Actualité des livres de géographie & de géopolitique • Le blog de la Librairie La GéoGraphie

Nouvelles et prochaines parutions • Actualités • Critiques et analyses

Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu'un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.
Antoine de Saint Exupéry. Le Petit Prince

samedi 10 novembre 2012

Métropole toulousaine autour du fleuve


Rémi Papillault, Enrico Chapel & Anne Péré
Toulouse Territoires Garonne. Habiter en bord du fleuve

Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2012. 304 pages, 16,4 x 39,6 cm, broché.

Les systèmes géographiques que sont les parcs, les bois, les zones agricoles de bord de ville, les lignes de force collinaires, les réseaux hydrographiques, représentent les supports actifs d'une nouvelle urbanité. Parviennent-ils à allier la conscience de la grande échelle à celle de l'ancrage dans un territoire et l'urbain à un nouveau rapport à la nature ? Cet ouvrage explore la métropole toulousaine autour du fleuve Garonne, de la confluence Ariège jusqu'à la confluence de l'Hers et de la Save à Grenade-sur-Garonne.
Trente-six kilomètres de fleuve pour tenter de comprendre les nouvelles questions qui se posent à nous sur la grande échelle de la ville contemporaine en partant de l'hypothèse que la majeure partie de ce territoire défini comme inconstructible par le Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI), peut être un lieu porteur de nouvelles manières d'habiter et que sur les rives du fleuve se dessinent les territoires majeurs de la ville de demain.
La Garonne nous permettrait donc de penser une architecture du territoire à grande échelle.


Commande 28 € > 26,60 €

mardi 6 novembre 2012

La géographie est une matière plaisante et facile

Daniel Picouly
Nos géographies de France
Paris, Hoëbeke, 2012. 192 pages, 30,5 x 23,5 cm, relié.

Pour Daniel Picouly, la géographie est une matière plaisante et facile. Même s’il se souvient qu’il fallait apprendre par cœur la liste des départements et des sous préfectures, une occasion de découvrir des villes aux noms qui laissaient vagabonder l’imagination : Digne les bains, Auch, Bar le Duc, Vesoul (comme dans la chanson de Jacques Brel) et aussi le cortège des fleuves et de leurs sources : savoir que la Garonne naissait au pic d’Aneto, et que la Loire prenait sa source au mont Gerbier-de-Jonc. Tout un programme. Telle qu’enseignée encore au début des Trente Glorieuses par les planches pédagogiques inspirées des géographes Lavisse et Vidal la Blache, la France (dont on se devait de savoir dessiner la contour à main levée) s’illustrait par une série de cartes qui nous faisait découvrir ses nombreux aspects pittoresques : celle de ses voies fluviales, de son élevage, de sa géologie. Et pas besoin d’avoir une mémoire d’éléphant pour retenir l’essentiel des activités industrielles du pays et de ses commerces : de la houille ou des cotonnades au Nord, des forges à l’est ou du savon à Marseille. Dans les classes supérieures, à travers d’autres cartes, on découvrait le monde, la variété de sa faune et la couleur de peaux des différentes races. Au large, les océans comme l’océan Indien (où il n’y a pas indien) ou le Pacifique qui ne l’est pas comme le remarque l’élève plein de bon sens, puisqu’il est tout chamboulé par les vents et les courants. Pour l’auteur du Champ de Personne, la géographie est la matière qui se prête le mieux à la rêverie surtout lorsque que sur les murs de la classe sont affichées ses grandes images qui ressemblent à des cases de BD agrandies, toutes en couleurs. Sur une des planches traitant des moyens de locomotion, il y a Orly qui représente l’aéroport type, où le dimanche (comme dans la chanson de Bécaud) on va en famille pour regarder les avions depuis la terrasse. Sur les planches, dédiées aux saisons c’est incroyable une seule image pour nous montrer tout ce qui peut arriver lorsqu’il pleut ou tout ce que l’on peut faire en classe de neige comme si c’était possible que tout se réalise au même moment. Mais attention, que personne aujourd’hui ne s’amuse à réviser ses connaissances avec la géographie de cette France disparue : fini l’extraction du charbon, le pressoir des vignerons, et les dentelles du pays bigouden, que Daniel Picouly fait revivre ici avec émotion aidé de près de 200 planches d’époque.

