Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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samedi 16 février 2013

Les relations entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne


Sous la direction de Mansouria Mokhefi et Alain Antil
Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelés
Paris, CNRS Éditions, 2012. 240 pages, 15 x 23 cm, broché.

« La colonisation a balkanisé l’Afrique ! », accusent les dirigeants d’un continent qui se fixent pour projet officiel de (re)trouver une unité perdue. Le Sahara est-il un obstacle objectif, définitif, à cette unité ? Non, si l’on en croit les synthèses ici présentées sur les stratégies des pays du Maghreb en direction de leur Sud et sur les relations de toutes natures entre le Maghreb et l’Afrique sub- saharienne.
Politiques africaines de l’Algérie et du Maroc, politique de l’Afrique du Sud vis-à-vis du Maghreb, mutations de la géopolitique saharienne après l’effondrement du régime libyen, conséquences pour la région de la sécession d’un Nord-Mali contrôlé par les islamistes radicaux, importance des échanges économiques (formels et informels) et des échanges humains de part et d’autre du Sahara : tous ces thèmes, ici traités par des spécialistes reconnus, éclairent sous différents jours les relations entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Ils révèlent que les migrants subsahariens qui s’installent désormais dans les pays du Maghreb ne font qu’exprimer l’unité croissante d’un espace jusqu’ici renvoyé à des logiques géopolitiques divergentes, et renouvellent aussi la vision que nous, Européens, pouvons avoir de notre Sud.

Commande:   30 € > 28,50 €

mardi 19 juin 2012

En Algérie avec Élisée Reclus

Florence Deprest 
Élisée Reclus et l'Algérie colonisée 
Paris, Belin, 2012. 142 pages, 13.5 x 21.5 cm, broché.


Élisée Reclus fut géographe et libertaire, indissociablement. Lié un temps à Michel Bakounine, ami de Louise Michel, engagé physiquement dans la défense de la Commune de Paris puis banni du territoire français, il acquit de son vivant une renommée internationale par l’ampleur et l’acuité de ses écrits sur la Terre et les sociétés qui l’habitent. Florence Deprest propose de porter un éclairage nouveau sur le chapitre qu’Elisée Reclus a consacré à l’Algérie en 1886 dans sa monumentale Nouvelle Géographie Universelle. En situant cette œuvre dans le contexte idéologique et scientifique de la société coloniale à l’âge des empires, elle montre en quoi certaines interprétations de Reclus sur l’Algérie sont tout à fait représentatives des courants progressistes du moment, et participent de ce que l’on a coutume d’appeler l’humanisme colonial.
L’auteur met alors au jour la dialectique de cette description géographique où l’Algérie colonisée incarne un possible renouveau de l’antique Méditerranée, imaginée comme un espace de mouvements et de métissages, mais également un lieu de l’arbitraire colonial, de la perte d’indépendance politique et de la légitime résistance indigène. 

Florence Deprest est Professeure des Universités et enseigne la géographie à Bordeaux 3. Ses recherches récentes concernent la construction des savoirs géographiques en situation coloniale et impériale, et particulièrement les représentations savantes de la Méditerranée occidentale. 


Commande 19,90 € > 18,90 €

mercredi 1 février 2012

Le Maghreb et la mondialisation

Méditerranée n° 116, 2011
Le Maghreb dans la mondialisation. Subaltérité et fragmentation territoriale
Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2011. 120 pages, 21 x 29,7 cm, broché.

Le Maghreb occupe une place secondaire dans la polarisation de l’économie mondialisée, à laquelle il est pourtant fortement arrimé, mais dans un rapport asymétrique. Cette situation, qui justifie la qualification de « Mondialisation subalterne  », se traduit par une accentuation des déséquilibres régionaux au travers d’une valorisation différenciée et sélective des territoires. Elle se traduit également par l’irruption d’espaces marginaux directement connectés avec le système monde et de groupes sociaux censés situés à la marge extrême des dynamiques de mondialisation et qui réussissent à intégrer celles-ci et à se les réapproprier, y compris en mobilisant des référents sociaux traditionnels.
Ces pratiques se développent dans une interpellation en miroir entre particularismes et mondialisation alors que l’entre-soi identitaire et national est largement fissuré par de multiples réseaux transnationaux, y compris culturels et virtuels.

