Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

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mercredi 19 juin 2013

Enquête sur le "Yiddishland" de Staline

Anne Nivat
La République juive de Staline
Paris, Fayard, 2013. 366 pages, 13,5 x 21,5 cm, broché.


Au lendemain de la révolution bolchevique, bien avant la création d'Israël, Staline prend la décision (rendue officielle en 1934) de créer une entité territoriale pour les juifs en URSS : ce sera le Birobidjan, à la frontière chinoise. Il est aujourd'hui difficile de se représenter les espoirs soulevés par cette promesse d'un "Yiddishland" pour les populations juives libérées des contraintes de la Russie tsariste et d'un passé de confinement et de pogroms.

La révolution bolchevique pensait-elle alors avoir trouvé une solution à son "problème juif", difficilement compatible avec la conception léniniste des nationalités ? Ce territoire autonome où le yiddish avait été choisi comme langue nationale (avec le russe), existe toujours au fin fond de l'Extrême-Orient russe. L'identité juive s'y perpétue-t-elle encore? Pour tenter de mesurer l'ampleur du "projet Birobidjan" et ses traces plus de vingt ans après la dislocation de l'Union soviétique, Anne Nivat a longuement enquêté sur place, mais aussi en Israël où elle s'est introduite chez des Birobidjanais émigrés, ainsi que dans le nord de la Chine vers laquelle les autochtones se tournent toujours davantage...

Commande :  22 € > 20,90 €

vendredi 14 juin 2013

Le rapport des sociétés à l'eau : ressources, risques et gestion


Christèle Ballut & Patrick Fournier
Au fil de l'eau
Ressources, risques et gestion du Néolithique à nos jours 
Clermont-Ferrand, PU Blaise Pascal, 2013. 550 pages, 21 x 23,5 cm, broché.



A une époque où les enjeux liés à l'eau sont multiples et très sensibles, les travaux scientifiques sur ces questions abondent et l'efficacité du dialogue entre chercheurs, d'une part, et gestionnaires d'autre part est une priorité.

L'eau étant par excellence un thème pluridisciplinaire, une gestion efficace suppose d'intégrer les connaissances et de croiser des approches complémentaires (hydrologiques, écologiques, géographiques, historiques, socio-économiques et politiques), afin de tenter de concilier des points de vue contrastés et de proposer des réponses adaptées. L'essor des recherches va dans ce sens et permet de mieux appréhender la complexité des formes actuelles d'utilisation et de gestion de l'eau. Toutefois, il ne doit pas occulter des approches historiques de ces mêmes questions fondées sur des études paléoenvironnementales, archéologiques ou textuelles.

Si les réalisations anciennes ne commandent pas forcément les structures actuelles, les mutations technologiques et de nouveaux besoins ayant considérablement modifié les paramètres au cours du temps et les ruptures pouvant l'emporter sur les continuités, il existe des situations héritées et surtout des configurations dans le rapport des sociétés à l'eau qui peuvent se répondre et s'éclairer mutuellement, même dans des contextes géographiques éloignés.

Commande :  40 € > 38 €

jeudi 23 mai 2013

Les bouteilles de vin racontent une histoire passionnante.


Jean-Robert Pitte
La bouteille de vin 
Histoire d'une révolution
Paris, Tallandier, 2013. 310 pages, 14,7 x 21,4 cm, broché.


Par leurs formes qui varient dans le temps et d’une région à l’autre, les bouteilles de vin racontent une histoire passionnante.

Cet ouvrage novateur le montre avec beaucoup de science et de verve. Jamais les vins n’auraient pu vieillir à l’abri de l’air et de la lumière et jamais la personnalité des terroirs et des millésimes n’aurait pu se révéler avec autant d’éclat sans l’invention de la bouteille.

