Zellidja, l'aventure des voyages par les carnets
Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie
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jeudi 13 juin 2013
Le dernier numéro de la revue La Géographie
Zellidja, l'aventure des voyages par les carnets
samedi 8 juin 2013
En décortiquant Septentrionalium Terrarum descriptio de Gérard Mercator
L'apparition du Nord selon Gérard Mercator
Déjà, la projection polaire déroute. Les continents s’enroulent autour de quatre îles qui forment une vaste surface circulaire, montrant que l’Amérique est une proche voisine de l’Europe et de l’Asie. Au centre, un rocher surplombe le Polus Arcticus. Mercator fait cohabiter des représentations du territoire réalistes et même novatrices avec d’autres, qualifiées de mystérieuses, voire de fantaisistes.
En décortiquant ce document exceptionnel, Hamelin, Biondo et Bouchard traitent de la nordicité à travers différents thèmes tels l’exploration polaire, le mythe du pôle Nord, l’autochtonie ou encore la terminologie nordique. À leur tour audacieux, ils proposent des hypothèses sur la représentation de la banquise et abordent la question des cycles climatiques et du réchauffement actuel de l’Arctique.
Un beau livre de 192 pages, en couleurs, imprimé au Québec dans un tirage limité. Au verso de la jaquette, sur un papier Cougar superfin, une reproduction de la carte originale permet de suivre en détail les auteurs dans leur voyage arctique.
Spécialiste du Nord canadien, Louis-Edmond Hamelin est écrivain, professeur et géographe. Son ouvrage Nordicité canadienne est une œuvre pionnière dans les recherches nordiques qui lui a valu le Prix du Gouverneur général en 1975. Le film Le Nord au cœur, de Serge Giguère, brosse le portrait de la carrière de ce grand homme.
Diplômé de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Montréal, Stéfano Biondo est à l’origine de la création du Centre d’information géographique et statistique de la Bibliothèque de l’Université Laval, où il occupe la fonction de cartothécaire depuis 2005.
Joë Bouchard est bibliothécaire à l’Université Laval depuis 2009 après l’avoir été à l’Université de Moncton. Il détient une maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Montréal et une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Il s’intéresse aux sources documentaires liées à la constitution de l’imaginaire du Nord.
samedi 1 juin 2013
Elisée Reclus et les Etats-Unis
Elisée Reclus et les Etats-Unis - Suivi de son "Fragment d'un voyage à La Nouvelle-Orléans (1855)"
L'étude de cette géographie vivante, d'une beauté impertinente, va plus loin. Elle révèle aussi la naissance d'une vocation, c'est-à-dire ici comment on devient géographe, et même géographe passionné de la nature, de la fraternité humaine, ouvert sur le grand théâtre de l'univers.
Élisée Reclus a écrit énormément, il a décrit l'ensemble de la Terre dans sa Nouvelle Géographie universelle. Mais les États-Unis ont occupé une place éminente dans sa vie : jeune homme, il s'est rendu en Louisiane, qui a sans doute été une source importante de ses jugements ultérieurs. Et le récit de son voyage sur un voilier, en 1852, est ensorceleur : on ne pouvait pas ne pas l'ajouter au présent ouvrage.
Les articles de Karl Marx, sur la guerre de Sécession, ont souvent été étudiés ; il n'en est pas de même pour ceux de Reclus, parus dans la prestigieuse Revue des Deux Mondes. Ses analyses lui attirèrent les compliments de l'ambassadeur des États-Unis, envoyé en France par le Président Abraham Lincoln. La comparaison entre Marx et Reclus est particulièrement instructive sur la différence des regards que l'on peut porter en géopolitique.
Enfin, vers la fin de sa vie, Reclus retourna aux États-Unis, pour préparer le volume XVI de sa Géographie. Son regard encyclopédique révélait à l'époque, et même encore de nos jours, des aspects et des enjeux trop peu connus sur l'essor de cette puissance mondiale.
Parler, à la fin des années 1880, des « Afro-Américains » et annoncer l'hispanisation des États-Unis n'était pas donné à tout le monde...
Ronald Creagh a enseigné la civilisation des États-Unis à l'université Paul-Valéry à Montpellier. Il est membre de l'équipe de la revue Réfractions et anime le site web « Recherche sur l'anarchisme ».
vendredi 12 octobre 2012
Les nouveaux mondes racontés par les cartes
Jean-Yves SarazinCartes et images des nouveaux mondes
Paris, Gallimard, 2012. 48 pages, 12 x 17 cm, broché.