Sommaire:
Réseaux Mondialisés et ancrages locaux

Brahim BENLAKHLEF et Pierre BERGE, « Nouveaux riches » de la mondialisation commerciale
et transformations des espaces urbains. Étude de cas dans le nord-est algérien
Ali BENSAAD, Aux marges du Maghreb, des tribus mondialisées. Réseaux tribaux et réseaux
diasporiques commerciaux maures
Pierre-Noël DENIEUIL, Circulations des deux rives, identités collectives et représentations de soi
Mohamed MADOUI, Mondialisation et recompositions du capitalisme algérien. L’émergence d’une nouvelle figure : l’entrepreneur religieux
Sihem NAJAR, Les pratiques sociales de l’Internet, la complexité des identités et les
transformations des liens sociaux au Maghreb
Karima DIRECHE, Mondialisation des espaces du religieux au Maghreb. Controverses religieuses et débats politiques

Mondialisation et nouveaux systèmes de hiérarchisation territoriale
Jean-François TROIN, Régionalisation et Mondialisation au Maroc
Marc COTE, L’Algérie, mondialisation et nouvelles territorialités
M'hammed SETTI, Fatima-Zohra MOHAMED-CHERIF et César DUCRUET, Les ports algériens
dans la mondialisation: la fin du paradoxe ?
Habib DLALA, L’émergence métropolitaine de Tunis au tournant de la mondialisation

Recompositions territoriales différenciées et dynamiques socio-spatiales locales
David GOEURY, L’enclavement, une contrainte nationale devenue une opportunité mondiale ?
Le cas du Haut-Atlas central marocain
Mohamed BERRIANE, En marge des grands chantiers touristiques mondialisés, l’émergence
de territoires touristiques « informels » et leur connexion directe avec le système monde
Anne-Claire KURZAC-SOUALI, Marrakech, une ville mondialisée. Insertion mondiale et
dynamiques socio-spatiales locales
Zoubir CHATTOU, Recompositions socioéconomiques et urbaines de la ville transnationale
de Tanger

Note de recherche
Farida Souiah, L’Algérie made by China.

Comptes rendus
Jacques Herin, Le Maghreb et le Moyen Orient dans l’économie mondiale
Sylvie Daviet, Métropolisation et Mondialisation au Maghreb
Serge Weber, Nouakchott au carrefour de la Mauritanie et du monde


Commande 26

mardi 17 janvier 2012

Moyen-Orient n°13: Islam et démocratie

Moyen-Orient n°13
Islam et démocratie
Paris, AREION Group, 2012. 98 pages, 23 x 30 cm, broché.

Après la révolution vient le temps de la contre-révolution.
Du Maroc à l’Égypte, celles-ci sont guidées par des formations autrefois honnies et bannies par les dictatures : les islamistes sont les grands gagnants politiques du « printemps arabe ». Alors qu’ils étaient peu nombreux sur les places à manifester, ils font leur retour en force – par les urnes – dans des sociétés en pleine transformation.
Si la laïcité implique l’éviction de la religion de l’espace public, une réflexion sur la place de l’islam dans les sociétés musulmanes s’impose. La foi du prophète Mahomet est, pour une majorité des habitants du sud de la Méditerranée, une référence identitaire primordiale. Les islamistes gouverneront, ils ont été élus, n’en déplaise aux plus sceptiques.
Faut-il pour autant en conclure qu’une « vague verte » enfermera le Maghreb et le Machrek dans une nouvelle ère d’autoritarisme ? Le totalitarisme menace malheureusement toujours.
Toutefois, nous ne sommes plus dans une logique d’islamisme révolutionnaire à l’iranienne, telle celle qui prévalait dans les années 1970 et 1980. Les partis islamistes se définissent désormais comme « conservateurs », à la manière des démocrates-chrétiens européens, et en appellent au « modèle turc ». Toutefois, gouverner ne sera pas chose aisée : la situation économique en Tunisie et en Égypte est désastreuse. Les jeunes qui ont provoqué la chute de Zine el-Abidine ben Ali et de Hosni Moubarak, rappelons-le, recherchaient avant tout un emploi et la promesse d’un avenir meilleur. Pas des cours de religion ! Après des décennies de régimes cleptomanes, corrompus et soi-disant laïques, ils ont décidé de donner une chance aux partis islamistes, mais n’hésiteront pas à les sanctionner par les urnes s’ils venaient à échouer.