La révolution date du Ier siècle de notre ère, c’est la mise au point de la canne à souffler. Au début du XVIIe siècle, les productions européennes, trop fragiles, ne peuvent servir à déplacer des liquides à longue distance. C’est alors qu’un pays importateur, l’Angleterre, réalise la bouteille en verre épais et noir, élaborée dans un four chauffé au charbon. Les mêmes Anglais découvrent au Portugal les vertus du liège qui permet un bouchage hermétique et de confier aux bouteilles du vin de qualité, de les coucher, les transporter et les conserver. Bientôt ils inventent encore le champagne mousseux que les Français ne confectionneront qu’à partir de la Régence.

Les bouteilles d’outre-Manche sont en oignon, en poire, puis cylindriques à épaules plus carrées. Les françaises, elles, sont plutôt ovoïdes, à épaules tombantes, tant en Champagne et en Bourgogne qu’à Bordeaux où, au XIXe siècle, s’impose la forme cylindrique à épaules carrées. À côté de ces deux grands modèles, certains vignobles en ont imaginé d’autres : la flûte rhénane, la fiasque paillée de Toscane, le bocksbeutel en forme de gourde de Franconie, le clavelin du Jura, la petite bouteille à col allongé du Tokaji ou du constantia sud-africain, etc.



Commande :  26,80 € > 25,46 €

vendredi 29 mars 2013

Le présent a besoin d’histoires plurielles

Sous la direction de Philippe Norel et Laurent Testot 
Une histoire du monde global
Auxerre, Éditions Sciences Humaines, 2012. 448 pages, 15 x 21,7 cm, broché.

Le présent a besoin d’une histoire, ou plutôt d’histoires plurielles, qui considèrent à parts égales le passé de toute l’humanité. Mieux comprendre ce qui s’est réellement joué entre les différentes parties d’un monde clivé par ses frontières est une nécessité vitale. Et celle-ci ne peut être mise en œuvre que dans une perspective élargie, qu’entend apporter l’histoire globale : une analyse innovante, jouant des échelles temporelles et géographiques, s’affranchissant des frontières disciplinaires.
Depuis des millénaires, les humains ont été en connexion: par les échanges, les transferts de techniques et d’idées, la circulation des religions, les migrations, l’acclimatation des plantes comme par les conquêtes impériales, leurs crimes et leurs apports…
Les textes réunis dans cet ouvrage esquissent, à travers différents thèmes (mondialisation, capitalisme, modernité, échanges, environnement…), une histoire de notre Monde, de nos passés divers qui se sont rencontrés depuis fort longtemps et qui, sinon, auraient à coup sûr été différents…
En annexe, le géohistorien Vincent Capdepuy livre des analyses de documents comme autant d’exemples d’une «Histoire globale par les sources», afin de promouvoir l’enseignement d’une nouvelle histoire mondiale.

Commande:  25,40 € > 24,13 €

vendredi 22 février 2013

Le début d'une nouvelle histoire

Bertrand Badie
Quand l'Histoire commence
Paris, CNRS, 2013. 59 pages, 12 x 17 cm, broché.

"Et si la fin des relations internationales classiques, celles des diplomates et des soldats d'antan, était en réalité le début d'une nouvelle histoire ? Si commençait alors l'Histoire, celle non plus seulement des Etats rivaux, mais la vraie, la totale, celle de l'humanité tout entière et des sociétés compénétrées ?" Bertrand Badie.

Commande: 4 €

samedi 9 février 2013

Archéologie et géographie


L'espace géographique n°4/2012,
Tome 41 (octobre - décembre)
Archéologie et géographie

Paris, Belin, 2012. 96 pages, 20 x 26 cm, broché.

SOMMAIRE:
Archéologie et géographie
  • Sandrine Robert. Les dynamiques spatiales à la croisée de l'archéologie et de la géographie
  • François Favory, Laure Nunninger, Lena Sanders. Intégration de concepts de géographie et d'archéologie spatiale pour l'étude des systèmes de peuplement
  • Sandrine Robert. Une vision renouvelée de la dynamique forme-société entre archéologie et géographie
  • Hélène Noizet. Germain, Victor, Martin et les autres. Morphologie urbaine et pratiques socio-ecclésiastiques à Paris aux IX-XIIe sièckes et au XIXe siècle
  • Laurent Costa. La construction de référentiels géohistoriques: un enjeu pour l'interdisciplinarité dans les sciences historiques
Diaspora et représentations
  • Emmanuel Ma Mung. Continuité temporelle, contiguïté spatiale et création d'un monde-propre. Le cas de la diaspora chinoise
Géo-humeur
  • Moïse Tsayem Demaze. L'avenir obscur du protocole de Kyoto