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La Turquie, puissance émergente

Marcel Bazin & Stéphane de Tapia
La Turquie 
Géographie d'une puissance émergente
Paris, Armand Colin, 2012. 336 pages, 16 x 24 cm, broché.

La Turquie, puissance démographique et économique dont l’influence ne fait que s’accroître dans le paysage international, fait indéniablement partie aujourd’hui des « pays émergents ». Située à la charnière de trois espaces majeurs – l’Europe communautaire, le Moyen-Orient et les pays de l’ex-URSS –, elle est classiquement perçue comme un pont entre l’« Orient » et l’« Occident ». Mais cette image cache une réalité bien plus complexe. 
Tout d’abord, le territoire turc est marqué par trois dualités fondamentales : un contraste naturel entre les régions maritimes du pourtour et l’intérieur semi-aride ; une opposition de développement entre l’Ouest industrialisé et l’Est en retard ; un déséquilibre entre les campagnes et les villes désormais majoritaires et fortement hiérarchisées. 
Par ailleurs, la continuité entre les dynamiques internes et les flux en direction de l’extérieur placent le pays au centre d’un champ de forces à la fois démographiques, économiques et géopolitiques. La Turquie est en effet à la fois pays d’émigration, d’immigration et d’intenses migrations internes. Des mobilités anciennes, traditionnelles comme le nomadisme pastoral, le commerce caravanier, aux migrations internationales de travail contemporaines, se sont constituées des formes complexes de circulations migratoires. 
Une synthèse unique et abondamment illustrée, sur un pays à l’identité forte, mais encore méconnu dans sa diversité. 

Marcel BAZIN est professeur émérite de Géographie et Aménagement à l’université de Reims Champagne-Ardenne (laboratoire « Habiter », EA 2076). Stéphane de TAPIA est directeur de recherche au CNRS, laboratoire « Cultures et sociétés en Europe » (Strasbourg) et chargé de cours au Département d’études turques de l’université de Strasbourg.

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lundi 5 novembre 2012

Idées reçues sur le Monde arabe

Pierre Vermeren
Idées reçues sur le Monde arabe
Paris, Le Cavalier bleu, 2012, 480 pages, 14 x 20,5 cm, broché.

Le monde arabe tient le haut de l’affiche de l’actualité internationale depuis près de deux ans. Révolutions, répressions, élections... Ces différents épisodes sont relayés quasi quotidiennement par les médias occidentaux à la fois fascinés et inquiets de ce soudain “réveil” du monde arabe. Et c’est un peu comme si l’on redécouvrait ces peuples que l’on a pendant des années associés à leurs dirigeants, oubliant au passage leur diversité, leur culture et leur histoire. Cet ouvrage, écrit par les meilleurs spécialistes, est justement l’occasion de (re)découvrir ce monde arabe au travers des idées reçues, anciennes ou récentes, que l’on a souvent entendues ces derniers temps : « La Syrie est l’âme de la nation arabe », « L’Andalousie était l’âge d’or du monde arabe », « L'Irak était un pays laïc avant l'occupation américaine », « Les monarchies du Golfe sont archaïques », « Les Chrétiens d’Orient sont menacés et quittent la région », « Les Arabes vivent de la rente pétrolière », « La France est l’amie du Maroc », « Le “printemps arabe” est devenu un “hiver islamiste”»... 

Chaque chapitre est traité par un auteur spécialiste du pays ou de la thématique considérés (ex : Daniel Meier pour le Liban, Philippe Droz-Vincent pour le Moyen-Orient, Georges Morin pour l’Algérie, Paul Balta pour l’islam, etc.) 

L’ouvrage est dirigé par Pierre Vermeren, normalien et maître de conférences en histoire du Maghreb contemporain à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne (laboratoire CEMAF).

Commande 24 € > 22,80 €

La cartographie urbaine

Chris Schüler
La ville
La cartographie urbaine de l'Antiquité au XXe siècle
Paris, Place des Victoires, 2012. 320 pages, 36,2 x 41,7 cm, relié.