Du XIIe au XVIIIe siècle, les Européens avides de commercer avec l'Orient ont découvert toutes les parties du globe. Mais de quels outils cartographiques ces aventuriers des mers disposaient-ils pour partir vers de nouveaux horizons ? Ils observaient les astres, maniaient la boussole pour fixer le nord, mais ils ne possédaient aucune carte des continents vers lesquels ils se dirigeaient. Tout a été élaboré au fur et à mesure. Durant cinq siècles, navigateurs et cartographes ont mis en commun leurs savoirs. Les cartes marines, ou portulans, témoignent ainsi de leurs reconnaissances, d'abord approximatives puis de plus en plus précises, des Nouveaux Mondes. Elles révèlent aussi la vision « ethnographique » des Européens sur les sociétés africaine, asiatique, américaine et océanienne et attestent de la conquête, de la domination et de la maîtrise des espaces marins et continentaux.
Jean-Yves Sarazin, conservateur général des bibliothèques, dirige depuis 2010 le département des Cartes et Plans de la Bibliothèque nationale de France. Il a entre autre mené des travaux d’histoire et de cartographie urbaine: Les Plans de Paris: des origines (1493) à la fin du XVIIIe siècle avec Jean Boutier (BNF, 2002). Il est aussi l’auteur d’ouvrages sur l’histoire des villes: Rêves de capitale (BNF, 2002), Le Paris des Lumières avec Alfred Fierro (RMN, 2005) et Villes de France (Assouline, 2007)
Commande 8,40 €
mercredi 10 octobre 2012
L'Âge d'or des cartes marines
Catherine Hofmann, Hélène Richard et Emmanuelle VagnonL'Âge d'or des cartes marines
Quand l'Europe découvrait le monde
Paris, Seuil, 2012. 256 pages, 31 x 27 cm, relié.
Nées dans les milieux maritimes méditerranéens au cours du XIIe siècle, les cartes marines dites « cartes-portulans » constituent le cœur de l’ouvrage. Dessinées sur parchemin, sillonnées de lignes en étoile évoquant les directions de la boussole et représentant la succession des ports et des mouillages le long des rivages, ces cartes accompagnèrent les navigations européennes et l’exploration du monde jusqu’au XVIIIe siècle. Instruments de navigation utilisés à bord des bateaux, elles furent aussi produites sous la forme d’images du monde enluminées, destinées à de riches commanditaires, illustrant les intérêts économiques et politiques des puissances maritimes européennes.
Réunissant les contributions d’une quinzaine de spécialistes européens, le livre fait le point des connaissances sur ce type de cartes et reflète le renouveau historiographique des dernières années.
Ainsi, sous un angle inédit, l'ouvrage interroge la manière dont les Européens ont découvert et conquis mais aussi étudié et représenté territoires et peuples du XIVe au XVIIIe siècle. Les cartes-portulans s’imposent au regard contemporain comme de véritables œuvres d’art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, imposante, qu’à leur polychromie et à leur univers exotique.
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lundi 6 août 2012
Le Japon véritable, tel que le vivent les japonais
Philippe PelletierLa fascination du Japon. Idées reçues sur l'archipel japonais
Paris, Le Cavalier bleu, 2012, 270 pages, 13,8 cm x 20,5 cm, broché.
En témoignent encore récemment les commentaires qui ont suivi le séisme du 11 mars 2011 et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Et les Japonais ne sont pas les derniers à entretenir ces stéréotypes au travers des « nippologies » en vogue dans les années 70 et 80.
Les générations du « péril jaune », nées avant 1945 se complaisaient à dire que les Japonais étaient incompréhensibles. Aujourd’hui, cette « incommunication » s’est transformée en hypercommunication et l’on assiste à une véritable fascination pour le Japon et la « J-pop culture » : sushi, manga, karaoke, jûdô et autres arts martiaux, sudoku ou tôfu, tendent ainsi à supplanter les geisha et autres yakuza parmi les clichés japonais.
Véritable anthologie du Japon contemporain, cet ouvrage donne à voir ce pays, sa culture, son économie et sa société comme il est et non comme les Occidentaux, ou même les Japonais, voudraient le présenter.