Commande:  18 €

vendredi 21 décembre 2012

EMPIRES

Monde(s) Histoire, espaces, relations n°2 - 2012 
Empires 
Pierre Boilley & Antoine Marès
Paris, Armand Colin, 2012. 279 pages, 21 x 21 cm, broché.

À partir d'exemples concrets (empires monghol, musulman, autrichien, espagnol, byzantin, tsariste), un dossier exceptionnel et inédit sur les similitudes entre ces différentes expériences : définition, système-monde, imaginaire, fonctionnement, finitude... 


Sommaire: 
- NOTIONS D’EMPIRES 
- IMAGINAIRES ET INVENTION DES EMPIRES 
- FONCTIONNEMENTS IMPERIAUX : LES EMPIRES MEURENT-ILS ? 
- DEBAT AUTOUR D’UN LIVRE 

Pierre Boilley est professeur à l'Université Paris 1 et directeur du Centre d'études des mondes africains, il a récemment publié (avec J.P. Chrétien) Histoire de l'Afrique ancienne (VIIIe-XVIe siècle), La Documentation française, 2010. 
Antoine Marès est directeur du Centre d Histoire de l'Europe centrale contemporaine et directeur de l'Institut Pierre Renouvin (Paris 1), il a récemment publié Archives et histoire dans les sociétés post-communistes, La Découverte, 2009. 

La création de la revue Monde(s). Histoire, Espaces, Relations entend combler un vide éditorial et fournir un lieu d’expression et de publication pour des tendances neuves de l’histoire internationale, déjà largement représentées à l’étranger mais encore peu développées en France : histoire transnationale, histoire connectée, histoire globale, histoire mondiale.

Commande 25 € > 23,75 €

samedi 15 décembre 2012

Nouveau numéro des Annales de Géographie


Annales de Géographie nº 686 (juillet-août 2012)
Paris, Armand Colin, 2012. 104 pages, 16 x 24 cm, broché.

Sommaire:
  • RIBEIRO Guilherme - La genèse de la géohistoire chez Fernand Braudel : un chapitre de l’histoire de la pensée géographique
  • GAUTHIER Lionel - Les premiers tours du monde à forfait. L’exemple de la Société des voyages d’études autour du monde (1878)
  • BAUER Paul - Territoire et mémoire en Bohême: la gestion post-socialiste du passé allemand le long de la frontière germano-tchèque
  • ALBALADEJO Christophe - Les transformations de l’espace rural pampéen face à la mondialisation
  • FALAIX Ludovic - Les sports de nature dans le département des Landes : du développement maîtrisé à la mobilisation d’une « ressource territoriale » 
  • DI MÉO Guy - Rencontre avec Jacques Lévy, Europe. Une géographie




Commande 20 €

mardi 4 décembre 2012

Un très beau livre pour Noël

Philippe Beaujard
Les mondes de l'océan Indien 
De la formation de l'Etat au premier système-monde afro-eurasien (Tome 1)
Paris, Armand Colin, 2012. 648 pages, 23,4 x 30,7 cm, broché.

La naissance de l’État et des cités, en Mésopotamie et en Égypte, puis dans la vallée de l’Indus et en Chine, induit les premières « globalisations », impulsées par l’essor des échanges, et des innovations techniques ou institutionnelles. La « Révolution urbaine » est aussi le temps d’une révolution idéologique et cognitive, marquée par l’invention de l’écriture. Ces processus conduisent à l’intégration croissante de régions interconnectées au sein d’économies-mondes qui se succèdent, dans les périodes de l’Âge du Bronze puis du Fer. Des empires se forment, tandis qu’un secteur privé émerge, articulé à l’État. 