C’est l’une des grandes leçons du « printemps arabe » : plus rien ne peut remettre en question la dignité et la liberté retrouvées. Enfin, ces « conservateurs » doivent affronter un « ennemi intérieur », les salafistes et leur vision radicale de l’islam.
En cette nouvelle année 2012, un an après la chute de Ben Ali, les enjeux sont considérables et personne ne sait ce qui se passera à court ou moyen terme.
2012, c’est aussi une date anniversaire particulière : les cinquante ans de la fin de la guerre d’Algérie, traumatisme qui marqua la fin de la colonisation française en Afrique et la naissance d’un nouvel État souverain. Après son dossier « Islam et démocratie », Moyen-Orient vous propose un regard différent sur l’Algérie, celui des géographes qui ont théorisé la conquête puis la domination coloniale.
Enfin, pour les Irakiens, 2012 rime avec « libération », non pas d’un autre dictateur, mais des forces militaires américaines qui, après plus de huit années de guerre, se sont retirées du pays le 18 décembre 2011. Problème : l’ancienne Mésopotamie est encore loin d’être une démocratie, bien au contraire. Cette nouvelle année est également l’occasion pour la rédaction de Moyen-Orient de procéder à quelques changements. Pour une meilleure compréhension du monde arabo-musulman, la revue débute avec l’actualité.
C’est dans ces premières pages qu’intervient un grand nom des études islamiques, Olivier Roy, directeur du programme « Méditerranée » à l’Institut européen de Florence. La dernière nouveauté se trouve à la fin de votre magazine : le lecteur découvrira la réalité du Moyen-Orient grâce à un outil des plus originaux, la bande dessinée.


Commande
10,95€

lundi 9 janvier 2012

Dernier numéro de Carto; L'Algérie

Carto n°9
La guerre d'Algérie
50 ans après l'indépendance
Paris, AREION Group, 2012. 82 pages, 23 x 30 cm, broché..


Au sommaire :

Dossier Golfe Arabo-Persique
Nouvelle puissance mondiale ? par Philippe Cadène et Brigitte Dumortier

L’actualité vue par les cartes
Europe
• Les grands écarts de la Moldavie
• Madère, un paradis… de la dette
• L’armement français en crise ?

Amériques
• Le réveil de la Colombie
• Nicaragua : la montée en puissance des sandinistes
• États-Unis : chasse aux clandestins

Asie-Océanie
• L’Iran, l’atome et le pouvoir
• Gaz russe en péninsule Coréenne
• Le manga sauve le Japon

Afrique
• Le paradoxe hydraulique de l’Afrique australe
• Tragédie grecque au Swaziland
• Une paix kényane en Somalie ?

Pôles
• L’Islande n’est pas à vendre… aux Chinois

Enjeux internationaux : Carte détachable
• Les terres rares, un marché stratégique et convoité

Moyen-Orient
• L’avancée chinoise au Moyen-Orient
• Le réveil de la « question kurde »
• Le Hajj ne connaît pas la crise

L’œil du cartographe
Trop petits pour être vus ? par Cécile Marin

Environnement
• Le land grabbing : la course aux terres fertiles

Histoire
• Retour sur… La guerre d’Algérie en cartes (1954-1962) par Guy Pervillé
• Retour sur… L’Algérie, ressources cartographiques à la BnF par Guillaume Lebailly et Jean-Yves Sarazin

Trésor de carte
• La Grenade

Insolito carto
• Indicateurs de puissance par Frank Tétart

Commande 10,95 €

vendredi 25 février 2011

Quand l'Algérie était un « dragon en Méditerranée », la Libye un « émirat » et l'Irak « la puissance militaire montante » du monde arabe

Luis Martinez
Violence de la rente pétrolière. Algérie - Libye - Irak
Paris, Les Presses de Science-Po, 2010. 229 pages, 11 x 18 cm, broché. - 9782724611625

Dans les années 1970, grâce la rente pétrolière, l'Algérie, la Libye et l'Irak paraissaient engagés dans un processus de modernisation accélérée. Le pétrole était la bénédiction qui permettrait à ces États de rattraper leur « retard » économique.
L'Algérie était un « dragon en Méditerranée », la Libye un « émirat » et l'Irak « la puissance militaire montante » du monde arabe. Sur le plan politique, le socialisme progressiste laissait penser que des transformations profondes s'opéraient : émancipation de la femme, urbanisation, scolarisation, augmentation de l'espérance de vie…
Quelques décennies plus tard, la désillusion est cruelle. Le sentiment de richesse a entraîné ces pays dans des expérimentations voire des impasses politiques, économiques et militaires aux conséquences désastreuses dont ils peinent encore à sortir.
Comment tout cela a-t-il été possible ? Ces pays peuvent-ils faire l'économie de réformes profondes sans risque d’explosion sociale ? L’UE peut-elle exporter ses normes et ses valeurs et protéger ses approvisionnements gaziers ? La première synthèse sur le sujet.