Eternelle, sainte, impériale, maritime, capitale, provinciale, vieille, moderne, assiégée, ouverte, nouvelle, coloniale, industrielle, fortifiée, touristique. La ville a offert de multiples visages depuis son apparition en Mésopotamie et dans la vallée de l'Indus, voici environ 10 000 ans, et héberge aujourd'hui la moitié de l'humanité. L'appréhension du milieu urbain fut toutefois progressive et plurielle. Les quelques 200 cartes, les plus belles et significatives de la collection exceptionnelle de la Royal Geographical Society, nous montrent comment l'homme a imaginé, puis dessiné la ville, de mieux en mieux. Des tablettes en terre cuite des Babyloniens aux plans très précis du milieu du XXe siècle, en passant par les peintures et les enluminures médiévales, ces différentes représentations - cartes à l'échelle, panoramas, perspectives à vue d'oeil d'oiseau, etc. - répondent à toutes sortes d'objectifs. Si les plans et les cartes sont précis ou fantaisistes, pratiques ou divertissants, ce livre nous entraîne à travers les cités, les bourgs et les métropoles du monde entier et de toutes les époques, avec une visite plus poussée dans des villes aussi diverses que Jérusalem, Istanbul, Jakarta, Edimbourg ou New York. 
Autant de fenêtres sur le monde constituant des sources d'informations variées et des témoignages historiques et culturels inestimables. 

Journaliste et écrivain, Chris Schiller est né à Londres. Il a fait ses études à Oxford, au Pembroke College. Il est le co-auteur du Traveler's Atlas (Apple Press). Il est l'éditeur de nombreux atlas thématiques et guides de voyages. Il a écrit, entre autres, pour The Independent, The Financial Times et The New Statesman. Il a récemment publié Dessiner le monde, atlas de la cartographie du XIVe siècle à 1914 aux Editions Place des Victoires (2010).

Commande 69 € > 65,55 €

L'imposture hydrologique


Jean de Kervasdoué & Henri Voron
Pour en finir avec les histoires d'eau 
L'imposture hydrologique
Paris, Plon, 2012. 309 pages, 14 x 23 cm, broché.

L’imposture, c’est, d’abord, de ne pas chiffrer la ressource en eau et d’affirmer, sans preuve et sans vergogne, le manque d’eau, les sécheresses à venir, les consommations irresponsables, la nécessité de ne pas gaspiller le « précieux liquide ». 
L’imposture, c’est de culpabiliser les « consommateurs » pour «économiser » quelques litres d’eau, alors que coulent sous leurs yeux, chaque seconde, des milliers de mètres cubes qui vont se perdre en mer. 
L’imposture, c’est de laisser croire que l’eau domestique est « consommée » alors qu’elle est recyclée, notamment en France où elle retourne pour l’essentiel au milieu naturel après épuration. 
L’imposture, c’est de feindre d’ignorer que les racines des végétaux ne descendent jamais jusqu’à la nappe phréatique. 
L’imposture, c’est d’opposer à la construction des barrages, alors qu’ils bloquent des crues ravageuses, valorisent leur énergie et protègent les populations de l’aval. 
L’imposture, c’est d’annoncer des guerres de l’eau qui n’auront pas lieu. 

Si le manque d’eau ne menace pas l’humanité, en revanche, des investissements considérables sont nécessaires pour produire plus et mieux d’eau potable, notamment dans les pays pauvres. Si des pénuries existent, et elles concernent le tiers de l’humanité, ce n’est pas un problème d’eau brute, toujours disponible pour peu qu’on la cherche, c’est un problème d’argent. Mais force est de constater que la solidarité est moins abondante que l’eau. 

Jean de Kervasdoué est professeur d’économie et de gestion des services de santé, ingénieur agronome, ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forets. Il a consacré sa vie aux secteurs de la santé et de l’environnement et est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Les Prêcheurs de l’Apocalypse (Plon, 2007) et La Peur est au-dessus de nos moyens (Plon, 2011) Henri Voron est diplômé d’agronomie et ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forets. Spécialisé en hydraulique tropicale, il participe à de nombreux projets d’irrigation et d’adduction d’eau potable en Afrique et à l’approvisionnement en eau de l’agglomération lyonnaise.

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samedi 3 novembre 2012

La mer Caraïbe, berceau du Nouveau Monde


Sous la direction de Michèle Dalmace
La mer Caraïbe, espace de migrations
Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2012. 379 pages, 15 x 21 cm, broché.