Au début de l’ère chrétienne, les échanges constituent l’océan Indien en un espace unifié et hiérarchisé, au centre d’un « système-monde » afro-eurasien unique qui montre une première division interrégionale du travail. Mettant en œuvre une approche transdisciplinaire, cet ouvrage montre ici la fécondité d’une Histoire Globale renouvelée, prenant en compte l’ensemble de l’Ancien Monde et les périodes anciennes de son histoire. 

Philippe BEAUJARD est ingénieur agronome, ethnologue et historien. Il est directeur de recherche émérite au Centre National de la Recherche Scientifique, et membre du Centre d’Études des Mondes Africains (CEMAf ). Il a publié plusieurs ouvrages d’ethnologie et de linguistique consacrés à Madagascar. Il a en outre dirigé l’ouvrage Histoire globale, mondialisations et capitalisme, avec L. Berger et P. Norel (Paris, La Découverte, 2009).

Tome 2 à paraître.

Commande 65 € > 61,75 €

jeudi 2 août 2012

Une étude compréhensive de l'oeuvre d'Emmanuel de Martonne sur la Roumanie

Gavin Bowd
Un géographe français et la Roumanie - Emmanuel de Martonne (1873-1955) 
Paris, L'Harmattan, 2012. 222 pages, 15 x 23 cm, broché. 

C'est avant la Grande Guerre, sur la frontière entre la Hongrie et la Roumanie, qu'Emmanuel de Martonne commence son immense oeuvre de géographe. Epris de son paysage et de son peuple, il se met au service de la cause de la "Grande Roumanie" : en tant que "traceur de frontières" à la Conférence de Versailles, puis comme "missionnaire" de la France, notamment dans la Transylvanie "libérée" et défenseur des nouvelles frontières contre le révisionnisme hongrois et la Geopolitik allemande.

Gavin Bowd enseigne à l'Université de St Andreas, Ecosse. Parmi ses ouvrages les plus récents : Paul Morand et la Roumanie (2003), La France et la Roumanie communiste (2009).

Commande 23 € 21,85 €

lundi 14 mai 2012

Nouvelle édition de Claude Ptolémée

Germaine Aujac 
Claude Ptolémée, astronome, astrologue, géographe. Connaissance et représentation du monde habité. 3e édition revue et augmentée
Paris, CTHS, 2012. 13 x 19 cm, broché, 428 pages.

Les Grecs savaient la terre ronde. Ptolémée dans trois ouvrages importants : l'Almageste, la Tétrabible, la Géographie consacre de longs développements à l'étude et à la représentation de l'espace que nous habitons à la surface de la terre. Ces trois textes montrent la pertinence de la vision du monde élaborée par les Grecs dès la plus haute Antiquité et brillamment mise en œuvre par Ptolémée au IIe siècle de notre ère.

Commande 15 € > 14,25 €

vendredi 6 avril 2012

L'Amérique latine

Pierre Chaunu
Histoire de l'Amérique latine
Paris, PUF, 2012. 132 pages, 12,5 x 19 cm, broché.

"Parler d'Amérique latine, c'est affirmer l'unité de ce monde, en opposition à l'Amérique anglo-saxonne, et des 215 millions d'hommes qui parlent dans leur immense majorité, plus ou moins déformées dans des bouches étrangères, les langues castillanes et portugaises. On pourrait écrire les histoires des Amériques latines, c'est l'histoire de l'Amérique latine que nous voulons écrire, parce qu'il faut choisir, parce que nous estimons aussi que l'unité l'emporte finalement sur la divensité."
L'Histoire de l'Amérique latine est un monument de l'historiographie française. La lire aujourd'hui n'est pas seulement un plaisir d'historien, c'est un devoir pour son approche et sa méthode.
Pierre Chaunu prend de la hauteur et retrace l'histoire "d'une terre de 21 173 000 km2" sur cinq siècles. En ressort un texte incontournable pour comprendre ce monde qui naît en 1492 et au sein duquel trois continents se sont rencontrés, donnant naissance à une identité à la fois unique et complexe.

