Géographie, 2011. La GéoGraphie n° 1539, 17 x 22,5 cm, 67 pages.

Sommaire :
Editorial, par Brice Gruet

Henry de Monfreid, un homme, plusieurs vies, une documentation incomparable, par Guillaume de Monfreid
Voyage en Monfrédie, par Brice Gruet
Henry de Monfreid, l'aventure d'une vie, par Olivier Loiseaux
Monfreid et Rimbaud, même combat ? par Guillaume de Monfreid
La tentation de l'Orient, par François Bellec
Champ et contre-champ. L'Orient de Monfreid (photographies d'Henry de Monfreid)

Echo du Japon : le satoyama, par Nicolas Baumert

Les nouvelles de la géographie
Cinéma, livres, gastronomie...


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lundi 29 novembre 2010

Récits d'exploration du monde dans la littérature anglaise de la fin du Moyen Âge

Fany Maghaddassi
Géographies du monde, géographie de l'âme. Le voyage dans la littérature anglaise de la fin du Moyen Age
Paris, Honoré Champion, 2010. 480 pages, 15,5 x 23,5 cm, broché. - 9782745320070

La littérature anglaise de la fin du Moyen Âge fait une large place au thème du voyage. Récits d'exploration du monde (Mandeville's Travels, Saint Brendan ou encore Kyng Alisaunder), de découverte de l'Au-delà (Saint Patrick et The Visionof Tundale) et d'aventures chevaleresques (Sir Orfeo, Sir Degarre et Floris and Blauncheflour) prétendent tous, à des degrés divers, représenter la réalité du monde. Ils dessinent une géographie de la terre marquée par la proximité entre les vivants et les morts et la prégnance du merveilleux. Toutefois, la visite ne débouche pas sur une prise de possession de l'espace : l'ailleurs pénètre le voyageur et se saisit de lui. Le voyage se révèle alors visite d'un espace intérieur : parcours psychologique individuel, le trajet éclaire aussi l'image qu'une société toute entière se fait d'elle-même. L'altérité engage donc une réflexion sur l'identité dont l'un des enjeux essentiels, aux yeux des auteurs, s'avère le progrès de l'âme vers Dieu.

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samedi 21 novembre 2009

À la fois atlas mondial et encyclopédie de voyage

Le Monde
Le grand Atlas universel
Paris, Convergences, 2009. 414 pages, 29 x 36 cm, relié - ISBN : 9782352190790

L'Atlas universel Le Monde allie la précision cartographique et l'inspiration photographique. Que cachent ce relief accidenté, cette forêt si étendue, cette route sinueuse qui traverse tout un continent ? Grâce aux 1 800 images qui l'illustrent, cet ouvrage vous dévoile le dessous des cartes. Chaque double page est assortie d'un reportage photo qui met en avant la faune, la flore, la beauté des paysages, mais aussi la richesse culturelle des différents pays.

A la fois pratique et instructif, cet atlas est conçu pour découvrir le monde et voyager. Il met l'accent sur les spécificités géographiques et géologiques de chaque région du globe, et sur les grandes voies de communication. Quelque 200 catégories de pictogrammes indiquent également tous les sites touristiques majeurs, qu'il s'agisse d'espaces naturels exceptionnels ou de monuments remarquables.

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mercredi 12 novembre 2008

Alimentation ou gastronomie: questions géographiques.

Cette semaine deux nouveaux ouvrages géographiques viennent agrémenter la source d'informations sur l'alimentation, au programme des concours pour le professorat cette année. 

Gilles Fumey
Géopolitique de l'alimentation 
Paris, Editions Sciences Humaines, 2008. 124 pages, 12,5 x 19 cm, broché.- ISBN: 9782912601759

Et si la crise alimentaire de 2008 était le printemps d’une nouvelle pensée sur l’alimentation ? Où l’on s’affranchirait enfin du productivisme qui s’est révélé être un modèle catastrophique d’alimentation non durable.
Gilles Fumey, en géographe “culturaliste”, montre ici comment les cultures président à la mise en place d’aires alimentaires, plus ou moins fragiles, dans lesquelles les choix de manger ne se font pas qu’en fonction des disponibilités et des prix.
Les pays pauvres qui ont fait les frais des politiques hasardeuses du FMI et de l’OMC au printemps dernier en savent quelque chose : on ne transige pas dans les choix politiques qui touchent l’alimentation, sous peine de mener un pays à la rupture. Faudrait-il désespérer des politiques agricoles ? Ce petit ouvrage démontre que non. Mais il faut que les choix soient politiques et non techniques, non inféodés à des diktats agronomiques et nutritionnels dont les calculs hasardeux ont mené à des situations catastrophiques (la faim au Sud, mais aussi l’obésité au Nord).
La géopolitique de l’alimentation permet de comprendre quels sont les rapports de force qui façonnent notre planète alimentaire en analysant le rôle des différents acteurs : les institutions, les politiques, les industries agroalimentaires, les paysans… mais aussi les mangeurs que nous sommes tous. Car nos goûts et nos pratiques ne sont jamais sans incidence.
La question de demain n’est pas de penser une alimentation pour tous qui serait universelle. Elle est de voir comment garantir un accès le plus large possible à une alimentation de qualité, non assujettie aux règles du profit. Se nourrir est non seulement un besoin vital, c’est aussi l’un de nos plus intimes rapports au monde. 