La mer Caraïbe, qui sépare et réunit, est un espace privilégié, au cœur de toutes les problématiques de la région. Cet ouvrage analyse la place qu’elle occupe dans l’histoire ainsi que dans la littérature et les arts. Espace mythique, quel ascendant exerce- t-elle dans les imaginaires ? D’un point de vue géopolitique, quelles pertes ont engendrées les flux de population qui l’ont parcourue et la traversent encore ? Quels apports a-t-elle favorisés en matière de cultures ?
Ces pages réunissent des spécialistes reconnus de la Caraïbe insulaire et continentale qui se sont interrogés sur les phénomènes de pertes et de résistances, les reconfigurations et la créolisation qu’a provoquées la mer Caraïbe, berceau du Nouveau Monde, offrant au lecteur des approches complémentaires au travers d’un ample espace-temps, de la période coloniale à nos jours.


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L’ancrage local des ressorts de la puissance américaine


Frédéric Leriche
La puissance des États-Unis. Du local au global, approche géographique
Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2012. 243 pages, 16 x 24 cm, broché.

Depuis 2008, à mesure que s’aggravent les difficultés économiques des États-Unis, les transformations du monde apparaissent de plus en plus clairement. Ainsi, au déclin — relatif — des États-Unis répond la montée en puissance — relative et absolue — de concurrents de poids, Chine en tête. Pour autant, afin d’éviter d’alimenter le discours des « déclinologues », les indicateurs de la puissance des États-Unis ne doivent pas être sous-estimés.
Sur quoi repose la puissance américaine ? Dans ce monde qui est le nôtre, un monde en train de basculer vers un nouvel équilibre des rapports de force internationaux, quelles sont les perspectives de la puissance américaine ? Se gardant bien d’avoir la prétention de répondre de manière définitive à de telles questions, qui ouvrent la voie à un débat spéculatif et teinté d’idéologie, l’objet de cet ouvrage est de réfléchir à la puissance des États-Unis et de décrypter les mécanismes profonds de cette puissance.
Dans cette perspective, l’auteur adopte une grille de lecture géographique qui met en lumière l’ancrage local des ressorts de la puissance américaine. Cette approche permet de souligner, d’une part, l’imbrication entre les intérêts politiques et économiques, et, de l’autre, la dimension multi-scalaire des mécanismes de la puissance, qui ne sauraient donc être appréhendés qu’à travers l’échelon national.

Frédéric Leriche est géographe, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et membre du Centre d’études sur la mondialisation, les conflits, les territoires et les vulnérabilités (CEMOTEV - EA 4457). Spécialiste des États-Unis, il conduit en particulier des recherches sur la géographie économique des villes de Californie.


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Qu’en est-il des flux migratoires iraniens dans le monde ?


Nader Vahabi
Atlas de la diaspora iranienne

Paris, Karthala, 2012. 256 pages, 17 x 25 cm, broché.

Préface de Catherine Wihtol de Wenden.
Plus de trente-trois ans après l’avènement de la République islamique, qu’en est-il des flux migratoires iraniens dans le monde ? Quelle est la répartition des Iraniens en dehors de l’Iran ? Peut-on vraiment chiffrer avec précision la diaspora iranienne ? Cet ouvrage a pour but de répondre à ces questions en dressant un bilan quantitatif de cette diaspora sur la base de recherches qui s’étendent sur une dizaine d’années. En 2011, d’après certaines sources officielles, nous pouvons l’évaluer à environ 4 000 000 d’individus, ce qui correspond à 5,3 % de la population en Iran. Dispersés dans huit pôles d’attraction, les Iraniens hors d’Iran constituent une population régulière (environ 3 000 000 de personnes) et une « population flottante », formée par les déboutés des demandes de régularisation, les sans-papiers et les irréguliers (environ 1 000 000).
Cette diaspora regroupe quatre générations d’Iraniens ayant émigré à l’étranger, ainsi que leurs descendants, nés en Iran ou non, s’identifiant encore à leur origine iranienne. La structure non démocratique de l’État iranien, les huit années de guerre, la transformation démographique de la population iranienne, l’ingérence du religieux dans la vie quotidienne et la frustration des Iraniens en ce qui concerne le développement humain, pourvoyeur de la liberté donnant à chacun la possibilité de vivre sa vie comme il l’entend, sont des facteurs structurels et individuels de la reproduction sociologique de cette diaspora.
Enseignant-chercheur, associé à deux universités : le CADIS (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris et le CEDEM (Centre d’études de l’ethnicité et des migrations) de l’Université de Liège en Belgique, Nader Vahabi est spécialiste de l’immigration iranienne dans l’Iran contemporain.