Sommaire:

L'AMERIQUE LATINE COLONIALE (1492-1808)
- Le siècle des conquistadores (1492-1550)
- L'organisation de la conquête
- Economies et sociétés

L'EFFONDREMENT DU SYSTEME D'INDEPENDANCE DE L'AMERIQUE LATINE
- Les causes
- L'effondrement
- Panama ; l'échec de Bolivar, le triomphe du morcellement

L'AMERIQUE LATINE LIBRE (?) : DE LA COLONISATION IBERIQUE A LA COLONISATION YANKEE
- Les difficultés politiques intérieures
- L'emprise européenne
- Le troisième larron : l'Oncle Sam
Pierre Chaunu (1923-2009) fut professeur d'histoire moderne à l'Université de Caen où il a fondé le Centre de recherche d'histoire quantitative, puis à l'Université Paris IV, Sorbonne. Ses travaux ont tout particulièrement porté sur l'Amérique latine et la démographie.

Collection: Quadrige Grands textes


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10€

mercredi 4 avril 2012

Epistémologie de la géographie

Pascal Clerc
Géographies. Épistémologie et histoire des savoirs sur l'espace
Paris, SEDES, 2012. 320 pages, 16 x 24 cm, broché.

La géographie n’est pas une et ne l’a jamais été. Puisant dans ses origines et son étymologie qui l’orientaient vers la science de la terre et de la nature, elle a su créer de nouveaux concepts, s’innerver des sciences sociales pour définir de nouveaux outils.
Loin d’être une discipline seulement scolaire et universitaire, elle peut également devenir le sujet d’une sculpture (Ai Weiwei), d’un roman (Houellebecq) ou aider aux prévisions de diffusion d’une pandémie. Les savoirs géographiques nous sont utiles pour nous localiser, nous déplacer, agir en citoyen ou saisir la complexité du monde en mouvement. À travers 48 chapitres, les auteurs proposent, à destination des étudiants, des candidats aux concours ou des enseignants, de parcourir les chemins de l’histoire de la science géographique, de mettre au jour ses relations avec d’autres disciplines, d’autres registres de savoirs sur l’espace et d’interroger la construction de ses pratiques et de ses objets.
Pascal CLERC a dirigé cette publication, avec la collaboration de Florence DEPREST, Guilhem LABINAL et Didier MENDIBIL.

Professeur agrégé, Pascal Clerc est maître de conférences en géographie à l'IUFM d'Aix-Marseille après avoir été enseignant de collège et de lycée. Il est membre de l'équipe Épistémologie et histoire de la géographie (EHGO, UMR Géographie-cités). Ses travaux portent principalement sur l'épistémologie de la géographie scolaire. Il est également préparateur au CAPES dans différentes universités.

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26,90 € > 25,55€

lundi 2 avril 2012

Villes et urbanisme à travers les siècles

Martine Acerra, Guy Martinière, Guy Saupin & Laurent Vidal
Les Villes et le monde. Du Moyen Age au XXe siècle
Rennes, PU Rennes, 2012. 463 pages, 16,5 x 24 cm, broché.

Cet ouvrage entend interroger les interactions entre développement urbain et effets de mondialisation, deux phénomènes historiques saisis dans une longue durée englobant les époques moderne et contemporaine. Du XVe au XXe siècle, le phénomène majeur correspond à la colonisation en deux grandes vagues d'une grande partie du monde par les Européens, suivie de la décolonisation caractérisée par le décrochage chronologique entre les Amériques (fin du XVIIIe et début du XIXe siècle) et l'Asie et l'Afrique (seconde moitié du XXe siècle), le tout prolongé par les échanges humains, économiques et culturels post-coloniaux, principalement entre métropoles et ex-colonies, mais pas seulement.
La réflexion collective s'est organisée autour de deux exigences majeures : la prise en compte de la diversité par l'effort de contextualisation des situations (différenciation des espaces et des moments historiques) et la priorité d'attention accordée à l'analyse des allers et retours entre villes européennes et villes du reste du monde.
Cela implique une structuration autour de deux grands thèmes : la circulation différenciée des modèles européens au coeur d'un processus de rapprochement et l'intégration des villes dans un réseau d'échanges de toute nature, en retenant trois entrées prioritaires : échanges économiques, migrations humaines, circulation de modèles culturels incluant le politique, le technique et les modes de vie et de pensée.