Gilles Fumey enseigne la géographie de l’alimentation à l’université Paris IV-Sorbonne. Il a publié notamment l’Atlas mondial des cuisines et des gastronomies (Autrement, 2004). Il est l’animateur du réseau des Cafés géographiques.

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sous la direction de Julia Csergo & Jean-Pierre Lemasson
Voyages en gastronomies. L'invention des capitales et des régions gourmandes 
Paris, Autrement, 2008. 260 pages, 15 x 23 cm, broché.- ISBN: 9782746712188

Comment ont été inventées les capitales gastronomiques ? Comment se construisent les réputations de lieux qu'on ne saurait traverser sans halte gourmande ? Pourquoi telle ville ou telle région évoquent-elles, plus que d'autres, tant de promesses gustatives ? Assiste-t-on à l'émergence d'une nouvelle pratique, le "tourisme gourmand" ?

Cet ouvrage est issu des XIXe Entretiens Jacques Cartier, programme de coopération scientifique mené entre la région Rhône-Alpes et le Québec. Il offre, à travers les regards croisés d'auteurs issus de disciplines et de pays différents, une des premières réflexions sur la manière dont des lieux -de Lyon à la Côte d'Azur, de Londres à New-York, de San Sebastian à Montréal, sans oublier... Paris- sont devenus des destinations gourmandes et dont la "sainte alliance" du tourisme et de la gastronomie s'est progressivement imposée, dans les politiques touristiques, comme un outil d'attractivité et de rayonnement des territoires.

Du restaurant distingué par les guides aux auberges de pays, de la valorisation des traditions à la créativité gastronomique, des politiques de développement local à la fête gourmande, Voyages en gastronomies invite à parcourir, à travers un panorama qui s'ouvre sur l'Europe et les Amériques, tous ces lieux qui valent certainement le détour !

Commander. 22 € > 20,90 €

lundi 20 octobre 2008

Palmarès de la Toison d'or du livre d'aventure, Dijon 2008

La "Toison d'or du livre d'aventure", décernée à la 30e édition du Festival du film d'aventure de Dijon, a été attribuée à Caroline Riegel, 34 ans, auteur du récit, Méandres d'Asie - du Baïkal au Bengale qui a immortalisé sur le papier son voyage/aventure/découverte inédit de deux années, à pied, cheval, âne, chameau, vélo, du lac Baïkal ("la perle de Sibérie") au Bengale ("le delta des humbles...").

Caroline Riegel
Soifs d'Orient. Du Baïkal au Bengale I
Paris, Phébus, 2008. 398 pages, 13 x 20 cm, broché. - ISBN : 9782752903044

Soifs d'Orient est le premier des deux tomes qui retracent le périple de Caroline Riegel en Asie : vingt-deux mois du lac Baïkal jusqu'à Bangkok. Avec une assurance rieuse, elle nous entraîne dans une aventure exceptionnelle.
Préface de Bernard Ollivier.

Caroline Riegel, diplômée en France et en Allemagne, a travaillé un an aux Etats-Unis avant de suivre la construction d'un barrage dans la Montagne noire, puis un second au Gabon. Le parcours de cette passionnée de montagne et de photographie est avant tout motivé par une intarissable soif de rencontres et de partage.

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Caroline Riegel
Méandres d'Asie. Du Baïkal au Bengale II
Paris, Phébus, 2008. 462 pages, 13 x 20 cm, broché. - ISBN : 9782752903440

" Caroline Riegel est partie seule sur les grands chemins de l'Aventure en quête de cette eau qui la fascine... Vingt-deux mois à pied, à cheval, à dos d'âne, de chameau, à vélo, du Baïkal à l'âpre désert de Gobie de la chaîne aride des Kunlun aux rigueurs hivernales du Zanskar isolé, des sources sacrées du Gange hindou jusqu'au delta inondé du Bengale... Et puis l'aventure dans l'aventure : l'écriture. Mots justes et tournures elliptiques où le didactique de l'ingénieure se fond dans l'émotion humblement restituée par l'écrivain devant les paysages grandioses et le quotidien des populations rencontrées et aimées dont elle a partagé des bouts d'existence au long de son périple. On referme le livre comme on se couche après un long cheminement... en rêvant aux découvertes du lendemain. Ce lendemain s'appelle Méandres d'Asie. " Patrick Filleux.

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