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jeudi 1 novembre 2012

Mission à Kaboul


Burnes Alexandre Mission à Kaboul - La relation de Sir Alexander Burnes (1836-1838)
Paris, Chandeigne Editions, 2012. 499 pages, 16 x 22 cm, relié.

Mission à Kaboul. La relation de Sir Alexander Burnes (1836-1838).
 En 1836, la question afghane est au cœur des préoccupations du gouvernement britannique, soucieux de l’avancée russe en direction du sous-continent indien. Officier de l’East India Company, Alexander Burnes (1805-1841) est envoyé en mission à Kaboul. L’objectif de ce voyage, officiellement commercial, est avant tout politique et diplomatique : gagner l’émir de Kaboul aux intérêts de la couronne. Mais l’émir choisit de s’allier aux Russes. Le gouvernement britannique envoie alors en Afghanistan une armée qui le destitue. Figure emblématique de l’occupation britannique, Alexander Burnes est lynché par la population de Kaboul. Le contingent britannique, contraint à quitter la capitale afghane, est impitoyablement massacré sur le chemin du retour et le pays est livré à l’anarchie. Le récit de Burnes, riche évocation de l’Afghanistan, alterne curiosités et considérations diplomatiques et politiques très éclairantes sur les raisons de la débâcle. De 1813 à 1907, l’Afghanistan a été le théâtre d’un jeu d’influences où l’Empire russe et l’Empire britannique se sont affrontés pour étendre leur suprématie sur l’Asie centrale. Deux siècles ont passé, trois puissances mondiales modernes – la Grande-Bretagne, l’Union Soviétique et les États-Unis – s’y sont enlisées. Nous donnons ici la première édition française de ce texte fondamental accompagnée d’une préface de Michael Barry et d’un dossier historique de Nadine André. Pourquoi ne tire-t-on pas de leçons des erreurs stratégiques passées ? Pourquoi les experts régionaux consultés par les gouvernements ne servent-ils pratiquement à rien ? Comment le triomphe afghan face à l’empire britannique lors de cette première guerre nourrit-il le moral de toutes les résistances ultérieures ? Quelle place tiennent l’honneur et la mort dans la culture traditionnelle afghane ? 
Voilà ce que nous explique Michael Barry dans une longue préface qui introduit le récit du voyage de sir Alexander Burnes. À l’occasion de la traduction du texte relatant les prémices de la première guerre anglo-afghane, Nadine André offre, pour sa part, une large documentation permettant au lecteur de découvrir l’histoire afghane du XIXe siècle et de saisir les enjeux politiques qui se jouent en Afghanistan. Alors que l’on reparle d’un « Nouveau Grand Jeu » et que la capitale afghane n’a jamais été autant qu’aujourd’hui sous les feux de l’actualité, l’analyse que nous livrent Nadine André et Michael Barry laisse voir combien, à certains égards, la situation a peu évolué depuis la mission de Burnes. Comme si l’histoire, dans cette partie enchâssée du monde, était condamnée à se répéter.
Un peuplement diversifié
Des constructions territoriales récentes Fractures en Méditerranée

Commande: 29 € > 27,55 €

mardi 30 octobre 2012

Université et territoires

Sous la direction deMartine Mespoulet
Université et territoires
Rennes, PUR, 2012. 204 pages. 16,5 x 24 cm, broché.

À partir d’exemples relevés dans différentes regions françaises et pays européens, l’ouvrage analyse les relations qu’entretiennent les universités avec leur environnement local et regional. Dans un contexte de mise en concurrence des universités où l’État donne la priorité à la constitution de gros pôles de recherche, les auteurs apportent des reponses à ces nouveaux enjeux : comment les collectivités territoriales construisent-elles leurs politiques de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche entre impératif d’excellence et impératif de développement territorial ? Sommaire: - Collectivités territoriales, université et recherche - Le jeu des échelles - Comparaison internationale Martine Mespoulet est professeur de sociologie à l’université de Nantes et directrice de la Maison des sciences de l’homme Ange-Guépin à Nantes.