Sommaire:
MONDIALISATION ET FABRIQUE DE L'URBAIN
- Une adolescence américaine : les villes du Nouveau Monde hispanique jusque vers 1600
- Les ébauches urbaines dans les Mascareignes au XVIIIe siècle
- L'urbain et le régional aux Champs des Délices

PROCESSUS HISTORIQUES D'INTERNATIONALISATION DES MODELES URBAINS
- Andalousie médiévale, Maghreb et Proche-Orient modernes : un même modèle de grande ville arabe ?
- Parler de et penser la ville de Sao Paulo (1890-1950)
- Redessiner et assainir les villes au Portugal et outre-mer : le discours, les agents et les interventions (milieu XVIIIe-milieu XIXe siècle)

Martine Acerra est professeur d'histoire moderne à l'université de Nantes.
Guy Martinière est professeur émérite d'histoire moderne et contemporaine à l'université de La Rochelle.
Guy Saupin est professeur d'histoire moderne à l'université de Nantes.
Laurent Vidal est professeur d'histoire contemporaine à l'université de La Rochelle.
Tous sont membres du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique (CRHIA-EA 1163).

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18 € > 17,10€

mercredi 28 mars 2012

La navigation gréco-romaine

Jean-Marie Kowalski
Navigation et géographie dans l'antiquité gréco-romaine. La terre vue de la mer
Paris, Picard, 2012. 256 pages, 17 x 24 cm , relié.

Les descriptions des espaces maritimes et des itinéraires dans la littérature grecque offrent un témoignage unique de la relation directe de l'homme avec son environnement. Si des études approfondies ont été menées sur les techniques de navigation antiques, les itinéraires maritimes ou les représentations mythologiques de la mer, les représentations spatiales que révèlent les descriptions textuelles des espaces maritimes restent toutefois peu explorées.
Cette étude, menée à travers les sources antiques, vise à dépasser ce simple objectif consistant à convertir les données fournies par les textes en représentations cartographiques pour proposer une relecture des textes et des lieux afin de définir de nouvelles méthodes d'appréciation de l'espace dans le monde gréco- romain. Cette connaissance des modes de représentation des espaces maritimes, principalement en Méditerranée, présente un intérêt de premier plan.
Si les textes étudiés par l'auteur sont tous de langue grecque, ils embrassent un vaste champ chronologique qui s'étend, pour l'essentiel, de la littérature homérique à la géographie ptolémaïque, même si une attention toute particulière est portée à la Géographie de Strabon et aux périples rapportés dans les textes. Mis en regard, navigation et géographie permettent de comprendre comment les hommes de l'Antiquité appréhendaient leur environnement, comment ils le mesuraient, comment ils en tiraient le meilleur parti. De nombreuses descriptions de voyages maritimes, schémas à l'appui, illustrent la manière dont Grecs et Romains naviguaient et relataient leurs déplacements.
Cet ouvrage est complété d'un lexique grec particulièrement riche rassemblant les termes et notions relatifs à la navigation, à la géographie et à l'hydrographie dans l'Antiquité.

Sommaire:
DU TEXTE A L'ELABORATION D'UNE IMAGE DU MONDE
- Hétérogénéité des sources
- De l'expérience de la mer au texte

REPRESENTATION DU MONDE ET EXPERIENCE MARITIME
- Caractère culturel des représentations
- Frontières et limites des espaces maritimes
- Organiser le discours sur les espaces maritimes

UN DISCOURS IRREDUCTIBLE A CELUI DE LA CARTE ET DE LA GEOMETRIE
- Problématique générale des représentations
- Défis de la représentation des espaces maritimes
- De la description à la géographie

Jean-Marie Kowalski, spécialiste de la littérature grecque, est professeur à l’Ecole navale. Il a publié plusieurs études des textes de l’Antiquité et s’intéresse à la question de la représentation spatiale à travers l’histoire.