Commander 15 € > 14,25 €

samedi 7 août 2010

Le nouveau numéro de la revue Moyen-Orient

Moyen-Orient n°7
Algérie. Une transition sans fins
Paris, AREION Group, 2010. 98 pages, 23 x 30 cm, broché. - ISBN: 378074191095600070

SOMMAIRE:

Dossier Algérie
Repères Algérie: Cartographie
L'islamisme algérien: de la réconciliation à l'échec de la participation politique, Amel Boubekeur
"La souveraineté politique du pays n'a jamais été aussi compromise", rencontre avec Said Sadi
L'économie algérienne: un modèle de croissance incertain, Mihoub Meezouaghi
La rente pétrolière source de violences pour l'Algérie, entretien avec Luis Martinez
Repères Algérie: Adhésion à l'OMC, Mehdi Abbas
Politique étrangère: sortir le régime de l'isolement, ancrer le pays dans la dépendance, Miloud Chennoufi
La société algérienne au miroir des migrations chinoises, Farida Souiah
Les relations franco-algériennes, entretien avec Florence Beaugé

Géopolitique
L'image d'Israël dans l'opinion occidentale: une lente dégradation, Sébastien Boussois
Yémen: comment lutter contre instabilité? Arnaud Lafolie

Géoéconomie
La gestion des déchets au Caire, ou quand les "chiffonniers" s'allient au secteur privé, Lise Debout

Villes
Ville étape au coeur du Sahara: l'oasis de Koufra, Olivier Pliez

Commander 10,95 €

samedi 5 décembre 2009

Géohistoire coloniale

Florence Deprest
Géographes en Algérie (1880-1950). Savoirs universitaires en situation coloniale
Paris, Belin, 2009. 352 pages, 17 x 24 cm, broché. - ISBN : 9782701153483

Dans le sillage d’Edward W. Said qui définissait l’impérialisme comme un « acte de violence géographique, par lequel la quasi-totalité de l’espace mondial est explorée, cartographiée et finalement annexée », la géographie est apparue comme la discipline de l’impérialisme par excellence. Du xixe au milieu du xxe siècle, les savoirs sur l’espace ont été indéniablement des instruments puissants de la conquête puis du contrôle social des territoires non européens, mais cette évidence a conduit à une analyse souvent très réductrice de leurs contenus. Ces savoirs offraient-ils tous la même représentation des sociétés et des territoires non européens ? Ressassaient-ils tous à l’envi l’irréductible différence entre l’Européen et l’Indigène ?

Florence Deprest propose ici de reconsidérer la catégorie de géographie coloniale à travers l’étude de la géographie universitaire de l’Algérie entre 1880 et 1950. L’auteur opère une mise en relation des discours savants, des conditions institutionnelles de leur production et de leur circulation entre colonie et métropole, ainsi que des contextes politiques et des pratiques concrètes de leur mise au service du pouvoir.
Donnant à observer des scientifiques qui participent tous de la nébuleuse coloniale, elle montre comment ceux-ci développent des conceptions variables et parfois antagonistes sur des thèmes aussi stratégiques que les limites naturelles de l’Algérie ou l’évolution des genres de vie indigènes.
Très loin d’une réhabilitation de la géographie coloniale française, l’ouvrage met au jour les logiques contradictoires au cœur des savoirs universitaires et dévoile ainsi les visages multiples de la domination.

FLORENCE DEPREST est professeur des universités et enseigne la géographie à Bordeaux 3. Auteur d’ Enquête sur le tourisme de masse (Belin, 1997), elle a contribué à diverses publications en géographie du tourisme. Elle s’intéresse aujourd’hui à la construction des savoirs géographiques en situation coloniale et impériale, et tout particulièrement aux représentations savantes de la Méditerranée occidentale.

Commander 27 €> 25,65 €

samedi 13 décembre 2008

La relation France-Algérie au cœur du dernier numéro de Maghreb-Machrek

Maghreb Machrek n° 197, 2008
La France et l'Algérie: mémoire de la guerre et guerre des mémoires.
Paris, Choiseul, automne 2008. 140 pages, 15 x 23 cm, broché. -ISBN: 9782916722412

Sommaire:

- La guerre des mémoires. Benjamin STORA (6 pages) 
- La France et l’Algérie : le présent du passé colonial. Daniel RIVET (12 pages) 
- Errements dans les relations France-Algérie : un point de vue algérien. Yahia H. ZOUBIR (8 pages)
- Les incidences des politiques étrangères française et algérienne sur les relations bilatérales. Louisa DRIS-AIT HAMADOUCHE (21 pages) 
- Éléments pour l’interprétation des relations France-Algérie ou à chaque président son Algérie… Nicole GRIMAUD (6 pages)
- Gestion de l’eau dans la péninsule arabique : le dessalement est-il une solution durable ? Frédéric LASSERRE (18 pages) 

Commander. 20 € > 19 €