Commande 17 €> 16,15 €

L’espace-monde du yoga

Anne-Cécile Hoyez
L’espace-monde du yoga
Rennes, PUR, 2012. 156 pages, 16,5 x 24 cm, broché.


Le yoga est approché ici sous l’angle de la géographie. Il devient un objet riche de sens pour l’étude de la mondialisation des aspects dits culturels des faits de santé et des formes qu’ils prennent dans l’espace. Il s’agit de comprendre et d’expliquer un processus de mondialisation original, combinant construction de « nouvelles » pratiques de santé, réinvention des « traditions » indiennes ou hindoues, et s’ouvrant sur les aspirations et les besoins en matière de santé et de bien-être au sein des sociétés contemporaines. 

Sommaire: 
Préface d’Alain Vaguet 
Le yoga ici et ailleurs. 
La construction du lien entre yoga et santé. 
Yoga et institutions de santé. 
Circulation du yoga dans le monde. 
Production et reproduction des lieux de soins et du yoga. 
De la santé aux paysages thérapeutiques. 
Approches géographiques. 
Corps, yoga et espace.

Commande  14 €

Hérodote décide de faire le point sur la géopolitique aujourd'hui

Hérodote n° 146-147, 3-4e trimestre 2012 
La géopolitique, des géopolitiques
Paris, La Découverte, 2012. 324 pages, 17 x 20 cm, broché.


En France, depuis une vingtaine d'années, le mot de « géopolitique » est de plus en plus utilisé, dans les médias comme dans l'édition et dans les milieux politiques de droite comme de gauche - ce n'est pas encore le cas dans d'autres pays. Depuis sa création en 1976, Hérodote a sans doute contribuéà cette particularité française. Mais cette utilisation foisonnante du terme présente quelques dangers en en faisant un concept commode et passe partout qui ne correspondrait plus à aucune réalité ni analyse sérieuse. 
C'est pourquoi Hérodote a décidé de faire le point sur la géopolitique aujourd'hui, non seulement en France mais aussi dans d'autres grands États du monde, dans ce numéro exceptionnel. La géopolitique, selon la conception d'Yves Lacoste et de l'équipe d'Hérodote, ce sont des rivalités de pouvoirs sur du territoire et pour du territoire et c'est aussi une méthode pour analyser les conflits issus de ces rivalités. Cette méthode repose principalement sur le raisonnement géographique, menéà différents niveaux d'analyse, et sur la prise en compte des représentations contradictoires que se font du territoire les protagonistes du conflit.

Commande  26,50 € > 25,18 €

lundi 29 octobre 2012

Le 1er livre-objet consacré au monde agricole

Philippe Madeline & Jean-Marc Moriceau
Les Paysans
Paris, Les arènes, 2012. 100 pages, 25 x 30 cm, relié.


En quatre générations tout a changé. En 1900, près d’un Français sur deux travaillait dans les champs. Aujourd’hui, les agriculteurs sont moins de 3 % mais nourrissent 60 millions de Français et exportent dans le monde entier. 
Cet album leur rend hommage. Le 1er livre-objet consacré au monde agricole français Collés dans la page ou glissés dans des enveloppes plus de cent documents inédits reproduits à l’identique permettent de saisir un siècle de mutations de la France agricole, notamment: 
• le premier prix d’élevage obtenu lors d’un comice 
• le cahier d’exploitation d’un jeune éleveur des années 1950 
• les lettres d’un paysan dans les tranchées à sa jeune épouse 
• « Savez-vous utiliser votre tracteur ? », brochure destinée aux paysans qui s’équipent • des bons d’emprunt et des chèques du Crédit Agricole 
• un livre de comptes retrouvés dans les greniers des familles paysannes. 
Une centaine de documents sont reproduits à l’identique. 
« Mieux qu’un cours d’histoire, mille leçons de vie. » Le Figaro 
«On ouvre ces livres comme le couvercle d’une vieille malle remplie de trésors.» Paris Match 

Philippe Madeline (géographe) et Jean-Marc Moriceau (historien) sont spécialistes des campagnes françaises. Ils dirigent le Pôle rural de la Maison de la recherche en Sciences humaines de l Université de Caen-Basse-Normandie.