Philippe Pelletier est docteur en Géographie, diplômé en Langue et Civilisation japonaises. Il est professeur à l’université Lyon 2 et à Sciences Po Lyon. Spécialiste du Japon où il a résidé pendant sept ans, il fut membre du Centre de recherches sur le Japon contemporain (à l'EHESS de Paris) avant d'intégrer l'Institut d'Asie orientale (à Lyon).
Il est l’auteur, entre autres, de « Le Japon », in Géographie Universelle (Belin), Le Japon (Armand Colin), La Japonésie, géopolitique et géographie historique de la surinsularité au Japon (CNRS Éditions), Japon, crise d’une autre modernité (Belin-La Documentation française), Atlas du Japon, avec C. Fournier, (Autrement), L’Extrême-Orient, l’invention d’une histoire et d’une géographie (Gallimard).
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jeudi 2 août 2012
Le voyage par écrit, entre tourisme et littérature
Stéphane Courant Cet ouvrage se situe entre deux terrains de l'anthropologie - tourisme et écriture - et permet de révéler les diverses raisons et fonctions graphiques des écritures de voyage. Il interroge sur le passage de ces écritures ludiques et désinvoltes à une écriture sur soi révélant tout autant les représentations de voyage que les nécessités de cette rencontre avec soi et avec l'autre.
Stéphane Courant, diplômé de l'EHESS, est anthropologue. Il est membre associé au LISST - Centre d'anthropologie sociale de Toulouse. Chargé de cours dans diverses institutions, il développe ses axes de recherche essentiellement sur les questions relatives aux rencontres culturelles, à l'écriture et plus largement aux multiples formes initiatiques participant aux constructions identitaires.
vendredi 18 mai 2012
100 livres sur les Alpes
Regards sur les Alpes. 100 livres d'exception, 1515-1908
Chamonix, Édition du Mont-Blanc, 2011. 271 pages, 24 x 27,5 cm, broché.
Cet ouvrage retrace l'évolution du regard des hommes sur l'épine dorsale de l'Europe et sur son rôle civilisateur, en s'appuyant sur quatre siècles de littérature. Les cent livres anciens présentés ici témoignent des légendes de toujours, rendent compte des travaux des sciences de la terre ou rapportent les excursions audacieuses dont furent objet les "monts Inaccessibles". Au-delà de leur valeur historique, la plupart nous apportent des représentations d'une qualité exceptionnelle. Enfin, ils jalonnent l'évolution des techniques d'imagerie et de reproduction.
Dans la perspective du "musée imaginaire" d'André Malraux, voici la plus ambitieuse, la plus belle et la plus juste des bibliothèques imaginaires alpines.
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Quand les voyages forment la nation iranienne
Les mille et une frontières de l'Iran. Quand les voyages forment la nation
Paris, Karthala, 2012. 264 pages, 24 x 16 cm, broché.
Fariba Adelkhah se livre à une anthropologie des pratiques sociales du voyage en privilégiant l’étude des réseaux financiers et commerciaux transfrontaliers à l’échelle du Grand Khorassan et du golfe Persique, de l’expatriation au Japon, de la diaspora irano-californienne, de l’immigration afghane en Iran, des pèlerinages sur les lieux saints de Syrie et d’Arabie, des rêves de départ et de retour qui habitent le corps social. Au fil d’une observation participante s’étalant sur une dizaine d’années, elle apporte un éclairage neuf sur l’économie politique du néolibéralisme en République islamique, sur la participation sociale des femmes, sur la conscience nationale et religieuse – en bref sur ce qu’être Iranien (et Iranienne) veut dire, au jour le jour, et sur l’ambivalence des appartenances ou des identités. Quand les voyages forment la nation…
Fariba Adelkhah, anthropologue, est directrice de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (SciencesPo-CERI). Elle a notamment publié La Révolution sous le voile. Femmes islamiques d’Iran (Karthala, 1991) et Être moderne en Iran (Karthala, 1998, nouvelle édition augmentée en 2006). Elle poursuit actuellement des recherches sur la société afghane.
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mercredi 2 mai 2012
Une vie d'aventure
Avant la dernière ligne droite
Paris, Arthaud, 2012. 552 pages, 13,5 x 22 cm, broché.
mardi 24 avril 2012
Les lieux... du désir aux limites
Rémy KnafouLes Lieux du voyage
Paris, Le Cavalier Bleu, 2012. 215 pages, 27 x 21 cm, broché.