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38 € > 36,10€

lundi 12 mars 2012

Méthode d'archéogéographie

Sandrine Robert (sous la direction de)
Sources et techniques de l'archéogéographie
Besançon, PU de Franche-Comté, 2012. 235 pages, 21 x 30 cm, broché

Ce volume décrit les méthodes archéogéographiques développées dans le contexte de l'archéologie, à partir des années 1990. L'archéogéographie étudie la transmission des formes d'organisation spatiales humaines dans le temps. Elle traite plus particulièrement des trames linéaires: voies et parcellaires, étudiées à travers leur état transmis sur les documents modernes et contemporains.
Sont détaillés les documents planimétriques mis en oeuvre (cartes anciennes et récentes, photographies aériennes, télédétection, données archéologiques, microtoponymes) et les traitements opérés sur ces documents. Les documents et les traitements décrits s'appliquent à tous types de réseaux: planifiés ou non, mais l'accent est mis sur les processus historiques non planifiés à vaste échelle qui sont apparus comme de nouveaux objets de la recherche.
Cet ouvrage est conçu comme un outil pratique de lecture des formes pour un public d'archéologues, de géographes et plus largement de tous ceux désireux de mieux comprendre les héritages dans les paysages actuels.

Sommaire:
LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DES FORMES PLANIMÉTRIQUES
- L'articulation de trois niveaux de formes
- Le rythme des formes
- La dissociation forme/fonction et la transmission des formes

LA CARTE COMPILEE OU LA BASE DE DONNEES GEOREFERENCEES : SOURCE DE L'ARCHEOGEOGRAPHIE
- Les principes de la carte compilée ou base de données géoréférencées
- Commencer une carte compilée
- Etablir un fond de plan topographique

LES DOCUMENTS UTILISES EN ARCHEOGEOGRAPHIE PLANIMETRIQUE
- La cartographie scientifique
- Les bases de données géographiques
- Les Modèles Numériques de Terrain

LE TRAITEMENT DES DONNEES
- La recherche des types d'organisation et de transmission
- La recherche de discontinuités du dessin (anomalies)
- La datation des formes
- L'articulation en trames et réseaux


Collection: Annales Littéraires

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25 € > 23,75€

vendredi 17 février 2012

Percez le mystère de l'astrolabe

Raymond d'Hollander,
L'Astrolabe. Histoire, théorie et pratique
Paris, Institut océanographique, 1999. 390 pages, 24,7 x 31 cm, relié

L'astrolabe planisphérique, le plus ancien et le plus répandu, attribué à Hipparque (IIe siècle avant Jésus-Christ), perfectionné par les Arabes, utilisé jusqu'au XVIIIe siècle, est l'un des instruments les plus ingénieux qu'ait conçu l'esprit humain. L'explication de son fonctionnement nécessite d'abord de bonnes connaissances sur la projection stéréographique, d'une part, et en cosmographie, d'autre part. Les éléments théoriques correspondants sont exposés de façon très didactique. Sont abordés ensuite les différents cas de résolution d'un triangle sphérique et leurs applications à la résolution du triangle en astronomie. Grâce à une araignée transparente fournie, que l'on peut faire tourner par rapport à un tympan figurant dans l'ouvrage, le lecteur peut s'exercer à résoudre à l'astrolabe tous les problèmes d'astronomie de position, il pourra vérifier les résultats par le calcul.
L'Astrolabe. Histoire, théorie et pratique expose aussi les principes de fonctionnement de tous les astrolabes autres que l'astrolabe planisphérique, y compris l'astrolabe nautique, pour lequel on montre le rôle important qu'il a joué lors des grandes découvertes.