Commande  29,90 € > 28,40 €

Dictionnaire de la mer et des côtes

Sous la direction de Alain Miossec
Dictionnaire de la mer et des côtes
Rennes, PUR, 2012. 552 pages, 17 x 24 cm, broché.


Ce dictionnaire a l’ambition de préciser une sorte d’état de l’art des concepts et définitions maritimes au début du XXIe siècle, dans une langue accessible à tous. Il est ancré dans la mondialisation contemporaine par ses entrées : les hommes (pêcheurs, ostréiculteurs, dockers, armateurs), les lieux (du rivage à la zone côtière), les contacts parfois paisibles et souvent redoutables entre terre et mer (falaise, érosion), les préoccupations de gestion environnementale (les ressources marines). 

Alain Miossec, agrégé de géographie et docteur d’État. Professeur émérite de l’université de Nantes. Recteur d’académie (Guadeloupe et Rennes) de 2005 à 2011, ancien président du Comité national français de géographie. Spécialiste de géographie du littoral sur lequel portent ses recherches, il a notamment publié, outre de nombreux articles, « les littoraux entre nature et aménagement » chez Armand Colin.

Commande 29 € > 27,55 €

vendredi 26 octobre 2012

Le Qatar

Moyen-Orient n°16 
Qatar
Paris, AREION Group, 2012. 98 pages, 23 x 30 cm, broché.

Au sommaire :

REGARD d’Alaa El Aswany sur la transition en Égypte.

DOSSIER QATAR :
- Repères Qatar : Cartographie.
- Le Qatar de l’émir Hamad ou le paradoxe de Janus, par Fatiha Dazi-Héni.
- La société qatarie au regard de l’histoire , par Anie Montigny.
- Au-delà de la bulle gazière : la diversification comme destinée , par Mark Farha.
- Repères ville : Doha, symbole mondial d’un minuscule État , par Aurélien Neu.
- Education City ou l’ambitieuse politique d’enseignement du Qatar , par Mehdi Lazar.
- La culture : un nouveau chantier d’action , par Djilali Benchabane.
- Les grandes ambitions d’un micro-État , par Paul Salem et Huib de Zeeuw.
- Les relations franco-qataries à l’épreuve des mutations arabes , par Khattar Abou Diab.
- Le Qatar et le « printemps arabe » : le cas de la Tunisie , par Khalifa Chater.

GÉOPOLITIQUE : Le Liban, otage des soulèvements révolutionnaires , par Jean-Baptiste Beauchard et Shereen Dbouk.
Le Brésil au Moyen-Orient : un engagement hésitant , par Élodie Brun.
Le Kurdistan irakien : vers le premier État kurde ? par Gilles Chenève.

GÉOÉCONOMIE : Les enjeux de la transition sanitaire au Maghreb, par Farid Chaoui et Michel Legros.

VILLES : Vitrine aveuglante des islamistes de l’AKP ? Istanbul, capitale économique de la Turquie par Jean-François Pérouse.

Commande  10,95 €

jeudi 25 octobre 2012

Géopolitique du Caucase

Diplomatie - Les grands dossiers n° 11 
Géopolitique du Caucase 
Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Tchétchénie...
Paris, Areion Group, 2012. 98 pages, 23 x 30 cm, broché.

SOMMAIRE:

ANALYSE: Le Caucase, le retour d'une région oubliée ?
ANALYSE: Contributions des islamistes turcs au renouveau islamique dans le Caucase depuis 1991.

- LE CAUCASE DU NORD - LA GÉORGIE - l'ARMÉNIE - l'AZERBAÏDJAN

Commande  10,95 €

La Chine sera, avant 2020, la première puissance économique du monde

François Godement
Que veut la Chine ?
Paris, Odile Jacob, 2012. 288 pages, 14,5 x 22 cm, broché.