Le chercheur en tourisme s’efforce, lui, de mettre en perspective ces représentations, en les analysant en tant que telles, en confrontant le lieu d’aujourd’hui à ce qu’il était cinquante ou cent ans plus tôt, en confrontant le lieu à d’autres lieux comparables, lesquels peuvent se trouver à l’autre bout du Monde, en reliant le lieu aux pratiques qui s’y développent, et
C’est à cet exercice que se livre ici Rémy Knafou et son équipe de chercheurs, en passant au crible de multiples lieux, symboles de pratiques particulières de voyage : les lieux du désir, les îles, les lieux du déplacement, ceux de l’hébergement, les lieux subvertis par la touristification, les lieux métropolitains, les littoraux... jusqu’au lieux limites.
Sommaire:
Des lieux du désir
Le pouvoir de l’imaginaire et l’élection des lieux au profit du tourisme
De Bali à Oléron : les îles
Lieux et mythes du tourisme
De Dimanche à Orly à Nationale 7 : les lieux du déplacement
On connaît les chansons
De l’auberge de jeunesse au palace : les lieux d’hébergement
Entre intimité et idéologies du voyage
Bath, Benidorm et Saint-Tropez : des lieux inégalement partagés
La sociabilité touristique : entre l’entre-soi et la rencontre des autres
Deauville : tout le monde descend
Le pouvoir de créer des lieux
De Marrakech à Venise : les lieux subvertis
Touristification et patrimonialisation
Montmartre et Barcelone comme lieux métropolitains
Visibilité des masses, discrétion des individus
De la Côte d’Azur à la Gold Coast : les littoraux touristiques
La métamorphose
Las Vegas ou les lieux de l’amusement
Une métaphore du lieu touristique
De Manaus à Auschwitz : les lieux limites
L’achèvement de la conquête touristique du Monde
Épilogue
Des lieux désidurables ?
Rémy Knafou est géographe, professeur émérite à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, président de l'Association pour le développement de la recherche et des études sur les tourismes (ADRETS) et de de l’Association Revue Internationale Interdisciplinaire de Tourisme / Via. Il est notamment l’auteur de Tourismes 2. Moments de lieux, collection Mappemonde (Belin), Tourismes 3. La révolution durable, collection Mappemonde (Belin), Mondes urbains du tourisme ( dir. avec P. Duhamel), collection Mappemonde (Belin). Il est par ailleurs auteur de manuels scolaires de géographie (plus d'une soixantaine d'ouvrages publiés).
Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec :
Amandine Chapuis, doctorante, université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.
Jean-Christophe Gay, professeur à l’université de Nice-Sophia- Antipolis.
Carine Fournier, maître de conférences à l’université de Bretagne occidentale.
Sylvine Pickel, maître de conférences à l’université d’Angers.
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vendredi 20 avril 2012
Le tour du monde de Magellan en BD
Christian Clot, Bastien Orenge & Thomas VerguetMagellan. Jusqu'au bout du monde
Paris, Glénat, 2012. 56 pages, 27 x 33 cm, relié.
Magellan est pourtant prêt à renier son pays, laisser amis et amour derrière lui, lutter seul contre tous, affronter mutineries, traîtrises, mers déchaînées, faim et maladies meurtrières pour démontrer la justesse de ses idées : effectuer le premier tour du monde. Mais Magellan sait aussi qu'il devra aller jusqu'au sacrifice ultime pour que son rêve se réalise et que jamais son nom ne soit oublié…Les grands explorateurs ont toujours repoussé les limites de notre monde et des connaissances. Souvent en marge de leur époque, trop en avance, extrêmes et écorchés vifs, ils ont ajouté leurs découvertes à la gloire des pouvoirs en place, tout en leur faisant peur...
Ce que l'on garde d'eux dans les livres d'Histoire ne correspond pas à la réalité exacte des évènements, mais à une partie de cette réalité, celle qui a pu passer à la postérité.
On sait que dans tout événement historique de nombreuses zones d'ombres existent, que ce soit dans le but de simplifier la réalité, pour des raisons politiques ou par manque d'information. Il en va de même dans l'Histoire de l'exploration.
En tirant sur les fils de ces zones d'ombres, la collection EXPLORA vous plonge au cœur de la véritable histoire des Grands Explorateurs et de leurs expéditions extraordinaires, dans tous les milieux du globe, sous la houlette de Christian Clot, explorateur et vice-président de la Société des Explorateurs français. Il est aussi le scénariste de Magellan.