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48,78 € > 46,34 €

mardi 12 juillet 2011

L'Information géographique

L'Information géographique vol. 75 (juin 2011)
Approche géohistorique de l'identité territoriale néo-zélandaise
Paris, Armand Colin, 2011, 16 x 24 cm, 127 pages, broché. - 9782200927141

-Une approche géohistorique de l'identité territoriale néo-zélandaise : François Cognard.
-La région centrale du Panama, un nouvel espace mondial? Anne Collin Delavaud.
-Les villes d'Afrique subsaharienne dans le champ de la géographie française et de la production documentaire : une géographie de villes "fantômes"? Catherine Fournet-Guérin.
-Dynamiques rurales et trajectoires démographiques : comparaison France, Italie, Espagne : Maud Hirczak, Pascal Chevalier, Marc Dereire, Lala Razafimahefa.
-Eléments de réflexion sur l'intermédiarité en géographie : Anthony Merle.
-Les villes-santé et le développement durable : convergence, concurrence ou écran? Erwan Le Goff, Raymonde Séchet.
Comptes Rendus.

Commander 15 €

mardi 17 mai 2011

Qu'est-ce que la géographie ?

Jacques Scheibling
Qu'est-ce que la géographie ?
Paris, Hachette, 2011. 255 pages, 15 x 21 cm, broché. - 9782011461445

Depuis la première édition de Qu'est-ce que la géographie? il y a quinze ans, la géographie a beaucoup évolué. La question de l'unité de la géographie qui préoccupait beaucoup, ne se pose plus. La géographie physique s'est humanisée en s'intéressant à l'environnement. Tout le monde s'accorde à dire que la géographie est une science sociale. Elle n'est plus en crise épistémologique, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne se pose plus de questions. Elles ont changé de nature.
Des courants coexistent. À celui de la nouvelle géographie et de la géopolitique, s'ajoutent désormais celui de la géographie culturelle, inspirée de l'idéologie postmoderne et celui du "développement durable" sous la pression de l'idéologie écologiste. Le domaine de la géographie est devenu celui de l'espace des sociétés, mais comme les autres sciences sociales s'en sont aussi emparées, on ne sait plus parfois ce qu'est sa spécificité.
Ce livre, partant de l'histoire de la géographie, fait un état des lieux complet de cette discipline en mouvement.

Jacques Scheibling, géographe, est également l'auteur dans la même collection de La France, permanences et mutations (avec F. Damette).

Commander 17,90 € > 17 €

vendredi 8 avril 2011

Comment écrire l'histoire de notre humanité?

Christian Grataloup
Faut-il penser autrement l'histoire du monde ?
Paris, Armand Colin, 2011. 216 pages, 13 x 20 cm, broché. - 9782200257538


Comment écrire l'histoire de notre humanité, rendue urgente par l'interdépendance généralisée des sociétés ? Longtemps, comme dans les planisphères, l'Europe a été mise au centre du récit historique. Il est vrai que ce sont les Européens qui ont amorcé la mondialisation avec leurs «Grandes Découvertes » puis qui ont colonisé presque toute la Terre. Ils ont alors imposé leur représentation du monde, avec leurs outils cartographiques et leurs concepts. Ce temps est aujourd'hui révolu. Désormais, des courants appelés « histoire globale » ou « études postcoloniales » défendent l'idée qu'une nouvelle géographie du Monde doit nécessiter une histoire renouvelée.
Mais il ne suffit pas de décentrer simplement le récit, de préférer le Sud au Nord ou l'Orient à l'Occident. L'histoire doit devenir multipolaire, comme l'espace mondial. Christian Grataloup défend l'apport essentiel d'une réflexion géographique pour dépasser ce qui ne serait qu'une somme de points de vue et construire une véritable histoire du Monde.
Christian Grataloup est géographe, professeur de géohistoire à l’université Paris Diderot et chercheur à l’UMR Géographie-cités. Il a récemment publié L’invention des continents. Comment L’Europe a découpé le Monde (Larousse, 2009) et Géohistoire de la mondialisation. Le temps long du Monde (Armand Colin, seconde édition, 2010).
(dirigé par René Moletta).

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