La Chine sera, avant 2020, la première puissance économique du monde. Va-t-elle en prendre la direction politique ? Oscillant entre un nationalisme arrogant et une étonnante discrétion dans le concert des nations, elle émet des signaux contradictoires pour l’opinion internationale. Machiavélisme de ses dirigeants ? Crainte de réveiller le fantôme des années Mao ? Ou, plus prosaïquement, absence de vision d’une élite avant tout préoccupée par ses problèmes ? Les dirigeants chinois sont moins unifiés qu’on ne l’a cru ; ils sont inquiets de leur légitimité et du fossé grandissant avec la population. 

Nourri des voyages de François Godement en Chine et de sa connaissance intime de son histoire, ce livre en décrypte les différentes facettes : des dessous de l’affaire Bo Xilai aux soubresauts qui agitent le Parti communiste chinois, des succès éclatants d’une économie hybride à l’aggravation non moins inquiétante des inégalités sociales, se dessine le portrait d’une Chine convulsive, inquiète et qui n’a pas achevé sa mue. Chacun perçoit que l’immobilisme politique est confronté à des attentes grandissantes de la société chinoise, individualiste et curieuse. 

Ce livre le montre : si le monde attend la Chine, celle-ci pourrait encore bien le surprendre… 

François Godement est historien, professeur des universités à Sciences Po et a fondé en 2005 Asia Centre, association de recherche indépendante. Il dirige également le programme Chine de l’European Council on Foreign Relations, un influent think tank européen, et est membre associé du Carnegie Endowment for International Peace.

Commande 22,90 € > 21,76 €

mercredi 24 octobre 2012

Je veux mettre en garde les paysans du monde...

André Neveu
Agriculture mondiale, un désastre annoncé
Paris, Autrement, 2012. 208 pages, 15 x 23 cm, broché.

« Je veux mettre en garde les paysans du monde, les gouvernements et les consommateurs contre l’offensive du système capitaliste financier international qui insidieusement s’empare des meilleures terres et élimine les moins compétitifs, c’est-à-dire l’immense majorité des petits et moyens agriculteurs. Une riposte s’impose. Elle doit être rapide et vigoureuse car le temps est compté. » 
Après les industries agroalimentaires te la grande distribution, le système capitaliste mondial investit aujourd’hui la terre agricole. Les très grandes entreprises de production agricole (20 ou 30 000 hectares minimum) se multiplient dans des pays comme le Brésil, l’Argentine, la Chine ou la Russie. Les fonds de pensions acquièrent de nouvelles terres et aujourd’hui, le processus s’accélère, menaçant les exploitations européennes, même les plus importantes. André Neveu émaille son tableau de l’agriculture mondiale d’un grand nombre d’exemples concrets, comme l’industriel français Charles Beigbeder, installé en Ukraine depuis 2007, aujourd’hui à la tête de 6 fermes couvrant 50 000 hectares appelés à doubler rapidement. Ce mouvement irréversible d’acquisition des terres, conséquence tragique de la mondialisation menace les agriculteurs des pays en développement d’Afrique ou d’Asie où des millions d’hommes et de femmes risquent d’être chassées de leurs terres ancestrales. Aucune région du monde n’est épargnée : le berceau américain, le Brésil et l’Argentine, l’Europe occidentale, l’Ukraine et la Russie, l’Afrique, l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Sud-est asiatique et la Chine… Que vont-ils devenir ? Ce cri d’alarme nous alerte sur les dangers de la logique capitaliste en marche.

André Neveu est ingénieur agronome et en sciences économiques. Après avoir travaillé en Afrique, il a été directeur du secteur agricole à la Caisse nationale de Crédit agricole. Membre de l'Académie d'agriculture, auteur de plusieurs ouvrages sur l'agriculture, il anime divers groupes de réflexion sur ce sujet qui lui tient à coeur.

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Paysages en migrations

Les Carnets du paysage n° 23 
Paysages en migrations
Paris, Actes Sud, 2012. 240 pages, 21 x 24 cm, broché.

Jamais il n’y a eu autant de populations en déplacement sur la planète. Jamais, en même temps, on y a construit autant de murs et de frontières diverses. Quelles sont les conséquences de ces phénomènes, typiques de la mondialisation contemporaine, sur les paysages ? Ces déplacements de population, volontaires ou contraints, contribuent-ils à l’apparition de nouveaux paysages ? Telles sont les questions qui sont au cœur de ce numéro des Carnets du paysage. 

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