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lundi 26 mars 2012
Hommage au papier
Erik OrsennaSur la route du papier. Petit précis de mondialisation III
Paris, Stock, 2012. 324 pages, 13 x 20 cm, broché.
D’autant qu’on le disait fragile et menacé. Alors j’ai pris la route. Sa route. De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l’Inde, le Japon, l’Indonésie, Samarcande, le Brésil, l’Italie, le Portugal et bien sûr la France, j’ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d’un colis les chocs qu’il a reçus et si les conditions d’hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées. Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant. » E. O.
Erik Orsenna, de l'Académie française, a obtenu le prix Goncourt pour L'Exposition coloniale en 1988. Il est l'auteur, notamment, de La grammaire est une chanson douce (2001), Madame Bâ (2003) et de L'Entreprise des Indes (2010). Sur la route du papier est le troisième précis de mondialisation publié après Voyage aux pays du coton (2006) et L'Avenir de l'eau
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jeudi 10 février 2011
Les rapports entre anthropologie et littérature

L'adieu au voyage. L'ethnologie française entre science et littérature
Vincent Debaene s'interroge sur les raisons de ce double livre et retrace les rapports entre anthropologie et littérature au XXIe siècle, depuis Marcel Mauss jusqu'à la collection " Terre humaine ". Ce faisant, il dévoile la fascination réciproque des ethnologues pour la littérature et des écrivains pour les sciences de l'homme. Les premiers se veulent savants mais se réclament de Rousseau et de Montaigne ; les seconds se méfient d'une discipline austère mais sont troublés par les objets qu'elle rapporte et les questions qu'elle pose. " Adieu sauvages ! adieu voyages ! " s'exclame Lévi-Strauss à la fin de Tristes tropiques, déplorant l'appauvrissement de la diversité culturelle. Mais ce qui est perdu, ce n'est pas tant l'altérité qu'une certaine subjectivité et une façon de raconter l'histoire. Pour l'ethnologue, l'adieu au voyage constitue moins un renoncement qu'un point de départ : l'oeuvre anthropologique de Lévi-Strauss suivra Tristes tropiques. Pour l'écrivain, il constitue un défi à relever : la fin d'un rapport prédateur de l'Occident à ses " autres " impose que soient repensés notre héritage humaniste et notre idée de la littérature.
Vincent Debaene enseigne la littérature à l'université Columbia, à New York. Il a préfacé et coordonné l'édition des Œuvres de Claude Lévi-Strauss (Gallimard, collection " Bibliothèque de la Pléiade ", 2008) et a publié, en collaboration avec Frédéric Keck, Claude Lévi-Strauss. L'Homme au regard éloigné (collection " Découvertes Gallimard ", 2009).
lundi 7 février 2011
Une culture paysagère. Explorateurs et voyageurs français au Tibet

Un horizon infini. Explorateurs et voyageurs français au Tibet (1846-1912)
Paris, PUPS, 2011. 480 pages, 16 x 24 cm, broché.Peu reconnus par la critique postcoloniale, souvent assimilés sans nuances aux enjeux géopolitiques du Grand Jeu en Asie centrale à la même période, les récits des explorateurs français du Tibet manifestent pourtant des traits culturels spécifiques dont on se propose ici de mener l’archéologie. Missionnaires, aventuriers, nobles bannis, scientifiques républicains, diplomates, officiers coloniaux, intellectuels et orientalistes éclairés indiquent tous que la culture de l’exploration dont, de 1846 à 1912, ils sont les représentants se conçoit intrinsèquement comme une culture paysagère. Aussi révèlent-ils une évolution originale des savoirs sur le Tibet et des représentations du paysage tibétain qui se découvre progressivement à eux.
La description du paysage participe ainsi globalement d’une histoire des sensibilités et d’une histoire des sciences, ce que l’on peut appeler une géosensibilité. Mais la description scientifique du paysage, liée à la pratique du voyage et à une confrontation à l’ailleurs, ne doit pas masquer le primat expérientiel qui lui donne sens. C’est ainsi que le paysage, en tant qu’expérience vécue, en vient à jouer le rôle d’une médiation interculturelle invitant à un renouvellement des questionnaires des explorateurs. Par ailleurs, la description scientifique participe tout autant de différents orientalismes, de différentes perceptions d’un Tibet associé par les voyageurs à un « paysage sacré ». La diversité dont ceux-ci témoignent, mais aussi les croisements de représentations issues d’autres cultures de l’exploration du Tibet – la tradition anglo-saxonne en premier lieu –, nous plongent aux origines de l’« image du Tibet » qui, au loin de la rencontre vivante des explorateurs – la Première Guerre, la Convention de Simla et l’avènement du Guomindang marquent le terme de la culture française de l’exploration du Tibet –, se cristallisera et s’unifiera dans l’imaginaire occidental du XXe siècle.
Samuel Thévoz est docteur ès Lettres de l’université de Lausanne, où il enseigne actuellement les littératures de langue française. Ses recherches portent essentiellement sur le récit de voyage au Tibet, sur le paysage et sur les phénomènes d’interculture en littérature.
jeudi 27 janvier 2011
Henry de Monfreid à la BNF

Numéro spécial : Henry de Monfreid à la BNF
Paris, Société de Géographie, 2011. La GéoGraphie n° 1539, 17 x 22,5 cm, 67 pages.
Sommaire :
Editorial, par Brice Gruet
Henry de Monfreid, un homme, plusieurs vies, une documentation incomparable, par Guillaume de Monfreid
Voyage en Monfrédie, par Brice Gruet
Henry de Monfreid, l'aventure d'une vie, par Olivier Loiseaux
Monfreid et Rimbaud, même combat ? par Guillaume de Monfreid
La tentation de l'Orient, par François Bellec
Champ et contre-champ. L'Orient de Monfreid (photographies d'Henry de Monfreid)
Echo du Japon : le satoyama, par Nicolas Baumert
Les nouvelles de la géographie
Cinéma, livres, gastronomie...
lundi 29 novembre 2010
Récits d'exploration du monde dans la littérature anglaise de la fin du Moyen Âge

Commander 85 €
samedi 21 novembre 2009
À la fois atlas mondial et encyclopédie de voyage

Paris, Convergences, 2009. 414 pages, 29 x 36 cm, relié - ISBN : 9782352190790
L'Atlas universel Le Monde allie la précision cartographique et l'inspiration photographique. Que cachent ce relief accidenté, cette forêt si étendue, cette route sinueuse qui traverse tout un continent ? Grâce aux 1 800 images qui l'illustrent, cet ouvrage vous dévoile le dessous des cartes. Chaque double page est assortie d'un reportage photo qui met en avant la faune, la flore, la beauté des paysages, mais aussi la richesse culturelle des différents pays.
A la fois pratique et instructif, cet atlas est conçu pour découvrir le monde et voyager. Il met l'accent sur les spécificités géographiques et géologiques de chaque région du globe, et sur les grandes voies de communication. Quelque 200 catégories de pictogrammes indiquent également tous les sites touristiques majeurs, qu'il s'agisse d'espaces naturels exceptionnels ou de monuments remarquables.
Commander 45 €> 42,75 €
mercredi 12 novembre 2008
Alimentation ou gastronomie: questions géographiques.

Gilles Fumey, en géographe “culturaliste”, montre ici comment les cultures président à la mise en place d’aires alimentaires, plus ou moins fragiles, dans lesquelles les choix de manger ne se font pas qu’en fonction des disponibilités et des prix.
Les pays pauvres qui ont fait les frais des politiques hasardeuses du FMI et de l’OMC au printemps dernier en savent quelque chose : on ne transige pas dans les choix politiques qui touchent l’alimentation, sous peine de mener un pays à la rupture. Faudrait-il désespérer des politiques agricoles ? Ce petit ouvrage démontre que non. Mais il faut que les choix soient politiques et non techniques, non inféodés à des diktats agronomiques et nutritionnels dont les calculs hasardeux ont mené à des situations catastrophiques (la faim au Sud, mais aussi l’obésité au Nord).
La géopolitique de l’alimentation permet de comprendre quels sont les rapports de force qui façonnent notre planète alimentaire en analysant le rôle des différents acteurs : les institutions, les politiques, les industries agroalimentaires, les paysans… mais aussi les mangeurs que nous sommes tous. Car nos goûts et nos pratiques ne sont jamais sans incidence.
La question de demain n’est pas de penser une alimentation pour tous qui serait universelle. Elle est de voir comment garantir un accès le plus large possible à une alimentation de qualité, non assujettie aux règles du profit. Se nourrir est non seulement un besoin vital, c’est aussi l’un de nos plus intimes rapports au monde.

lundi 20 octobre 2008
Palmarès de la Toison d'or du livre d'aventure, Dijon 2008







